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Musique chorale de Brahms par Herreweghe

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Johannes Brahms (1833-1897) : Schicksalslied op. 54 ; Alt-Rhapsodie op. 53 ; Warum is das Licht gegeben dem Mühseligen ? op. 74-1 ; Begräbnisgesang op. 13 ; Gesang der Parzen op. 89. Ann Hallenberg, mezzo-soprano ; Collegium Vocale Gent ; Orchestre des Champs-Elysées ; Philippe Herreweghe, direction. 1 CD LPH 003. Code barre : 5400439000032. Enregistré en juillet 2011. Livret quadrilingue (français, anglais, allemand, néerlandais). Durée : 56’48.

 

vient de la musique de la Renaissance et baroque et consacre actuellement (comme son confrère John Eliot Gardiner et quelques autres), une bonne partie de son temps au répertoire du XIXe et de la première moitié du XXe siècle sur instruments d’époque. À la tête de son Orchestre des Champs-Elysées dont on fête en 2011 les vingt ans d’existence et du en effectif d’oratorio (avec des jeunes membres de l’Accademia Chigiana de Sienne), il se penche ici sur des chœurs profanes avec orchestre et un motet a cappella (Warum ist das licht gegeben, qui regarde vers la musique ancienne et baroque), essentiellement des œuvres de maturité de . Cette parution constitue le troisième disque que le chef flamand publie sous son propre label Phi, mais pas le premier qu’il consacre à Brahms (il existe un album de motets et le Requiem allemand chez Harmonia Mundi). La tonalité générale des pièces retenues, qui s’appuient sur de grands textes littéraires (Goethe, Hölderlin…), est sombre, tourmentée, tragique, l’expression de la douleur, de la mort, mais aboutissant souvent à un sentiment d’apaisement (dans la Rhapsodie pour alto et dans le motet), et même une part d’optimisme (dans le Schicksalslied). La variété du programme évite par ailleurs toute monotonie : chœur et orchestre naturellement, chœur a cappella (le motet), soliste et chœur d’hommes (la Rhapsodie), accompagnement d’instruments à vent (Begräbnisgesang).

Le chœur, composé de quarante-cinq choristes, délivre une prestation de très haut niveau : homogénéité des pupitres, expressivité, nuances. obtient de belles couleurs vocales et instrumentales, une certaine transparence, luminosité qui sied bien au répertoire abordé. Un bémol néanmoins concernant la Rhapsodie pour alto, confiée ici à une mezzo-soprano, ce qui est souvent le cas. , avec un fort vibrato, peine à émouvoir et l’on ne retrouve pas dans la direction musicale l’élan, le souffle de certaines versions passées. Sans même remonter à Kathleen Ferrier, on se tournera plutôt vers les témoignages laissés par Christa Ludwig et Otto Klemperer, Janet Baker et Adrian Boult, ou plus récemment à Jard van Nes et Herbert Blomstedt.

Les enregistrements de ce répertoire magnifique sont relativement nombreux (surtout en ce qui concerne le Schicksalslied et la Rhapsodie pour alto), mais guère de versions marquantes depuis la fin des années 1990. Ce vide relatif est à présent comblé.

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Johannes Brahms (1833-1897) : Schicksalslied op. 54 ; Alt-Rhapsodie op. 53 ; Warum is das Licht gegeben dem Mühseligen ? op. 74-1 ; Begräbnisgesang op. 13 ; Gesang der Parzen op. 89. Ann Hallenberg, mezzo-soprano ; Collegium Vocale Gent ; Orchestre des Champs-Elysées ; Philippe Herreweghe, direction. 1 CD LPH 003. Code barre : 5400439000032. Enregistré en juillet 2011. Livret quadrilingue (français, anglais, allemand, néerlandais). Durée : 56’48.

 
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