Hommage pour le centenaire de Jean Langlais

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Jean Langlais (1907-1991) : Prélude Grégorien ; Tiento ; Chant de paix ; Thème et variations ; Prélude au Kyrie ; Incantation pour un jour Saint ; Plainte, Mors et Resurrectio ; Ave Maria ; Ave Maris Stella ; Te Deum ; Méditation sur les jeux de fond ; Jésus, mon sauveur béni ; Mon âme cherche une fin paisible ; l’Annonciation ; La Nativité ; Les Rameaux. George C. Baker au grand orgue Aristide Cavaillé-Coll de la basilique Saint- Sernin de Toulouse. 1 CD Solstice SOCD 240. Code barre : 3279792402034. Enregistré en juillet 2007. Livret bilingue français/anglais. Durée totale : 71’16’’.

 

En cette année du centenaire de la naissance de , il est heureux de saluer enfin la parution d’un hommage rendu à ce musicien, ici par l’organiste , qui fût l’un de ses élèves, venu des Etats-Unis d’Amérique, et premier vainqueur du concours d’orgue de Chartres en 1974.

Solstice avait déjà publié cinq albums consacré à l’organiste de Sainte-Clotilde, dont un récital mémorable à Notre-Dame de Paris. Avec ce sixième album réalisé cette année sur le Cavaillé-Coll de Saint Sernin, et rendu à la vie par le talent de Patrice Bellet, facteur d’orgues, nous sommes en possession d’une anthologie variée et représentative de l’œuvre d’orgue de ce compositeur, contemporain de Jehan Alain et d’Olivier Messiaen. Largement inspiré par le Grégorien, tout comme son prédécesseur Charles Tournemire, Langlais puise son inspiration également dans la musique médiévale dans une harmonie caractéristique faite de quintes et de quartes.

George Baker a choisi les pièces qu’il affectionne tout particulièrement, sans doute les plus belles, choisies dans ses divers cycles, depuis le chant de paix, extatique sur les jeux ondulants du clavier de récit, jusqu’à incantation pour un jour saint, déclamée sur un « tutti » victorieux, en passant par quelques moments rares comme ce Jésus, mon sauveur béni, dédié à G. Baker lui-même, et inspiré de la culture celtique. Langlais était Breton, cela s’entend au travers de ces mélodies populaires émouvantes, et traitées simplement comme il le souhaitait.

Le choix de l’orgue de Toulouse est judicieux, l’un des préférés de Langlais. La prise de son de François Carbou est franche et directe, la musique ne s’en trouve que plus flamboyante, Baker défendant ces textes avec conviction et tendresse, pour celui qui fût son maître. Ce disque est l’un des meilleurs exemples pour s’introduire dans l’œuvre d’un compositeur qui aura marqué la musique d’orgue en France au XXe siècle.

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