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L’Octuor de Schubert par le Quatuor Amaryllis

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Franz Schubert (1797-1828) : Octuor en fa majeur D803. Markus Krusche, clarinette ; Daniel Mohrmann, basson ; Christoph Ess, cor ; Alexandra Hengstebeck ; Quatuor Amaryllis : Gustav Frielinghaus et Lena Wirth, violon ; Lena Eckels, alto ; Yves Sandoz, violoncelle. 1 CD Genuin GEN 13269. Code barre : 4260036252699. Enregistré du 8 au 11 décembre 2011 à l’Aula de la Rudolf-Steiner-Schule, à Hambourg. Notice en allemand et en anglais. Durée : 62’ 04’’

 

Genuin_SchubertIl est indispensable pour l’amateur de Schubert de connaître l’Octuor, même s’il ne fait pas partie de ses chefs-d’œuvre les plus célébrés. Au moins, le compositeur n’a-t-il pas été tenté de renier cette pièce, comme Beethoven l’avait fait avec son Septuor, qui en est le modèle avoué. Mais en tant qu’œuvre caractéristique de Schubert, l’Octuor est tout indiqué. L’allégresse générale fait en effet ressortir des passages d’une troublante mélancolie, voire d’une véritable angoisse. Il faut donc pour cette pièce une grande mobilité de sentiment.

Les jeunes musiciens enregistrés ici se sont rencontrés lors du prestigieux Deutscher Musikwettbewerb de 2009 et ont fait leurs preuves depuis dans de grands orchestres germaniques. Le a aussi été remarqué lors de concours et festivals internationaux. Et en effet, le niveau technique de cette interprétation est extrêmement élevé. On y sent une aisance totale et une grande aptitude au dialogue musical. Ils réussissent fort bien les fréquents changements de direction du discours. La finesse du cor et de la clarinette aide à cette caractérisation. Il est clair que les musiciens cherchent en même temps à maintenir une certaine vivacité du propos, notamment dans l’Adagio et dans les variations de l’Andante. Parmi les points les plus réussis, on relève le phrasé des cordes dans le Menuet et le début du Finale.

Certes, les mélomanes disposent déjà de nombreux enregistrements de cet Octuor. Les plus mémorables sont sans doute la délicate lecture du Nash Ensemble (Virgin), la splendide version des solistes autour de Viktoria Mullova et Pascal Moraguès (Onyx) et le témoignage bien connu du Wiener Oktett (Decca). Néanmoins cette nouvelle interprétation peut revendiquer une place parmi les très bonnes versions de l’œuvre.

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