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Prokofiev en miniature par Andrew Litton

À emporter, CD, Musique symphonique

Sergueï Prokofiev (1891-1953) : Roméo et Juliette, suites n°1 op. 64 bis, n°2 op. 64 ter et n°3 op. 101. Orchestre Philharmonique de Bergen, direction : Andrew Litton. 1 SACD Hybride Bis 1301. Notice de présentation en anglais, allemand et français. Enregistré en juin 2005 au Grieg Hall de Bergen. Durée : 74’16’’.

 

Fondé en 1765, l’ est l’une des plus anciennes phalanges mondiales. Il doit une partie de sa haute réputation à ses liens particuliers avec Edvard Grieg, directeur musical de l’ensemble de 1880 à 1882. Le célèbre compositeur fit même un don à une fondation chargée de le financer. Dirigé depuis 2005 par , l’orchestre semble prendre un nouvel essor international, alors qu’une intégrale de l’œuvre symphonique de Grieg sous la baguette d’Ole Kristian Ruud pour ce même label Bis fait l’unanimité des commentateurs.

Ce disque verse assez peu dans l’originalité avec un programme de tubes de démonstrations archi-enregistrés. Assez peu d’innovation également dans l’enregistrement de ces suites de ballets de Roméo et Juliette, puisque le chef a replacé dans l’ordre logique du ballet les différentes pièces tirées des trois suites. Après une intégrale des symphonies de Ives assez décevante (lire ici notre chronique), renoue avec un certain succès : sa direction est brillante, narrative, colorée, mais il a une fâcheuse tendance à favoriser l’approche par pièces au lieu de se lancer dans une vision qui transcende et unifie la sélection. Litton butte également sur les limites de son exercice qui manque de force dramatique. Il aurait pu comme Michael Tilson-Thomas (RCA) composer sa propre suite à travers les épisodes de ce ballet. En détail, sa direction est intéressante, mais elle manque parfois de pugnacité comme dans une Mort de Tybalt trop attentiste.

Cela étant, il ne faut pas bouder notre plaisir et on peut admirer la qualité des timbres de l’orchestre, sa précision et ses dynamiques. Comme toujours, les prises de son du label Bis sont magistrales en matière de restitution des timbres et des plans sonores. Dans une discographie archi bouchonnée autant dans le ballet intégral que dans les suites, ce disque intéressera surtout les audiophiles qui veulent faire ronronner à plein régime leurs installations hi-tech.

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