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Luxembourg. Château de Bourglinster. 3-III-2008. Franz Schubert (1797-1828) : Trio n°1 en si bémol majeur op. 99, D. 898 ; Trio n°2 en mi bémol majeur op. 100, D. 929 ; Renaud Capuçon, violon ; Gautier Capuçon, violoncelle ; Frank Braley, piano.

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Le cadre enchanteur d’un château pittoresque, l’atmosphère d’une autre époque dans un grand salon au caractère médiéval, l’impression d’être les invités privés des châtelains donnaient à ce concert une ambiance particulièrement chaleureuse.

, Renaud et étaient au cœur de la salle, très proches du public, ce qui accentuait le côté intime de l’audition. Visiblement en grande complicité, les trois amis nous jouèrent un Trio n°1 tout en fraîcheur et en éclat. Les instruments résonnaient merveilleusement bien. La communication semblait parfaite. Un regard. Un sourire. Le toucher de Frank Braley fut toujours d’une grande subtilité, fluide, tout en nuance et délicatesse démontrant sa maîtrise musicale avec finesse et transmettant au piano le relief et l’équilibre attendus. donna à son instrument une sonorité remarquable tout en adresse et en justesse. Gautier Capuçon était très expressif. Son visage, ses yeux, ses sourires, sa respiration reflétaient l’émotion musicale qu’il communiquait avec passion.

L‘Allegro moderato fut joyeux, plein d’humour et de rythme. Dès le début de l’Andante, Gautier Capuçon nous entraîna avec douceur et finesse dans une musique profonde, lyrique et sensuelle. Le mouvement fut d’une grande délicatesse et de toute beauté. Ce fut un intense moment d’émotion. Un de ces moments étonnants où la musique nous enveloppe, nous transporte. Un de ces moments sublimes qui nous touchent au plus profond de nous même pour nous donner le frisson. Un de ces moments fabuleux qui semblent arrêter le temps. Le Scherzo nous ramena à la réalité avec humour. Les trois artistes étaient en parfaite harmonie dans ce ton de la plaisanterie. L’Allegro vivace fut enlevé, bien affirmé, joyeux et très rythmé. L’interprétation du Trio n°2 fut tout aussi fraiche et agréable. L’Allegro était gai, léger, enlevé, brillant. Dans l’Andante, Frank Braley et Gautier Capuçon nous transportèrent à nouveau dans l’émotion de cette musique profonde et romantique avec beaucoup de sensualité. Le piano était d’une telle douceur, d’une telle finesse, comme un voile transparent. Le son cristallin du violon de Renaud Capuçon vint combler notre enchantement. Ce fut un mouvement d’une grande tendresse et d’une étonnante sensibilité. Un mouvement qui vous met dans un état de plénitude.

Le Scherzo fut mené avec brio. C’était vif et les cordes vibraient joyeusement. On assista à un beau dialogue entre les deux frères qui s’échangeaient des sourires complices. L’Allegro fut tout aussi joyeux et rythmé. C’était dynamique et entraînant. Les trois instruments chantaient en écho touchant ou en jolie communion. Le public fut très enthousiaste et les trois musiciens donnèrent en bis la Marche Miniature Viennoise de Fritz Kreisler qu’ils jouèrent avec fougue et beaucoup d’humour.

Ce fut un concert d’une grande beauté, un de ces concerts magiques qui restera gravé dans les mémoires. Un vrai Bonheur.

Crédit photographique : © DR

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Luxembourg. Château de Bourglinster. 3-III-2008. Franz Schubert (1797-1828) : Trio n°1 en si bémol majeur op. 99, D. 898 ; Trio n°2 en mi bémol majeur op. 100, D. 929 ; Renaud Capuçon, violon ; Gautier Capuçon, violoncelle ; Frank Braley, piano.

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