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L’orgue fantastique de la Dalbade à Toulouse

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Danse macabre op. 40. Frédéric Chopin (1810-1849) : Nocturne en mi bémol majeur op. 9 ; Marche funèbre de la sonate pour piano op. 35. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Larghetto de la symphonie n° 6 « Pastorale » op. 68. Louis-James-Alfred Lefebvre-Waily (1817-1869) : Elévation ou communion en la mineur. César Franck (1822-1890) : Fantaisie en le majeur. Charles-Marie Widor (1844-1937) : Andante de la symphonie n° 9 « Gothique » op. 70. Hector Berlioz (1803-1869) : Marche au supplice, Danse du Sabbat de la symphonie fantastique op. 14. Yves Rechsteiner à l’orgue Puget (1888) de l’église de la Dalbade à Toulouse. 1 CD Alpha 652. Code barre 3760014196522. Enregistré à Toulouse en 2010. Livret illustré de 84 pages bilingue français/anglais. Durée totale : 68’ 22’’.

 

Nous voici en présence du troisième volume de la collection « Ugab » éditée par Alpha et consacrée à l’orgue. Présenté en format 19 x 14, accompagnant le CD, un abondant livret en couleur de plus de 80 pages nous propose divers articles liés au monde musical de l’orgue symphonique français, avec par exemple un dialogue imaginaire entre Berlioz et Franck, ou encore un essai « de la dévotion au fantastique ». D’autres chapitres évoquent la dynastie des facteurs d’orgues Puget ainsi que l’orgue dela Dalbade à Toulouse, l’un de leurs plus grands chefs d’œuvre.

Le programme autour de cet orgue d’exception est passionnant : il repose essentiellement sur l’art de la transcription, pratique déjà bien en usage puisque la Marche funèbre de Chopin bénéficia d’une adaptation à l’orgue par Edouard Batiste, alors organiste à Saint- Eustache à Paris. Le terme orgue symphonique prend ici toute sa dimension, à l’écoute de la Symphonie fantastique de Berlioz ou de la Pastorale de Beethoven. Certains jeux de l’orgue imitent à merveille tel ou tel instrument de l’orchestre : la clarinette par exemple est d’une confondante similitude. L’acoustique large, aérée, et porteuse de la nef de l’église de la Dalbade est un atout majeur que la prise de son sauvegarde intégralement, à l’image de ce qui peut être entendu sur place. Le jeu subtil et l’art de registrer de au travers de ces pièces de circonstance fonctionne à merveille.

Il a lui-même transcrit remarquablement la majorité des pièces de ce récital.

Inauguré le 22 novembre 1888 par Charles-Marie Widor en personne, l’orgue de la Dalbade à Toulouse est un instrument imposant d’une cinquantaine de jeux répartis sur trois claviers et pédalier, réalisé sous la direction d’Eugène Puget, fils du père fondateur de la manufacture Théodore Puget. C’est le plus grand orgue construit par ces facteurs, pouvant rivaliser avec le fameux orgue tout proche de Saint-Sernin (). Il est intéressant encore aujourd’hui d’écouter ces deux orgues afin de saisir le niveau de qualité qu’ils proposent et les témoins incontournables qu’ils représentent pour l’orgue symphonique français. L‘orgue de la Dalbade a bénéficié récemment d’une belle restauration confiée aux facteurs Gérard Bancells et Denis Lacorre.

Ce disque propose aussi quelques œuvres originales dontla Fantaisieen la de , et une irrésistible Communion de Lefébure-Wély. Nous sommes plongés dans un univers fantastique, c’est le cas de le dire, grâce aux œuvres, mais surtout grâce à l’imagination et à l’inspiration de l’organiste, qui nous avait déjà enchanté dans des transcriptions de Rameau à Cintegabelle, sujet du volume 1 de cette collection. Souhaitons que cette collection continue à nous offrir encore de telles découvertes et de telles émotions, à l’instar de célèbres encyclopédies du passé parues chez Erato ou Harmonia Mundi, et qui nous firent tant découvrir.

 

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Danse macabre op. 40. Frédéric Chopin (1810-1849) : Nocturne en mi bémol majeur op. 9 ; Marche funèbre de la sonate pour piano op. 35. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Larghetto de la symphonie n° 6 « Pastorale » op. 68. Louis-James-Alfred Lefebvre-Waily (1817-1869) : Elévation ou communion en la mineur. César Franck (1822-1890) : Fantaisie en le majeur. Charles-Marie Widor (1844-1937) : Andante de la symphonie n° 9 « Gothique » op. 70. Hector Berlioz (1803-1869) : Marche au supplice, Danse du Sabbat de la symphonie fantastique op. 14. Yves Rechsteiner à l’orgue Puget (1888) de l’église de la Dalbade à Toulouse. 1 CD Alpha 652. Code barre 3760014196522. Enregistré à Toulouse en 2010. Livret illustré de 84 pages bilingue français/anglais. Durée totale : 68’ 22’’.

 
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