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Beethoven par Ronald Brautigam : Souple et flexible

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concertos pour piano n°1 en ut majeur op.15 et n°3 en ut mineur op.37. Ronald Brautigam, piano ; Orchestre symphonique de Norrköping, direction : Andrew Parrott. 1 SACD hybride BIS Records. Code barre : 7 318599 916927. Notice de présentation en : anglais, allemand et français. Enregistré en mai 2007 à Norrköping. Durée : 67’16 »

 

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passe avec une facilité déconcertante du piano-forte au piano. Alors qu’il a entamé une intégrale des sonates de Beethoven sur piano-forte, il se lance dans la même aventure avec les concertos du Maître, mais sur un Steinway, cette fois. Ce premier volume montre la flexibilité du pianiste qui profite de son expérience sur instruments d’époque pour la transposer au piano contemporain. Il s’explique ainsi dans la notice de présentation : « après avoir joué ces concertos sur un piano-forte, on ne peut éviter d’être influencé par la sonorité différente, l’équilibre et la disposition. Une grande partie des traits, par exemple, s’entend difficilement quand ils sont joués sur des instruments d’époque, et je crois vraiment que le compositeur pensait à de la musique de chambre plutôt qu’à une lutte entre l’orchestre et le soliste ».

Dès lors cette interprétation est placée sous le signe d’un toucher léger et très articulé, avec une pédale utilisée à l’économie tandis que les contrastes dynamiques sont savamment dosés. De son côté, l’orchestre, avare de vibrato, fait fuser les notes sous la direction tout aussi scientifique d’. Le dialogue naît de la rencontre de ces deux approches mais aussi de la disposition du piano (sans couvercle), placé au milieu des cordes. Il en découle une interaction productive, et non plus frontale. Ce spectacle convient à merveille au Concerto n°1, qui sonne ici avec toute la vigueur et la lumière du printemps.

Stylistiquement, c’est parfait. On éprouve le sentiment de se trouver entre le crépuscule du classicisme et l’aube du romantisme. On poursuit avec un Concerto n°3 tout aussi élaboré, empli de tension dramatique, alors que l’équilibre piano/orchestre est encore parfait.

Ce disque est certainement le premier pas d’un long parcours discographique. Il s’avère d’un tout autre niveau que la récente et décevante version de luxe Kissin/Davis, grâce à un soliste qui a des idées et un orchestre, modeste en terme de réputation, mais qui sait s’engager.

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concertos pour piano n°1 en ut majeur op.15 et n°3 en ut mineur op.37. Ronald Brautigam, piano ; Orchestre symphonique de Norrköping, direction : Andrew Parrott. 1 SACD hybride BIS Records. Code barre : 7 318599 916927. Notice de présentation en : anglais, allemand et français. Enregistré en mai 2007 à Norrköping. Durée : 67’16 »

 
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