Charles Munch en vidéo

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Les créatures de Prométhée (Extraits), symphonie n°4 en mi bémol majeur, Op. 60 ; symphonie n°5 en ut mineur, Op. 67 ; Maurice Ravel (1875-1937) : Ma Mère l’Oye-Suite ; Claude Debussy (1862-1918) : Ibéria, La Mer ; Richard Wagner (1813-1883) : Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (extraits) ; César Franck (1822-1890) : Symphonie en ré mineur ; Gabriel Fauré (1845-1924) : Pelléas et Mélisande-Suite de Concert d’après la musique de scène, Op. 80. Boston Symphony Orchestra, direction : Charles Munch. 3 DVD ICA Classics. Référence ICAD 5016 (Beethoven), ICAD 5015 (Wagner/Franck/Fauré) et ICAD 5014 (Ravel/Debussy). Code barre : 5 060244 550162, 5060244 550155 et 5060244550148. Enregistré entre 1958 et 1961. Notice de présentation en : anglais, allemand et français. Format image : 4 : 3, Format son : LPCM Mono. DVD : Toutes zones. Durées : 82’49 (Beethoven), 70’32 (Wagner/Franck/Fauré), 86’01 Ravel/Debussy.

 

est un chef d’orchestre que l’on associe pas franchement à la vidéo. Pourtant, on peut retrouver, sous de multiples étiquettes (EMI, VAI et, CSO Resound), de plusieurs témoignages ! Il faut dire que les orchestres américains, où il était un directeur musical et un chef invité couru, bénéficiaient de programmes de captations. Ainsi, l’Orchestre de Boston vit, entre 1955 et 1979, ses concerts filmés par une chaîne télévisée publique locale.

Bien évidemment, il s’agit de captations d’archives, c’est à dire que les acheteurs doivent avoir conscience de la précarité de l’image, très pauvrement définie, et du son monophonique basique. Doublonnant avec des gravures studios pour RCA, la plupart de ces titres sont techniquement très inférieurs au légendaire son «Living Stereo» des disques. Il n’empêche, ils documentent l’art d’un chef souvent fantasque et imprévisible en concert à la tête d’un orchestre qui devait être à l’époque (tournant des années 1950/1960) l’un des meilleurs du monde. La présence de nombreux instrumentistes de l’école française dans les vents donne la couleur locale nécessaire à Fauré, Franck, Debussy, Ravel, mais avec une précision des pupitres inégalées. Il suffit de comparer avec ces bandes avec celles réalisées par le chef avec les orchestres parisiens pour observer le gouffre technique qui séparaient alors les deux rives de l’Atlantique.

Côté interprétatif, on retrouve Munch à son meilleur avec son énergie, son sens du rythme et des couleurs et sa capacité à gérer les transitions. Beethovénien fervent, Munch emporte les symphonies n°4 et n°5 au panache dans un geste inimitable mais foncièrement musical. Quant à Wagner, il explose en énergie mais sans brutalité, avec une «Danse des apprentis» et une «Entrée des Maîtres chanteurs» véritablement orgiaques.

Dans la musique française, est évidemment à son meilleur avec une beauté des textures et une poésie foncièrement enchanteresses dans Fauré et Ravel et un tonus et une joie explosive dans Franck et Debussy.

Certes, l’art de Munch est déjà bien documenté en CD et ces DVD s’adressent surtout aux collectionneurs, aux fans du chefs et aux archivistes émérites qui sauront passer sur les limites techniques de ces documents.

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