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Delius à l’Opéra de Paris !

Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Paris. Amphithéâtre Bastille. 5-XI-2012. Roger Quilter (1877-1953) : Fear no more the heat o’ the sun ; Come away, Death ; My Life’s delight. Herbert Howells (1892-1983) : King David. John Ireland (1879-1962) : Sea fever. Frederick Delius (1862-1934) : Young Venevil ; Cradle song ; Twilight fancies ; La Lune blanche ; Il pleure dans mon cœur ; Chanson d’automne. Reynaldo Hahn (1874-1947) : C’est l’heure exquise. Gabriel Fauré (1845-1924) : La Lune blanche. Claude Debussy (1862-1918) : Il pleure dans mon cœur ; L’Echelonnement des haies ; Beau soir ; La Flûte de Pan. Peter Warlock (1894-1930) : As ever I saw ; Sleep ; Pretty ring time. Richard Strauss (1864-1949) : Allerseelen ; Freundliche Vision ; All’ mein’ Gedanken ; Die Nacht ; An die Nacht ; Morgen. Lynne Dawson, soprano; Simon Wright, piano

 

So exciting! Le cent-cinquantième anniversaire de la naissance de aura fait un miracle en France : l’Opéra de Paris donne sa musique ! Certes, pas un de ses opéras, ni même un concert qui lui serait entièrement dédié, mais enfin un hommage en deux soirées, avec le 5 novembre des mélodies par , et le 10 novembre le Quatuor par les Danel.

a composé un programme en cinq mini-cycles successifs, deux autour du répertoire anglais (Quilter, Howells, Ireland puis Warlock), puis Delius, Debussy et . La soprano anglaise est la plus à l’aise dans son répertoire national, sur le plan du style et surtout les moyens vocaux requis par ces pièces d’inspiration populaire ou sacrée, qui cherchent le naturel. Les cycles Debussy et Strauss sont les plus directement convaincants sur le plan musical , car les deux compositeurs y affirment leur style avec une autorité recherchée et assumée. Reste donc Delius. Placé entre deux séries de mélodies anglaises, son style frappe par sa plus grande personnalité en comparaison de ses compatriotes, et par une réserve et un tact dont Debussy manque quand il met en musique Verlaine, et auquel le très doué et autosatisfait Strauss est étranger. La comparaison est frappante dans Il pleure dans mon coeur, chanté successivement dans sa version Delius et sa version Debussy. Ce dernier est plus séduisant, mais Delius s’approche bien davantage de la vérité du poème.

Voilà donc bien Delius, compositeur qui ne pérore pas et préfère se mettre au service du texte. Ni populaire ni impérieuse, sa musique cherche à l’expression poétique et musicale. Simple, donc loin des modes, et dès lors aussi actuelle que la poésie de Verlaine.

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