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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Cantates BWV 12, 78, 150 ; Motet BWV 118. Veronika Winter, soprano ; Damien Guillon, alto ; Marcel Beekman, ténor ; Benoit Arnould, baryton ; Akadémia ; Direction : Françoise Lasserre. 1 CD Zig-Zag Territoires ZZT 090502 ; Code barre : 3760009292048 ; Enregistré du 3 au 5 décembre 2008 à l’Eglise Evangélique Allemande Paris IX ; Notice bilingue ( français, anglais) ; Durée 64’25’’

 

Toute proposition d’un enregistrement de cantates mérite l’intérêt tant le choix du programme peut être riche et varié. Avec ce nouveau CD a souhaité revenir à qu’elle a pratiqué auprès de Philippe Herreweghe et qu’elle interprète depuis plus de 20 ans.

Son choix de cantates promet une ligne bien séduisante car il s’agit de la ciaccona cette danse d’origine populaire proche de la passacaille qui parcourt la période baroque avec régularité et se retrouve dans nombre d’oeuvres de Bach. Le choix se porte sur trois cantates et un motet qui font appel à cette forme dansante et entêtante. Le parti pris rigoriste et parfois un peu raide de ne rend pas vraiment probant son choix. Le manque de souplesse dans les tempi, le manque de moelleux et de séduction des phrasés laisse sur sa faim celui qui attend de se laisser envoûter par les chaconnes si subtilement développées par Bach. La rigueur proche de l’ascèse permet une lecture précise et parfaitement construite de ces pages. Tous les plans sont lisibles, rien n’est perdu des plus subtils moments composés par Bach. Le choix des chanteurs permet une écoute attentive des mots avec des voix très claires, droites et bien différenciées. La précision des attaques, la sûreté vocale dans les parties les plus virtuoses, tout permet de dire que les solistes ont été choisis avec le plus grand soin. Pourquoi alors les brider ainsi? Pourquoi, alors que tous les instrumentistes sont excellents ne pas leur accorder un peu plus de liberté pour danser? Les chaconnes sont bien là mais sans l‘esprit de la danse qu’elles contiennent. Bach est ainsi sérieux, sans ferveur et sans fantaisie comme si les interprètes qui ont tout pour le rendre irrésistible et vivant, s’inclinaient devant son génie intouchable.

C’est oublier que Bach est aussi un musicien humaniste qui réclame l’engagement et autorise la danse et le théâtre dans ses cantates, surtout celles parcourues par la ciaccona, danse qui vient de la torride péninsule ibérique.

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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Cantates BWV 12, 78, 150 ; Motet BWV 118. Veronika Winter, soprano ; Damien Guillon, alto ; Marcel Beekman, ténor ; Benoit Arnould, baryton ; Akadémia ; Direction : Françoise Lasserre. 1 CD Zig-Zag Territoires ZZT 090502 ; Code barre : 3760009292048 ; Enregistré du 3 au 5 décembre 2008 à l’Eglise Evangélique Allemande Paris IX ; Notice bilingue ( français, anglais) ; Durée 64’25’’

 
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