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Thomas Hiltzberger : Liszt et Wagner au sommet

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Franz Liszt (1811-1886) : Am Grabe Richard Wagners S 202  ; Sonate en si mineur S 177 ; La Lugubra Gondola I & II S 200 n° 1 et n° 2  ; RW-Venezia S 201. Richard Wagner (1813-1883) : Une sonate pour l’album de Madame MW, Richard Wagner/Franz Liszt : Isoldens Liebestod S 447. Thomas Hiltzberger, piano Steingraeber de Franz Liszt. 1 CD Ambronay AMY 008 Enregistré en avril 2006. Notice trilingue en français, allemand et anglais très complète. Durée : 77’21’’

 

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Liszt et Wagner, la musicologie associe régulièrement ces deux hommes, non seulement pour leurs liens de parenté, mais surtout parce que tous deux représentent la modernité et l’innovation dans la musique de la seconde moitié du XIXe siècle, le premier dans la musique de piano, le second à l’opéra et à l’orchestre. Ce disque a eu l’excellente idée de rapprocher les œuvres pour piano des deux compositeurs : l’hommage de Liszt à Wagner et la transcription de la Mort d’Isolde montrent l’attachement et l’estime qu’ils avaient l’un pour l’autres. Le rapprochement de la Lugubre Gondole avec la Mort d’Isolde souligne bien l’esthétique commune de Liszt et Wagner, plaçant chacun leur œuvre aux confins de la tonalité. Le choix du dernier piano de Liszt pour cet enregistrement confère une émotion particulière à l’écoute de ces œuvres. On se retrouve plongé dans l’atmosphère d’un salon ou d’une salle de concert à la fin du XIXe siècle. Saluons aussi la qualité de la notice qui présente en détail les relations et les influences entre Wagner et Liszt.

Le jeu magnifique de Thomas Hilzberger vient s’ajouter à toutes les qualités déjà énoncées. Pour les habitués des interprétations « puissantes » sur piano moderne, la Sonate en si mineur peut déconcerter au premier abord par son approche tout en délicatesse qui ne néglige pas pour autant quelques élans furieux. Toutes les œuvres sont jouées en finesse, avec une grande clarté, et une recherche constante de la transparente et du toucher. La virtuosité incontestable du pianiste, dont on ressent la modestie devant ces chefs-d’œuvre, est au service exclusif de la musique.

Il est difficile de décrire par des mots l’émotion ressentie à l’écoute de ce disque, la parole ne pouvant remplacer l’écoute. Thomas Hilzberger n’est pas un pianiste que l’on retrouve sur les couvertures des magazines, mais il est un vrai musicien et son disque vaut d’être considéré comme une référence.

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