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Trios avec piano : Schubert ou le pas que beau Franz

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Franz Schubert (1797-1828) : Trios pour piano, violon et violoncelle op. 99 D. 898 et op. 100 D. 929 ; Sonatensatz D. 28 ; Adagio op. posthume 148 D. 897. Haydn Trio Eisenstadt : Harald Kosik, piano ; Verena Stourzh, violon ; Hannes Gradwohl, violoncelle. 2 SACD Capriccio 71 102. Enregistré en 2006 en Autriche à Eisenstadt, au château Esterházy, salle Haydn. Notice trilingue (allemand, anglais et français). Durées : 52’51’’et 47’15’’.

 

Si, au sein du premier «groupe des trois» viennois (Haydn, Mozart et Beethoven), la production de trios avec piano a été bien conséquente, en ce qui concerne celle de , leur cadet, nous devons malheureusement nous contenter d’assez peu de choses : deux (pas plus, hélas !) monumentaux Trios qui sont des sommets du genre, ainsi que deux mouvements isolés que sont la Sonatensatz et l’Adagio. Une telle intégrale qui tient sur deux disques seulement est facile à réaliser et a donc été maintes et maintes fois enregistrée, avec le même programme et par des artistes désormais entrés dans la légende. La concurrence est de ce fait très rude dans ce domaine, car quiconque s’y lance se frotte forcément à du très haut de gamme.

Mais notre trio autrichien composé de jeunes musiciens jouant ensemble depuis maintenant une quinzaine d’années ne s’est pas laissé impressionner. Il faut dire qu’ils ont à leur actif une bonne quantité d’enregistrements parmi lesquels on trouve bien évidemment les trios avec piano de Haydn ou de Mozart, mais aussi des œuvres de musique contemporaine puisque c’est également une de leurs spécialités. Ils jouent de tout, et bien, ces jeunes gens.

Les amateurs de Barry Lindon iront peut-être directement écouter l’Andante con moto du Trio en mi bémol et ne seront pas déçus : c’est joué avec finesse, sans lourdeur comme d’ailleurs toutes les autres pièces. Si le pianiste est parfait, les cordes le sont également : nous avons tous en mémoire des vibratos excessifs et des démanchés dégoulinants de versions passées, ce que ne produisent pas nos musiciens, loin s’en faut. Plus loin, le canon du Scherzando est très clair et joliment fait et le reste est à l’avenant, dynamique quand il le faut et plus mélancolique quand c’est nécessaire. Pour conclure, cet album de Schubert est très recommandable et son écoute est à conseiller même si vous possédez déjà Casals, Beaux-Arts, Amadeus, Wanderer…

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Franz Schubert (1797-1828) : Trios pour piano, violon et violoncelle op. 99 D. 898 et op. 100 D. 929 ; Sonatensatz D. 28 ; Adagio op. posthume 148 D. 897. Haydn Trio Eisenstadt : Harald Kosik, piano ; Verena Stourzh, violon ; Hannes Gradwohl, violoncelle. 2 SACD Capriccio 71 102. Enregistré en 2006 en Autriche à Eisenstadt, au château Esterházy, salle Haydn. Notice trilingue (allemand, anglais et français). Durées : 52’51’’et 47’15’’.

 
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