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Ciccolini : un rendez-vous beethovénien à ne pas manquer

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonates pour piano : n° 8 en ut mineur op. 13 « Pathétique » ; n° 14 en ut dièse mineur op. 27 n° 2 « Clair de lune » ; n° 23 en fa mineur, op. 57 « Appassionata » ; n° 29 en si bémol majeur, op. 106 « Hammerklavier » ; n° 17 en ré mineur op. 31 n° 2 « La Tempête ». Bagatelle en la mineur, « Pour Elise » (1). Aldo Ciccolini, piano. Trudelies Leonhardt, pianoforte (1). 2 CD Cascavelle VEL 3131, code barre : 7619930313116. Enregistrements de 1995, 1997 et 1999, à l’Euphonic Sound Studio Montebelluna, Bongiovanni, Italie. DDD. Notice bilingue (français-anglais). Durée : 62’10 + 70’29.

 

Réjouissons-nous de retrouver cinq des plus fameuses sonates pour piano de sous les doigts inspirés d’. Les enregistrements datent d’une bonne dizaine d’années, époque à laquelle le septuagénaire fringant et sympathique, (comme il l’est toujours), déployait un toucher précis, engagé, viril, générateur d’une profonde poésie, d’une ardeur et d’une robustesse époustouflantes. Voici donc une parfaite occasion d’apprécier l’art d’un authentique maître au parcours exceptionnel. Après ses études à Naples (piano et composition), il y débute dans le Concerto n°2 en fa mineur de Chopin et enseigne au conservatoire de la capitale de la Campanie. Sa réussite au concours Long-Thibaud en 1949 décide de sa destinée. Il s’installe à Paris, débute à New York (avec Dimitri Mitropoulos) et s’impose rapidement comme un ardent défenseur de la musique française (Debussy, Ravel, Alkan, Satie, Séverac, Chabrier, Massenet, Saint-Saëns…).

Sa carrière est bornée d’enregistrements qui font date de même qu’un soutien sans réserve à la musique de Liszt (Harmonies poétiques et religieuses). Naturalisé français en 1969, professeur au Conservatoire de Paris (1971-1989), animateur de masterclass, il se produit dans le monde entier, propulsé par un enthousiasme quasi juvénile. En 1992 il enregistre les intégrales Debussy et Beethoven. Il réussit magistralement à en restituer toutes les finesses et les potentialités infinies. Ses gravures consacrées à Schubert, Chopin, Grieg et Janáček ont reçu d’élogieuses critiques.

Ses Beethoven garantissent la restitution juste, loyale et émérite d’une musique éternelle. L’Allegro assai de l’Appassionata, comme le Largo-Allegro de la Tempête, deux exemples représentatifs, reçoivent l’allant et la dynamique nécessaires. Les mouvements lents de ces sonates «à titre» dévoilent l’aspect méditatif et déjà romantique du compositeur. , par ses choix interprétatifs, nous offre un décryptage inoubliable. Quand on vit une telle rencontre, on s’y tient.

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonates pour piano : n° 8 en ut mineur op. 13 « Pathétique » ; n° 14 en ut dièse mineur op. 27 n° 2 « Clair de lune » ; n° 23 en fa mineur, op. 57 « Appassionata » ; n° 29 en si bémol majeur, op. 106 « Hammerklavier » ; n° 17 en ré mineur op. 31 n° 2 « La Tempête ». Bagatelle en la mineur, « Pour Elise » (1). Aldo Ciccolini, piano. Trudelies Leonhardt, pianoforte (1). 2 CD Cascavelle VEL 3131, code barre : 7619930313116. Enregistrements de 1995, 1997 et 1999, à l’Euphonic Sound Studio Montebelluna, Bongiovanni, Italie. DDD. Notice bilingue (français-anglais). Durée : 62’10 + 70’29.

 
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