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VARSOVIE, FESTIVAL CHOPIN ET L’EUROPE : MIELDS ET GOERNER

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Varsovie. Théâtre de l’Ancienne Orangerie dans les Łazienki Royal. 19-VIII-2011. Frédéric Chopin (1810-1849) : Nocturne en ré bémol majeur op. 27 n° 2, Nocturne en fa dièse mineur op.48 n° 2, Nocturne en si majeur op. 62 n° 1, Nocturne en mi majeur op. 62 n° 2, « Le Souhait » WN 21, « Chanson lituanienne » WN 38, « Hymne du tombeau – Les Feuilles tombent » WN 49, « Le Messager » WN 30, « Il manque le nécessaire » WN 57 ; Stanisław Moniuszko (1819-1872) : « La Rose champêtre », « Chanson d’Ophélie folle », « Le Poisson rouge », « Le Chant de Naya » ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : « Abendempfindung an Laura » KV 523, « Das Veilchen » KV 476, « Erzeugt von heisser Phantasie » KV 520 ; Franz Schubert (1797-1828) : « Am Fenster » D. 878, « Schwanengesang » D. 744, « Der Leiermann » D. 911 n° 24, « Du bist die Ruh » D. 776, « Die Männer sind máchant ! » D. 866 n° 3, « Lachen und Weinen » D. 777. Dorothee Mields, soprano ; Nelson Goerner, piano historique (Erard, 1849).
Varsovie. Philharmonie Nationale. 23-VIII-2011. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sonate pour piano en mi bémol majeur KV 282 ; Robert Schumann (1810-1856) : Kreisleriana op. 16 ; Frédéric Chopin (1810-1849) : Préludes op. 28. Nelson Goerner, piano.

a déclaré à la Radio Polonaise que le festival Chopin et l’Europe est celui qu’il préfère de tous les festivals à cause de son ambiance particulière. Le pianiste argentin est venu en Pologne tous les ans depuis la création du festival en 2005 pour y jouer aussi bien sur pianos modernes que sur pianos historiques (Pleyel et Erard) et pour enregistrer des disques pour l’Institut de Varsovie.

Cette année l’artiste a donné deux récitals. Le premier eut lieu dans un petit théâtre en style classique qui avait appartenu au domaine du dernier roi de la Pologne Stanisław August Poniatowski. L’unique salle du bâtiment est constituée d’un rez-de-chaussée et de loges et ne peut recevoir que deux cents invités. est une cantatrice allemande se spécialisant dans un répertoire baroque, néanmoins le programme du concert fut rempli d’œuvres de l’âge classique et romantique. À part des quatre Nocturnes par Chopin que le pianiste joua sur un Erard de 1849, les deux solistes ont interprété des airs de , Franz Schubert, et Stanisław Moniuszko. Le subtil son de l’Erard est bien allé de pair avec la voix lisse et délicate de Mields. Il est à ajouter que Mields prononça des paroles polonaises avec un accent aimable et eut quelques insignifiants problèmes avec la phonétique du polonais, ce qui a augmenté l’humour du public. Par exemple, au lieu de dire […] un petit oiseau caressé, elle chanta un petit oiseau rôti (pol. pieszczony ptaszek vs. pieczony ptaszek). En fait, cela est une petite nuance. Bravo pour pour le travail qu’elle avait mis dans la préparation de ces textes ! Le concert se termina avec deux chants donnés pour les bis : Le Beau garçon WN 54 par Chopin et Resignation WoO 149 par Beethoven.

Le deuxième récital offrit la Sonate pour piano en mi bémol majeur KV 282 par Mozart, Kreisleriana op. 16 par Schumann et des Préludes op. 28 par Chopin. Une chose qui semble être évidente : Goerner est un artiste qui n’aime pas suivre de grands anniversaires. L’année dernière qui était l’Année Chopin, il présenta à Varsovie des compositions de Liszt et de Schumann. Cette année qui est l’Année Liszt, il joua du Chopin. De nouveau le soliste a montré qu’il est un pianiste formidable, avec de la technique et une grande imagination. Les Préludes chopiniens se caractérisaient sous ses doigts par une richesse d’idées, de même que par une légèreté et une délicatesse. Grâce à une concentration presque absolue du pianiste, on trouva aussi dans ses interprétations beaucoup de silence et de la respiration qui les rendirent encore plus précieuses. Pour finir le récital, Goerner joua deux bis : la Nocturne en ré bémol majeur op. 27 n° 2 par Chopin et la Toccata en ut majeur op. 7 par Schumann. Notons encore que Goerner prépare les Préludes pour son nouveau disque qui sera édité par l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie.

Crédit photographique:  Dorothee Mields, soprano ; , piano © Wojciech Grzędziński / NIFC.

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Varsovie. Théâtre de l’Ancienne Orangerie dans les Łazienki Royal. 19-VIII-2011. Frédéric Chopin (1810-1849) : Nocturne en ré bémol majeur op. 27 n° 2, Nocturne en fa dièse mineur op.48 n° 2, Nocturne en si majeur op. 62 n° 1, Nocturne en mi majeur op. 62 n° 2, « Le Souhait » WN 21, « Chanson lituanienne » WN 38, « Hymne du tombeau – Les Feuilles tombent » WN 49, « Le Messager » WN 30, « Il manque le nécessaire » WN 57 ; Stanisław Moniuszko (1819-1872) : « La Rose champêtre », « Chanson d’Ophélie folle », « Le Poisson rouge », « Le Chant de Naya » ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : « Abendempfindung an Laura » KV 523, « Das Veilchen » KV 476, « Erzeugt von heisser Phantasie » KV 520 ; Franz Schubert (1797-1828) : « Am Fenster » D. 878, « Schwanengesang » D. 744, « Der Leiermann » D. 911 n° 24, « Du bist die Ruh » D. 776, « Die Männer sind máchant ! » D. 866 n° 3, « Lachen und Weinen » D. 777. Dorothee Mields, soprano ; Nelson Goerner, piano historique (Erard, 1849).
Varsovie. Philharmonie Nationale. 23-VIII-2011. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sonate pour piano en mi bémol majeur KV 282 ; Robert Schumann (1810-1856) : Kreisleriana op. 16 ; Frédéric Chopin (1810-1849) : Préludes op. 28. Nelson Goerner, piano.

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