Archéowagner

À emporter, CD, Musique symphonique

Richard Wagner (1813-1883) : Great Wagner Conductors. Extraits des opéras. Orchestre philharmonique de Munich, Orchestre Philharmonique de Berlin, Orchestre der Staatsoper Berlin, Staatskapelle Berlin, Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise, direction : Hans Knappertsbusch, Wilhelm Furtwängler, Victor de Sabata, Karl Elmendorff, Eugen Jochum. 1 coffret de 4 CD DGG. Référence : 479 1148. Enregistré entre 1927 et 1957. Notice de présentation en : anglais, allemande et français. Durée : 301’01’’

 

Pour fêter Wagner, DGG puise dans ses archives pour offrir un joli coffret avec les grands chefs d’orchestres wagnériens de la première moitié du XXe siècle.  Même si tous ces enregistrements sont bien connus des passionnés et édités à de nombreuses reprises, ce petit box reste une aubaine de redécouvrir les temps lointains de l’interprétation wagnérienne.

Honoré par deux disques, , reste mémorable pour ses lectures de Parsifal, suspendues dans le temps et profondément mystiques. Enregistré à l’orée des terribles années 1930, il surprend toujours par son Wagner résolument lent et particulièrement massif dans ses effets. A écouter son ouverture de Rienzi, on comprend Woody Allen quand il déclarait qu’à trop écouter Wagner, il avait envie d’envahir la Pologne… Bien évidement le chef est plus à son affaire dans des extraits de Parsifal touchés par la magie de cette baguette intense.

Changement de registre avec  et sa battue intraitable, capable de générer une puissance dramatique herculéenne comme dans cette « Marche funèbre » du Crépuscule des Dieux qui voit l’épopée se terminer en cataclysme symphonique. L’art de la direction  de Furtwängler impose une électricité à l’ouverture des Maîtres chanteurs, dansée par des apprentis enivrés.

Plus connu pour ses lectures de l’opéra italien, nous gratifie d’une interprétation magistrale du « Prélude et de la Mort d’Isolde » du Tristan. Sa direction, très latine dans sa recherche d’une fluidité narrative, parvient pourtant à des sommets d’intensité. Complètement tombé dans l’oubli Karl Elmendorff, fut pourtant un des piliers du festival de Bayreuth. Les extraits du Ring qu’il dirige sont très révélateurs d’une certaine tradition « appuyée » et sèche du drame wagnérien. Le chef semble tout miser sur des tempi assez lents, moyen de bien mettre en avant des dynamiques considérées comme des scansions du drame.   En conclusion, on fait un petit sauf dans le temps (fin des années 1950) avec des extraits de Lohengrin et de Parsifal avec un presque luthérien de retenue, du grand art de la direction.

Le travail sur les bandes est assez remarquable et il permet un confort d’audition que les précédentes éditions ne permettaient pas.

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