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Mariage du jazz et du tzigane

Concerts, La Scène, Spectacles divers

Paris. Théâtre du Trianon. Du 26-V-009 au 28-V-2009. Emy Dragoi, accordéoniste ; Marius Apostol, violoniste ; Costel Nitescu, violoniste. Œuvres diverses Tziganes & Jazz. Invités : Richard Galliano, accordéon ; Biréli Lagrene, guitare ; Juan Jose Mosalini, bandonéon ; Jean-Philippe Viret, contrebasse ; Costy Lakatos, cymbalum ; Nicole Croisille, chant ; David Reinhardt, guitare ; Andreas Oberg, guitare ; Marian Petrescu, piano ; Luis Augusto, batterie ; Marc Michel Le Bevillon, basse ; Anne Ducros, chant ; Stochelo Rosenberg, guitare solo ; Giani Lincan, cymbalum ; Adrien Moignard, guitare ; Yoann Serra, batterie ; Mathieu Chatelain, contrebasse ; Antoine Hervier, piano.

Festival Roumain Tzig’n’Jazz

La deuxième édition du «Festival Roumain Tzig’n’Jazz» s’est tenue du 26 au 28 mai dernier au Théâtre du Trianon à Paris, rendez-vous pour tous les amoureux du jazz et de la musique tzigane. Organisé par Alin Predoi, jeune pianiste français d’origine roumaine, en partenariat avec l’Institut Culturel Roumain de Paris, ce festival se donne pour ambition de marier la musique traditionnelle tzigane et le jazz.

Forte du succès de son lancement en 2008, où 2500 spectateurs ont acclamé Florin Niculescu, Didier Lockwood, Thomas Dutronc, Sansévérino, Angelo Debarre…, la scène du festival Tzig’n’Jazz a été une nouvelle fois le lieu de rencontre entre ces deux univers musicaux, mêlant sensibilité et swing dans un spectacle envoûtant et plein d’émotion. Bercés par la musique tzigane, véritables virtuoses roumains du violon ou de l’accordéon, Costel Nitescu, Marius Apostol et Emy Dragoi en sont aujourd’hui les ambassadeurs sur la scène internationale.

Le festival Tzig’n’jazz est pour eux l’occasion d’inviter sur scène des artistes prestigieux, rencontrés lors de concerts et festivals, avec les lesquels ils partagent la même passion du swing et de l’improvisation. Chaque musicien s’ouvre à l’influence de l’autre et accepte de se confronter à des sensibilités différentes pour faire tomber les barrières entre les genres.

Cette année, la scène du festival a été de nouveau une fête musicale nourrie de rencontres entre des virtuoses tziganes et des figures emblématiques du jazz. Citons donc pour cette deuxième édition : Emy Dragoi, jeune artiste roumain, influencé par la musique tzigane, le jazz et Piazzola. Il est l’un des plus prometteurs accordéonistes de sa génération dont le jeu, fondé sur les émotions et l’improvisation, a attiré l’attention des plus grands. Il a choisi de partager un moment d’émotion mi-jazz mi-tzigane avec des figures majeures du jazz français telles que et Bireli Lagrene… Son invité surprise, Juan Jose Mosalini au bandonéon, est venu ponctuer de notes tango cette soirée endiablée.

Marius Apostol, violoniste roumain bien connu dans le monde de la musique tzigane et du jazz, s’est illustré notamment aux côtés des Urs Karpartz, Angélo Debarre, Sansévérino, Christian Escoudé…. Il nous emmène à cette occasion dans les profondeurs de son âme tzigane et nous offre une touche de chanson française aux accents jazzy avec la sublime Nicole Croisille, un soupçon de jazz manouche avec l’héritier du grand Django, David Reinhardt, et un moment de jazz pur avec Andreas Oberg à la guitare et le brillant Marian Petrescu au piano.

Pour couronner ce festival, Costel Nitescu, fantastique virtuose roumain, apparaît incontestablement comme l’un des violonistes les plus doués de sa génération. Il excelle aussi bien dans la musique tzigane que dans le jazz, s’étant illustré sur les plus prestigieuses scènes telles que «jazz à Vienne», «jazz à Marciac»… aux côtés d’artistes reconnus comme Didier Lockwood, Biréli Lagrène, Thomas Dutronc… C’est dans un univers magique qu’il nous entraîne en nous offrant la présence d’Anne Ducros, la grande voix du jazz français associée à Stochelo Rosenberg, guitariste de génie du jazz manouche. Il nous fait découvrir Giani Lincan au cymbalum, surprenant instrument traditionnel tzigane aux sonorités jazzy.

Gageons que cette deuxième édition du «Festival Roumain Tzig’n’Jazz» aura à nouveau marqué les esprits par le plaisir qu’elle a apporté au public présent lors de ces trois soirées. Ces prodiges de l’improvisation, véritables virtuoses de la communication musicale, ont réussi à faire partager leur sensibilité en faisant tomber les barrières des genres musicaux.

Crédit photographique : photo © DR

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