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Claude Debussy (1862-1918) : Sonate pour flûte, alto et harpe ; Six épigraphes antiques (transcription de Fabrice Pierre pour flûte, alto et deux harpes) ; Alain Louvier (né en 1945) : Envols d’Ecailles. Patrick Gallois, flûte ; Pierre-Henri Xuereb, alto ; Francis Pierre, Fabrice Pierre, harpe. 1 CD Saphir LVC 001104 ; code barre 3 760028 691044 ; enregistré à l’Eglise Saint Pierre, Paris, en octobre 1988. Notice de présentation bilingue (français et anglais). Durée totale : 57’.

 

L’association de la flûte, de l’alto et de la harpe reste bien rare dans l’histoire de la musique. À part la célèbre Sonate de que nous entendons dans ce disque, on peut citer par exemple la Petite Suite (1941) d’André Jolivet (1905-1974) ou une œuvre de Toru Takemitsu (1930-1996), And I knew twas Wind (1992). Le compositeur , auteur des Envols d’Ecailles (1986) écrit pour la même formation, affirme dans le livret que le trio lui a «inspiré des visions furtives, rapides, fulgurantes entrecoupées de plages d’attente tour à tour rêveuses ou inquiètes, traduites […] par des changements incessants et imprévisibles de métrique et de dynamique». Les trois pièces de 7 à 9 minutes décrivant des envols de papillons, sont sous-titrées : Envols légers d’un jour de juin, Envols furtifs d’une nuit d’été et Envols crépusculaires. Leurs danses s’expriment à l’aide de diverses techniques de chaque instrument, classiques et modernes, par des rythmes variés et des tempos changeants. On peut imaginer que l’interprétation de ces morceaux a dû être excitante pour les musiciens, tant la matière sonore est riche, comme nous le transmet d’ailleurs l’enregistrement.

Les Six épigraphes antiques de Debussy, composées pour piano à quatre mains en 1914, ont été transcrites par pour flûte, alto et deux harpes. L’arrangement est très réussi, renouant avec la pièce d’origine de ces Six épigraphes, la Musique de scène pour les Chansons de Bilitis, pour récitante, deux flûtes, deux harpes et célesta (1901). La prestation du flûtiste est remarquable, à la fois souple et ferme. Les harpes, bien que discrètes, tiennent bien leur place et confèrent un bon équilibre à l’interprétation.

Dans l’ensemble de cet enregistrement, le son de la harpe est mis en avant et accentue la légèreté de chaque morceau. En revanche, celui de l’alto est assez sec, jusqu’à s’effacer derrière les deux autres instruments. On aurait aimé entendre le côté «charnel» de la corde qui aurait davantage enrichi la sonorité générale.

Sur tout le disque règne une atmosphère aérienne, rêveuse, intime et surnaturelle. Une belle réédition qui sera à juste titre appréciée de tous les amoureux de ces trois instruments, mais aussi de musique française.

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Claude Debussy (1862-1918) : Sonate pour flûte, alto et harpe ; Six épigraphes antiques (transcription de Fabrice Pierre pour flûte, alto et deux harpes) ; Alain Louvier (né en 1945) : Envols d’Ecailles. Patrick Gallois, flûte ; Pierre-Henri Xuereb, alto ; Francis Pierre, Fabrice Pierre, harpe. 1 CD Saphir LVC 001104 ; code barre 3 760028 691044 ; enregistré à l’Eglise Saint Pierre, Paris, en octobre 1988. Notice de présentation bilingue (français et anglais). Durée totale : 57’.

 
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