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François-Joseph Naderman (1781-1835) : Oscar à Malvina ; Louis-Emmanuel Jadin (1768-1853) : La mort de Werther ; Chanson ; François-Adrien Boieldieu (1775-1834) : Les souvenirs ; Quinze ans, Myrra ; Tant douce amie ; Sophie Gail (1775-1819) : Bolleros ; N’est-ce pas d’elle ; Georges-Joseph-Laurent Lambert (1779-1852) : La violette ; Henri Romagnesi (1781-1850) : Faut l’oublier ; Je l’aime encor ; Pierre-Jean Garat (1764-1823) : L’heure du soir ; Rose d’amour ; Joseph-Dominique-Fabry Garat (1774- ?) : Plainte à Hortense ; Henri Domnich (1767-1844) : Charmant ruisseau. Sylvie Nicéphor, soprano ; Etsuko Shoji, harpe. 1 CD Calliope. Réf : CAL1101 ; lieu et date de l’enregistrement non indiqués. Code barre : 3 760039 836007. Livret en français et en anglais. Durée totale : 57’48

 

La « romance » est un genre apparu dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. En France, elle est souvent accompagnée d’une harpe, et porte dans la plupart des cas sur des événements et sentiments amoureux. Elle y a connu son âge d’or sous le Directoire, le Consulat et l’Empire. Marie-Antoinette et Hortense de Beauharnais, pour ne citer qu’elles, aimaient en chanter dans les salons et même en composer.

Ici, les chansons sont accompagnées d’une harpe Erard de facture française datant d’autour de 1810, reproduisant l’ambiance de l’époque. Les pièces choisies sont dotées de paroles très naïves et sentimentales : « Tout mon bonheur est dans mes larmes : voudrais-tu donc me consoler ? Mes pleurs ont pour moi tant de charmes ! Un souvenir les fait couler », dit Les souvenirs de Boïeldieu ; « […] ce sein naissant et ce corps fait autour / de tout cela vous ignorez l’usage : Pauvre Myrra ! Pauvre Myrra ! » compatit une aînée dans Quinze ans Myrra, du même compositeur. Ce ton, souvent (faussement) innocent, est accentué par le doux son de la harpe, assez discret derrière la voix.

La soprano possède une très belle voix, cristalline et pure, qui se prête fort bien à ce genre de répertoire. En revanche, sa diction n’est pas toujours très claire, la couleur assombrie de certaines voyelles n’aidant pas à distinguer les paroles. En outre, le r roulé fait plutôt penser aux chansons de cabaret du début du XXe siècle. Cependant, ce disque a tous les atouts pour ravir l’amateur du répertoire de cette période.

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François-Joseph Naderman (1781-1835) : Oscar à Malvina ; Louis-Emmanuel Jadin (1768-1853) : La mort de Werther ; Chanson ; François-Adrien Boieldieu (1775-1834) : Les souvenirs ; Quinze ans, Myrra ; Tant douce amie ; Sophie Gail (1775-1819) : Bolleros ; N’est-ce pas d’elle ; Georges-Joseph-Laurent Lambert (1779-1852) : La violette ; Henri Romagnesi (1781-1850) : Faut l’oublier ; Je l’aime encor ; Pierre-Jean Garat (1764-1823) : L’heure du soir ; Rose d’amour ; Joseph-Dominique-Fabry Garat (1774- ?) : Plainte à Hortense ; Henri Domnich (1767-1844) : Charmant ruisseau. Sylvie Nicéphor, soprano ; Etsuko Shoji, harpe. 1 CD Calliope. Réf : CAL1101 ; lieu et date de l’enregistrement non indiqués. Code barre : 3 760039 836007. Livret en français et en anglais. Durée totale : 57’48

 
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