Julie Fuchs, mélodies de jeunesse

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Gustav Mahler (1860-1911) : Frühlingsmorgen ; Erinnerung ; Hans und Grete ; Serenade ; Phantasie ; Ich ging mit Lust ; Ablösung im Sommer ; Scheiden und Meiden ; Das himmlische Leben. Claude Debussy (1862-1918) : Rêverie ; Souhait ; Le Lilas ; Sérénade ; Chanson espagnole ; Les Roses ; Fête galante ; Nuit d’étoiles ; L’Archet ; Clair de lune ; Pierrot ; Regret ; Romance d’Ariel ; Apparition. Julie Fuchs, soprano. Alphonse Cemin, piano. 1 CD Aparté AP050. Code barre : 3149028025125. Enregistré en août 2012. Livret bilingue (français, anglais). Durée : 69’03.

 

Révélation classique de l’ADAMI en 2009, fait partie des chanteuses françaises les plus en vue actuellement, découverte par le grand public lorsqu’elle fut élue révélation lyrique de l’année aux Victoires de la Musique Classique 2012. Très à l’aise sur scène, dans un répertoire éclectique (allant de l’opéra à l’opérette – on vient de l’entendre à l’Opéra Comique dans Ciboulette –  et la comédie musicale), on la découvre ici, pour son premier récital solo au disque, dans un répertoire plus pointu, celui de la mélodie française et du lied post-romantique, avec ce programme d’œuvres de jeunesse de Debussy (sur des poèmes de Paul Verlaine, Théodore de Banville, Stéphane Mallarmé, Alfred de Musset…) et de Mahler. Couplage original bien qu’ils soient à peu de choses près contemporains, et un répertoire qui se focalise sur la période 1880-1892.

Parmi la centaine de mélodies laissées par Debussy, en retient quelques unes faisant partie du « recueil Vasnier » en référence à sa dédicataire, Marie-Blanche Vasnier, dont il fit la connaissance en accompagnant la classe de chant de Victorine Moreau-Sainti, et dont il devint l’amant. On trouve également « Nuit d’étoiles », une des premières œuvres éditées de Debussy, ou « L’Archet », faisant partie des quatre mélodies (1882) découvertes en 2010 (et enregistrées en première mondiale par Natalie Dessay et Philippe Cassard).

De Mahler, Julie Fuchs a sélectionné huit des Lieder und Gesänge aus der Jugendzeit, dont plusieurs tirés des premiers Wunderhorn Lieder (1888-1890), souvent enregistrés, ainsi que le célébrissime « Das himmlische Leben », qui servira de final à sa Symphonie n°4.

La jeune soprano ne choisit pas la facilité (rares sont les chanteurs français à « oser » enregistrer Mahler au disque…) mais s’en sort avec les honneurs, grâce à un timbre assez séduisant, des aigus plutôt faciles, de solides médiums, une bonne projection, technique et chose fondamentale dans ce répertoire, une bonne diction. Subtilement accompagnée par , elle rend bien l’esprit de ces différents lieder et mélodies aux accents tantôt sentimentaux, mélancoliques ou populaires.

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