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Mendelssohn inconnu par Chailly

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Felix Mendelssohn (1809-1847) : Symphonie n°3 en la mineur « Ecossaise » op. 56 (version londonienne, édition de Thomas Schmidt-Beste) ; Concerto pour piano et orchestre n°3 en mi mineur (reconstitution de Marcello Bufalini) ; Les Hébrides, ouverture op. 26 (version dite « romaine »). Roberto Prosseda, piano ; Gewandhaus Orchester Leipzig, direction : Riccardo Chailly. 1 CD Decca. Référence et code barre : 0 28947 81525. Enregistré en 2006 et 2008. Notice de présentation en : anglais, allemand et français. Durée : 69’00

 

Si les célébrations des deux cents ans de la naissance de Mendelssohn n’ont pas donné lieu à une débauche de parutions discographiques, Decca a la bonne idée de publier un disque qui complète notre connaissance des partitions symphoniques du compositeur. Très exigeant avec sa production, Mendelssohn a laissé de nombreuses pièces à l’état de fragments et multiplié les versions de ses œuvres ; c’est donc pour les musicologues, un terrain d’investigation privilégié ! L’imposante édition complète des œuvres de Mendelssohn (Leipziger Ausgabe der Werke von Bartholdy) publie l’intégrale des fragments et œuvres non publiées.

Inspirée d’un voyage en Ecosse à l’été 1829, la Symphonie n°3 « Ecossaise » connut plusieurs révisions. Le musicologue Thomas Scmidt-Beste est parvenu à rétablir la première version de la partition qui fut créée à la Philharmonic Society de Londres, en juin 1842. Comparée à la version finale, cette édition contient trente-neuf mesures de plus alors que quarante-neuf autres sont orchestrées différemment. En complément, ajoute une lecture des esquisses des seize premières mesures de la pièce réunies par Christian Voss. Composée également suite à un voyage dans l’archipel des Hébrides (au large de l’Ecosse), en 1829, l’ouverture Les Hébrides ou La Grotte de Fingal fut créée, au piano, par le compositeur devant ses collègues compositeurs dont Berlioz lors d’un séjour à Rome en 1831. Malgré l’existence de trois copies du matériel d’orchestre, le compositeur en interdit toute exécution. La version définitive fut donnée à Londres en 1832. Cette « version romaine » est un peu plus longue et présente des différences dans plus de la moitié des mesures. Quant au Concerto pour piano n°3, laissé inachevé, il a été reconstitué par Marcello Bufalini à la demande du pianiste .

, comme tout chef italien, est à son aise avec Mendelssohn et offre des lectures contrastées et entraînantes de ces partitions à la tête d’un orchestre légendaire qui fut celui du compositeur. Les timbres de la phalange, l’articulation mœlleuse des cordes et la poésie des vents sont au service d’une musique qui connaît ici une réalisation d’envergure.

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Felix Mendelssohn (1809-1847) : Symphonie n°3 en la mineur « Ecossaise » op. 56 (version londonienne, édition de Thomas Schmidt-Beste) ; Concerto pour piano et orchestre n°3 en mi mineur (reconstitution de Marcello Bufalini) ; Les Hébrides, ouverture op. 26 (version dite « romaine »). Roberto Prosseda, piano ; Gewandhaus Orchester Leipzig, direction : Riccardo Chailly. 1 CD Decca. Référence et code barre : 0 28947 81525. Enregistré en 2006 et 2008. Notice de présentation en : anglais, allemand et français. Durée : 69’00

 
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