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Carte blanche à Stéphane Tétreault au festival Classica

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Saint-Lambert. Paroisse catholique de Saint-Lambert. Festival Classica. 30-V-2014. Stéphane Tétreault, violoncelle, Marie-Ève Scarfone, piano. Joseph Haydn (1732-1809) Divertimento pour violoncelle et piano en ré majeur (arr. Piatigorsky) ; Johannes Brahms (1833-1897) Sonate pour violoncelle et piano no. 1 en mi mineur, opus 38 ; Sergei Rachmaninov (1873-1943) Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur, opus 19. En rappel, La Méditation de Thaïs de Jules Massenet (1842-1912).

DSC_4895D’entrée de jeu, et afin de dissiper tout malentendu, si le coup d’archet de est bouleversant et nous élève sur les plus hauts sommets de l’art, est une artiste accomplie et sensible, dotée d’une forte technique pianistique. Ils forment un duo impressionnant, pianiste-virtuose et violoncelliste inspiré qui affichent une parfaite adéquation, une aisance dans l’exécution et une complicité totale sur scène.

Le choix du répertoire n’est pas banal. Si les oeuvres semblent provenir d’époques différentes, le thème central n’en demeure pas moins la recherche d’amour absolu, développé sous plusieurs facettes.

Dès les premières notes du Divertimento de Joseph Haydn, les deux musiciens donnent un aperçu de leur savoir-faire. C’est un plaisir de les voir jouer, un plaisir vite partagé par l’assistance nombreuse. Les chauds applaudissements qui font suite à la pièce de Haydn ne trompent pas. Ils sont sincères et viennent du coeur.

Mis à part le Divertimento de Haydn qui appartient à l’époque classique, de style plus léger, appelant les mouvements de danse, les deux Sonates qui font suite ne se contentent pas de la seule dextérité, voire de la vélocité de chaque soliste, elles demandent davantage, à puiser au plus profond d’eux-mêmes. De plus, se mesurer aux deux Sonates pour violoncelle et piano de Brahms et de Rachmaninov, c’est aborder un répertoire connu, deux territoires balisés, où les références abondent. Les écueils sont nombreux et ils naviguent, – tandem sur cette mer parfois déchaînée – avec la fougue des aventuriers. Le violoncelle a la part belle, se joue avec brio des difficultés et excelle dans les nuances les plus subtiles pour restituer avec raffinement une émotion réelle. Flamboyance de la Sonate pour violoncelle et piano de Brahms et sonorités onctueuses déployées dans la Sonate de Rachmaninov. Toujours le piano reste en embuscade, prêt à porter le discours plus avant.

Le Stradivarius « Comtesse de Stainlein, ex-Paganini » de 1707 fait corps avec le violoncelliste. Sur une palette de couleurs aux nuances infinies, fait chanter son instrument, – des délicates expressions de timbres à un jeu plus expressif – il sait aussi le fait rugir, dans des prises très physiques.
En rappel, la Méditation de Thaïs de Jules Massenet, page exquise, contemplative d’un lyrisme appuyé.

Crédit photographique : Stéphane Tétreault © Étienne Boucher Cazabon

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Saint-Lambert. Paroisse catholique de Saint-Lambert. Festival Classica. 30-V-2014. Stéphane Tétreault, violoncelle, Marie-Ève Scarfone, piano. Joseph Haydn (1732-1809) Divertimento pour violoncelle et piano en ré majeur (arr. Piatigorsky) ; Johannes Brahms (1833-1897) Sonate pour violoncelle et piano no. 1 en mi mineur, opus 38 ; Sergei Rachmaninov (1873-1943) Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur, opus 19. En rappel, La Méditation de Thaïs de Jules Massenet (1842-1912).

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