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Commentaires élogieux pour Suite élégiaque

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Raphaël Imbert (né en 1974) : Suite élégiaque ; Zim Ngqawana (né en 1959) : Migrant Workers. Raphaël Imbert, saxophones, direction ; Yaron Herman, piano ; Zim Ngqawana, saxophones, flûtes ; Stephan Caracci, vibraphone ; Simon Tailleu, contrebasse ; Cedrick Bec, batterie. 1 CD Zig-Zag Territoires ZZT 061103. Enregistré à Pompignan du 23 au 25 juillet 2006. Notice bilingue (français-anglais). Durée : 57’35’’.

 

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Le Newtopia Project défend cette idée féconde que la musique inspire un dialogue privilégié entre les cultures et les individus. , le maître d’œuvre, revendique : « Le Newtopia Project est le fruit d’une réflexion musicale, qui met en valeur un jeu collectif ancré dans les racines les plus profondes de nos différentes cultures et pourtant au service d’une créativité radicalement actuelle ».

Le Newtopia Project est une formation issue du Newtopia Quintet où l’instigateur (saxophoniste et compositeur) commençait déjà d’exposer une certaine « utopie » musicale en associant à la jeune scène marseillaise (issue de la classe de jazz du CNR de Marseille, la plus ancienne d’Europe), le pianiste israélien Yaron Herman. Avec son élément central « Suite élégiaque », la dernière composition de , pour l’année 2006, le Newtopia Project s’annonçait prometteur d’échanges créatifs et de métissage culturel autour de la nouvelle collaboration avec le grand saxophoniste sud-africain . L’œuvre annoncée – et attendue ! –, donnée à partir de juillet 2006 (et le 25 novembre à Paris), devint aussitôt un album sous le label pertinent Zig-Zig Territoires.

Suite élégiaque, composée à partir de l’épreuve d’un deuil et proposant de rendre hommage aux « êtres proches trop tôt disparus », est une composition faisant la part belle au saxophone. Composition où se côtoient des mouvements très mélodiques, emprunts d’une recherche d’un lyrisme « actuel » et des montées en puissance, comme autant d’expressions libres de la musique improvisée avec cinq solos instrumentaux. Le dernier mouvement propose un saxophone apaisé, serein, semblant admettre le mouvement éternel des choses, l’apparition et la disparition des êtres. On ressent bien le « challenge de compositeur » proposé par Imbert (indication du livret) : « tenter d’énoncer musicalement l’idée d’éternité, d’infinité ».

Suite élégiaque s’impose à nous comme une œuvre aboutie et vraiment captivante qui se laisse écouter d’une traite.

Une dégustation convaincante que ce Newtopia Project là ! On en redemande.

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