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Pierre Lacotte, la passion de la danse

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Pierre Lacotte retrace pour ResMusica les étapes de son parcours de danseur et de chorégraphe. Rencontre avec l’un des derniers monstres sacrés de la danse classique en France.

 

ResMusica : Pourriez-vous évoquer pour nous votre enfance ?
: J’étais un enfant chétif, maladif et sujet aux broncho-pneumonies. Je suis resté alité pendant longtemps. On m’emmenait régulièrement à la mer et à la montagne afin de hâter ma guérison. Ma seule distraction consistait à écouter des disques de musique classique : Chopin, Mozart ou encore Beethoven me permettaient d’oublier tout ce dont j’étais privé du fait de mon état de santé. La musique me permettait de m’évader ; je lui donnais vie et la considérais comme la meilleure des compagnes. Aujourd’hui encore, elle est restée une passion. Puis un jour, j’ai voulu exprimer cette musique en dansant. Cependant, aux yeux de mes proches, il était hors de question qu’il y ait un danseur dans la famille. J’étais tenace, mais me heurtais continuellement à leur refus. J’en venais à considérer cette envie comme anormale ou honteuse. Un jour, j’ai vu dans un magazine de mode des photos d’enfants qui dansaient. La couturière de ma mère m’a alors expliqué qu’il s’agissait de petits rats de l’Opéra de Paris. Je fus intrigué : j’habitais en banlieue, dans les Yvelines, et l’Opéra m’apparaissait comme un sanctuaire mystérieux. Le jour de mon anniversaire, on me demanda, comme il était coutume chaque année, ce que je désirai comme cadeau. Mon seul souhait était d’assister à un spectacle de danse à l’Opéra ; or, je pensais que mes parents refuseraient et n’osais donc pas formuler ma requête. Ma bonne fut intriguée par ce silence et m’en demanda la raison. Elle fit part de mon envie à mes parents, lesquels avaient des amis qui possédaient une loge à l’Opéra. Ils réfléchirent et pensèrent que je m’endormirais rapidement pendant la représentation, et que ce caprice disparaîtrait donc aussi vite qu’il était venu. On me fit un petit costume en velours noir pour l’occasion. Ma mère, parée en robe du soir, m’apparut telle une fée. En voiture, j’ai découvert pour la première fois la capitale illuminée de nuit. J’ai trouvé le Théâtre fantastique. Tout apparut absolument irrésistible pour mon regard d’enfant. J’ai entendu un orchestre réellement jouer pour la première fois : j’étais au paradis. Le rideau s’est levé et j’ai eu un véritable choc en regardant les Suites de Danses de Clustine, sur des musiques de Chopin, interprétées par Serge Lifar et Suzanne Lorcia. Des petits rats apparurent : il me paraissait incroyable que des enfants puissent se mouvoir ainsi sur scène avec des adultes. Pendant l’entracte, mes parents me proposèrent d’aller visiter le Foyer. Pensant que c’était une attrape pour me faire quitter le Théâtre, je restai agrippé à la loge ! Le ballet Giselle, interprété par Lifar et Darsonval, fut donné durant la deuxième partie. Le second acte me subjugua et la scène de la folie me fit verser des larmes. De retour à la maison, je ne pus trouver le sommeil, tant j’étais envahi par toutes ces visions merveilleuses. Je n’avais plus qu’une obsession, laquelle prit une envergure démentielle dans mon esprit d’enfant : danser et retourner à l’Opéra. Un docteur permit que cette passion prenne forme : il expliqua à mes parents qu’une activité physique me serait salutaire. C’est ainsi que commença ma vocation de danseur…

RM : Parlez-nous de votre apprentissage de la danse…
PL : Mon premier professeur fut Gustave Ricaux. Ce professeur de l’Opéra donnait tous les soirs des cours dans son studio situé à Pigalle. Des danseurs renommés se rendaient à ses classes : on pouvait y croiser Roland Petit, Jean Babilée, ou Roger Fenongeoir. Effrayé et intimidé, j’essayais vainement de suivre le cours. La femme de Ricaux me prit à part et m’inculqua les rudiments essentiels. Le soir, je recommençai les exercices à la maison. Je retournais régulièrement à ces classes. Puis tout s’articula pour que j’entre à l’Ecole de Danse de l’Opéra. Mon père, ingénieur à la Direction de Peugeot, était furieux à cette idée. Mon frère aîné était un enfant docile et discipliné ; j’apparaissais comme le vilain petit canard de la famille, le «rebelle». J’ai néanmoins intégré l’Ecole de Danse. J’avais pour «petite mère» la danseuse étoile Solange Schwarz. J’étais un élève dissipé qui se laissait facilement distraire. Après plusieurs réprimandes, je me suis finalement assagi et suis passé de classe en classe sans encombre. Les tournées que nous faisions avec l’Opéra autour du monde étaient merveilleuses et grisantes. Lifar me distingua en me confiant mon premier rôle à dix-sept ans, aux côtés de Claude Bessy, dans sa création Septuor. Trois ans plus tard, j’étais nommé premier danseur.

RM : D’où vous vient ce goût pour la chorégraphie ?
PL : Parallèlement à ma formation de danseur, j’ai commencé très jeune à prendre goût pour la chorégraphie. De manière générale, j’étais fasciné par tout ce qui touchait au spectacle. J’eus une révélation avec Balanchine. J’étais fasciné par les chorégraphes contemporains tels que Jerome Robbins ou Roland Petit. J’ai commencé à composer des chorégraphies dans le cadre de l’Académie Chorégraphique de l’Opéra, créée par Lifar. Maurice Lehmann, qui en était alors le Directeur, me permit de présenter mes premières chorégraphies à l’extérieur de l’Opéra. Un jour, on me proposa de monter une création sur une musique du clarinettiste Sidney Bechet : La Nuit est une sorcière. N’ayant pas obtenu l’autorisation de l’Opéra pour la présenter à Paris, elle fut enregistrée pour la télévision belge. Ce fut un succès et la pièce obtint le prix de la meilleure programmation de l’année. La presse s’en fit l’écho. Nous étions en 1954 et j’étais alors âgé de 22 ans.

RM : Vous décidez très tôt de démissionner de l’Opéra de Paris et de poursuivre votre carrière de danseur à l’extérieur. Quel était alors votre état d’esprit ? Recherchiez-vous une certaine forme de liberté ?
PL : Après ce premier succès, le Directeur du Théâtre des Champs-Élysées m’offrit une saison dans sa salle pour présenter mes œuvres. Serge Lifar refusa de m’octroyer cette liberté. L’administrateur de l’Opéra, M. Lehmann, passa outre ce refus et finit par me céder. Mais il tomba malade et l’arrangement que nous avions passé ne fut pas conclu. J’étais donc sous contrat avec deux théâtres différents, ce qui constituait une faute grave. Celle-ci fut constatée par huissier et aboutit à un procès. Je démissionnai finalement de l’Opéra et décidai de partir tenter ma chance en Amérique. J’avais déjà acquis une certaine réputation en Angleterre, et m’en prévalait auprès de l’impresario Sol Hurok. Celui-ci fut sceptique et me dit d’une part que je n’étais pas connu aux États-Unis, et d’autre part, que je n’étais pas le seul artiste à m’y ruer pour trouver du travail. Je ne me suis pourtant pas laissé décourager : j’ai vendu tout ce que je possédais et me suis acheté un aller simple pour New-York. Une fois là-bas, j’appris qu’on recherchait un danseur étoile au Metropolitan Opera, à la tête duquel se trouvait Antony Tudor. Je refusai de passer l’audition : j’estimai que j’avais passé suffisamment d’examens au cours de mon apprentissage à l’Opéra! A la place, on me proposa de suivre un cours qui permettrait de m’évaluer. Le cours était extrêmement difficile et s’est rapidement mué en challenge entre le professeur et moi. Par miracle, je réussis tous les pas qu’il m’imposait et remportai ce «duel». J’ai donc signé un contrat avec le Metroplitan Opera, où j’ai eu la chance de danser avec de grandes ballerines telles que Melissa Hayden. Je suivais également des cours de danse contemporaine avec Martha Graham. Je travaillais comme un fou, je fonçais, j’étais grisé. Et puis, un jour, je me suis bêtement blessé au pied. C’est cet accident qui entraîna mon retour en France, où je devais me faire opérer.

RM : Les premières chorégraphies que vous avez composées sont résolument modernes. Vous vous êtes ensuite tourné vers le répertoire romantique. Comment peut-on expliquer un tel tournant ?
PL : Ce tournant s’est opéré de manière naturelle, par l’intermédiaire de mon ancien professeur, Lubov Egorova. Celle-ci, déjà âgée, souhaitait transmettre sa mémoire à un jeune disciple et commença à m’apprendre tout le répertoire classique. A l’époque, je privilégiais les créations contemporaines et cela l’agaçait au plus haut point. Elle me répétait : «Pierre, je t’ai tout donné et t’ai tout appris ; je te considère comme mon fils. Je vois aujourd’hui les ballets classiques se déformer et disparaître : jure-moi de prendre en main la défense du ballet classique». Cette promesse fut le détonateur d’une nouvelle vocation qui s’offrait à moi. En effet, l’année de mon mariage avec Ghislaine Thesmar, je fus immobilisé par une hernie discale et un début de méningite. Mon épouse me dit qu’il fallait impérativement occuper mon esprit ; j’eus alors l’idée d’écrire un livre d’histoire de la danse. Au cours de mes recherches, je découvris des documents inédits sur le ballet La Sylphide et décidai de remonter intégralement ce ballet qui avait été écarté du répertoire classique. Ma Sylphide entra finalement au répertoire de l’Opéra de Paris en 1972. C’est durant une de ces représentations que Ghislaine fut nommée étoile. Ce fut également pour moi le début d’une nouvelle voie artistique : celle d’un spécialiste de la reconstruction de ballets du répertoire du XIXe siècle.

RM : Ressusciter les ballets du siècle passé n’est-il pas parfois frustrant, en ce que la marge de liberté qui vous est accordée est moindre que dans le cas d’une création ?
PL : A mes yeux, ce travail de reconstruction s’apparente à une tâche d’ordre familiale : je considère en effet les chorégraphes et les danseurs présents sur ces archives comme de lointains arrière-grands-parents. La danse permet d’établir cette filiation entre les générations. En traduisant ainsi la pensée et le travail des anciens, j’accomplis une tradition familiale gratifiante, et non pas frustrante. Ce travail sur les œuvres passées m’a en outre permis d’acquérir une reconnaissance bien plus universelle que si je m’étais cantonné à la création contemporaine.

RM : Vous êtes récemment revenu à la création avec Les Trois Mousquetaires. Etes-vous un amoureux de l’œuvre de Dumas et des romans de cape et d’épée ?
PL : L’idée de monter un ballet sur ce thème vient de Marie-Agnès Gillot. J’ai choisi une musique de Michel Legrand. Cet homme passionné, jovial, drôle et humble, a insufflé une belle énergie à ma création. Benjamin Pech a pour sa part apporté une énorme dose d’enthousiasme aux répétitions. Quant à Mathias Heymann, il a progressivement pris confiance en lui et s’est métamorphosé en un exceptionnel d’Artagnan sur scène.

RM : Vous avez travaillé avec les plus grandes compagnies du monde entier. La pratique de la danse est-elle la même en Russie, en Chine ou à Paris ?
PL : La base de la danse est partout la même : la danse classique française, née à la cour de Louis XIV, s’est progressivement diffusée partout dans le monde. Jean-Baptiste Landé, maître de ballet français, fut envoyé en Russie sous les ordres de l’Impératrice Catherine II, afin d’y introduire la danse académique. Noverre, autre maître de ballet français, partit en Allemagne pour former les allemands aux rudiments de la danse classique. Ce phénomène a abouti à une diffusion de la terminologie française partout dans le monde. Certes, le langage n’est pas resté tout à fait le même partout et certains termes différencient les écoles. Cependant, la «danse française» reste à la base de tout.

RM : Quel regard portez-vous sur la danse aujourd’hui ?
PL : La danse se porte très bien aujourd’hui et nous bénéficions du travail de chorégraphes merveilleux tels que Preljocaj, Kylian, Mats Ek, Petit, Béjart, Ashton, Mac Millan ou encore Cranko. On voit très bien que l’école classique permet d’aborder tous les rôles et que le clivage danse classique/danse moderne est ridicule. Ces deux formes de danse sont complémentaires et la seconde ne peut rien sans la première. Ceux qui ridiculisent les anciens ballets sont eux-mêmes ridicules et ne parviendront jamais à en découdre avec le classique : les chiens aboient, la caravane passe…

RM : Vos ballets nécessitent tous technicité et virtuosité. L’esthétique du geste passe-t-elle par une technique solide ? Pourriez-vous travailler avec des danseurs instinctifs qui ne posséderaient pas une technique avancée ?
PL : Pour ma part, non, hormis si on me demandait par exemple de monter une simple improvisation. A mes yeux, une danse sans aucune technique s’apparente un peu à de l’amateurisme : à chacun sa folie et à chacun son mauvais goût. Il faut cependant accepter de vivre avec son époque, sans pour autant renier le passé.

RM : Vous reconnaissez-vous des influences ?
PL : Il est impossible de dire que l’on n’est influencé par rien : on vit par rapport aux autres et par rapport à tout ce qui nous entoure. L’homme se réchauffe avec tout ce qui est artistique et se nourrit de pulsations différentes qui lui donnent de l’énergie. Le ténor allemand Jonas Kaufmann symbolise à mes yeux ce mélange de talent et de génie. Idem pour certains auteurs. De tels êtres nous influencent et nous dominent : ils nous sont une nourriture nécessaire et fantastique. J’ai la chance d’avoir consacré ma vie entière à un art, et de m’éloigner ainsi de la banalité de l’existence et de tout ce qui rabaisse l’homme au lieu de le grandir.

RM : Quelle fut votre plus belle rencontre artistique ?
PL : Il y en eut beaucoup. En premier lieu ma femme, Ghislaine, que j’ai découverte pour la première fois lors d’un examen au Conservatoire dans lequel j’officiais comme jury. Je me souviens avoir marqué en haut de ma feuille de notation : «Sera un jour danseuse étoile»…Mes professeurs : Lubov Egorova, bien entendu, mais aussi Carlotta Zambelli, qui possédait un fort caractère et un grand sens de l’humour. Rudolph Noureev également : j’étais à ses côtés le jour de sa fameuse fuite à l’aéroport du Bourget. Il m’avait fait part de sa volonté de ne pas retourner en Russie et m’avait demandé de le «sauver». J’ai monté pour lui Marco Spada à l’Opéra de Rome. Sidney Bechet, un être extraordinaire qui était d’une superstition folle et qui était aussi incroyablement tête-en-l’air. Charles Aznavour, d’un tempérament si inquiet, et avec qui j’éprouvais beaucoup de plaisir à travailler. Duke Ellington, qui n’avait peur de rien et qui s’apparentait à un adorable grand enfant : il aimait commander des saladiers entiers de boules de glace, qu’il nous proposait ensuite de déguster avec lui. Edith Piaf également, personnalité aussi touchante qu’espiègle. Et que dire de son incroyable talent ? Aux États-Unis, lorsqu’elle se mettait à chanter dans un bar, le public se taisait instantanément et l’écoutait religieusement.

RM : La diversité des interprètes choisis pour interpréter Paquita est frappante…
PL : Cette diversification est une nécessité lorsque l’on a une longue série de représentations. Il faut donner sa chance à de jeunes danseurs. Et même si j’avoue avoir parfois des idées préconçues quant à mes interprètes idéaux, j’évite d’être têtu et reste ouvert à la discussion, une souplesse qui s’avère parfois salutaire. Le fait est qu’il y a des êtres avec lesquels on peut travailler et d’autres non : si chacun crie de son côté, il règnera un profond silence au milieu de ce vacarme. J’avoue ainsi des préférences pour certains interprètes que je comprends mieux que d’autres.

RM : Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération de danseurs ?
PL : Ghislaine et moi n’avons pas eu d’enfants : tous ces jeunes danseurs sont à mes yeux comme mes propres enfants. Je suis donc très heureux de voir cette nouvelle génération évoluer. J’aime travailler avec eux et leur inculquer des choses : ces moments représentent de véritables bains de jouvence. Ils possèdent un vocabulaire différent qui leur permet de danser aussi bien du classique que du contemporain. J’ai ainsi eu le bonheur de travailler avec Elisabeth Platel, Dominique Khalfouni, Monique Loudière, Michael Denard, qui interpréta talentueusement La Sylphide aux côtés de Ghislaine, Cyril Atanassoff, Manuel Legris, Laurent Hilaire, Nicolas Le Riche… Et aujourd’hui encore, j’aime à travailler avec Marie-Agnès Gillot, Isabelle Ciaravola, Dorothée Gilbert, Mathias Heymann, Mathieu Ganio, et tant d’autres… Je considère tous ces jeunes comme ma famille et les regarde grandir avec admiration.

RM : Avez-vous en tête d’autres prochaines expériences artistiques ?
PL : J’aimerais reconstituer un ou deux ballets anciens qui ne sont pas encore inclus dans le répertoire. J’aimerais également régler de nouvelles pièces pour des artistes tels que Marie-Agnès Gillot, Dorothée Gilbert, Isabelle Ciaravola, Benjamin Pech, Mathias Heymann ou encore Mathieu Ganio. A l’étranger, j’aimerais retravailler avec Svetlana Zakharova, Evgenia Obraztsova et Leonid Sarafanov.

RM : La danse est-elle toute votre vie ? Ou bien êtes-vous parvenu à vous créer un «moi» en-dehors des salles de répétition ?
PL : J’adore voyager et je suis un réel passionné de lieux, avec une prédilection pour les régions méditerranéennes. J’éprouve par exemple un amour inconsidéré pour l’Italie. A mes yeux, Venise est vivante. Un coucher de soleil et un clair de lune sont des visions qui permettent de vivre des secondes d’éternité. J’affectionne beaucoup les animaux. L’amitié occupe également une place essentielle dans ma vie : je possède des amis un peu partout, mais ne peux malheureusement pas les voir aussi souvent que je le voudrais. Garder contact malgré la distance est merveilleux et prouve que l’amitié n’est pas qu’un sentiment éphémère.

RM : La réalisatrice Marlène Ionesco prépare actuellement un film sur vous et votre épouse : pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
PL : Marlène Ionesco nous a suivi un peu partout et nous a fait parler de choses que nous aimons. Le film revient sur ma carrière, sur ce que j’ai accompli et sur ce que j’aimerais faire. J’espère que le résultat sera simple et vrai : je n’aime pas les choses surfaites. C’est pourquoi j’ai refusé toute interview d’intervenants extérieurs. Ce film sera un regard sur notre vie de tous les jours, avec tout ce que ce quotidien comporte de moments précieux.

RM : Quelques mots pour finir…
PL : La vie est faite de mystères, de rencontres et d’émotions diverses. On doit être apte à saisir sa chance au vol, mais rien n’est jamais dû : certains êtres doués ne feront jamais carrière et d’autres, par la force du travail, parviendront aux plus hauts sommets. Le Destin aime à s’emparer de nous, et c’est à nous de savoir en tirer le meilleur parti, tout en gardant en tête les objectifs que nous nous sommes initialement fixés.

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