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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concertos pour piano n°20 en ré mineur, KV. 466 ; n°21 en ut majeur, KV. 467 ; n°22 en mi bémol majeur, KV. 482 ; n°23 en la majeur, KV. 488 ; n°24 en ut mineur, KV. 491 ; n°27 en si bémol majeur, KV. 595. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonates pour piano n°8 en ut mineur, op. 13 « Pathétique » ; n°14 en ut dièse mineur, op. 27 n°2 « Clair de lune » ; n°18 en mi bémol majeur, op. 31 n°3 ; n°21 en ut majeur, op. 53 « Waldstein » ; n°24 en fa dièse majeur, op. 78 « À Thérèse » ; n°30 en mi majeur, op. 109 ; n°32 en ut mineur, op. 111. Franz Schubert (1797-1828) : Impromptus, D. 935 n°2 en la bémol majeur et n°4 en fa mineur ; Sonate en si bémol majeur, D. 960. Robert Schumann (1810-1856) : Fantaisie en ut majeur, op. 17 ; Carnaval, op. 9 ; Kinderszenen, op. 15 ; Kreisleriana, op. 16 ; Concerto pour piano en la mineur, op. 54. Franz Liszt (1811-1886) : Concerto pour piano n°1 en mi bémol majeur, S. 124 ; Béla Bartók (1881-1945) : Concerto pour piano n°3, Sz 119. Annie Fischer, piano. Philharmonia Orchestra, direction : Sir Adrian Boult, Wolfgang Sawallisch, Otto Klemperer. New Philharmonia Orchestra, direction : Efrem Kurtz. London Symphony Orchestra, direction : Igor Markevitch. 1 coffret 8 CD Warner Classics « Icon » 2564634123. Code barre : 825646341238. Enregistré entre novembre 1955 et juin 1966 au Studios EMI n°1 et n°3, Abbey Road, Londres, et en décembre 1964 à Vienne (Kinderszenen, Kreisleriana). ADD [stéréo/mono]. Notices trilingues (anglais, allemand, français) bonnes. Durée : 57’37, 64’31, 60’19, 64’50, 67’17, 75’45, 74’39, 75’24.

 

warner_annie_fischer_3DAh !… Que n’a-t-elle donc enregistré l’intégralité des Concertos pour piano de Mozart ! Mais la rareté des sublimes gravures mozartiennes de cette merveilleuse pianiste ne les rend que plus précieuses. Née le 5 juillet 1914 à Budapest, l’enfant prodige y fit ses débuts à l’âge de 8 ans avec le Concerto pour piano n°1 en ut majeur op. 15 de Beethoven. À 12 ans, elle met à son programme deux compositeurs qu’elle portera dans son cœur toute sa vie : Mozart, avec son Concerto pour piano n°23 en la majeur K. 488, et Schumann, avec son unique Concerto pour piano en la mineur op. 54. C’est à ce moment qu’à l’Académie de Musique Franz Liszt de Budapest, elle reçoit l’enseignement de son compatriote Ernst von Dohnányi (1877-1960) envers qui elle éprouvera toujours une immense reconnaissance.

Admirée par des collègues tels que Sviatoslav Richter, Maurizio Pollini ou Tamás Vásáry, elle confia à EMI, en studio, l’essentiel de son legs discographique, le plus précieux, même si elle grava pour Hungaroton une intégrale des Sonates pour piano de Beethoven dont incidemment elle n’approuva pas totalement la publication. De ces chefs-d’œuvre beethoveniens, elle avait déjà enregistré sept des sonates les plus caractéristiques qui nous sont restituées ici, et quelle joie d’en entendre ces versions parfaitement abouties, intenses, généreuses, absolument convaincantes. Ses interprétations schumanniennes, toutes frémissantes, sont des modèles difficilement surpassables, tandis que l’on regrettera que si peu d’œuvres de Schubert aient trouvé sous ses doigts le chemin des studios d’enregistrement.

Mais ce sont les six Concertos pour piano de Mozart qui constituent la perle d’un patrimoine à chérir. Des esprits chagrins trouveront toujours l’opportunité de chicaner sur des effectifs orchestraux supposés importants, mais Mozart à son époque ne s’en plaignait pas, et chacun des grands chefs qui collaborent avec Fischer savent quand même ce qu’ils font et s’abstiennent de toute lourdeur, tout en préservant idéalement la clarté et l’équilibre entre groupes instrumentaux. Et puis n’oublions tout de même pas que les derniers concertos de Mozart, annonçant les œuvres équivalentes de Beethoven, nous le montrent viril et novateur, dans le plein épanouissement de son art, loin de l’image galante et trop aimable qu’il est de bon ton de lui attribuer. Par son jeu ardent et sensible, nous livre des interprétations d’une richesse exhaustive, d’une cohérence exceptionnelle qui fascinent.

Si c’est également le cas pour le Concerto pour piano n°3 de son compatriote avec l’excellent , premier enregistrement de la pianiste pour EMI en novembre 1955, et parfaite réussite bien avant celle de Géza Anda – Ferenc Fricsay, il faut bien reconnaître que l’association Annie Fischer – n’a pas donné les résultats escomptés, sans doute en raison de conceptions dissemblables entres les deux artistes : ni le Concerto pour piano en la mineur op. 54 de Schumann, ni surtout le Concerto pour piano n°1 en mi bémol majeur S. 124 de Liszt pour qui Klemperer ne semble pas avoir beaucoup d’affinité, ne sont vraiment convaincants, au point que dans ce dernier, soliste, orchestre et chef sont en complet décalage rythmique à la conclusion de l’œuvre… Le fait que la mise en bande magnétique de ces deux concertos ait pris plus de deux ans, de mai 1960 à août 1962 (!) explique peut-être cela.

Mais cela n’enlève en rien les qualités individuelles exceptionnelles de la grande dame du piano, ni d’ailleurs celles du grand chef hiératique, et ne doit en aucune façon nous priver des joies incomparables que nous procure le reste du programme !…

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concertos pour piano n°20 en ré mineur, KV. 466 ; n°21 en ut majeur, KV. 467 ; n°22 en mi bémol majeur, KV. 482 ; n°23 en la majeur, KV. 488 ; n°24 en ut mineur, KV. 491 ; n°27 en si bémol majeur, KV. 595. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonates pour piano n°8 en ut mineur, op. 13 « Pathétique » ; n°14 en ut dièse mineur, op. 27 n°2 « Clair de lune » ; n°18 en mi bémol majeur, op. 31 n°3 ; n°21 en ut majeur, op. 53 « Waldstein » ; n°24 en fa dièse majeur, op. 78 « À Thérèse » ; n°30 en mi majeur, op. 109 ; n°32 en ut mineur, op. 111. Franz Schubert (1797-1828) : Impromptus, D. 935 n°2 en la bémol majeur et n°4 en fa mineur ; Sonate en si bémol majeur, D. 960. Robert Schumann (1810-1856) : Fantaisie en ut majeur, op. 17 ; Carnaval, op. 9 ; Kinderszenen, op. 15 ; Kreisleriana, op. 16 ; Concerto pour piano en la mineur, op. 54. Franz Liszt (1811-1886) : Concerto pour piano n°1 en mi bémol majeur, S. 124 ; Béla Bartók (1881-1945) : Concerto pour piano n°3, Sz 119. Annie Fischer, piano. Philharmonia Orchestra, direction : Sir Adrian Boult, Wolfgang Sawallisch, Otto Klemperer. New Philharmonia Orchestra, direction : Efrem Kurtz. London Symphony Orchestra, direction : Igor Markevitch. 1 coffret 8 CD Warner Classics « Icon » 2564634123. Code barre : 825646341238. Enregistré entre novembre 1955 et juin 1966 au Studios EMI n°1 et n°3, Abbey Road, Londres, et en décembre 1964 à Vienne (Kinderszenen, Kreisleriana). ADD [stéréo/mono]. Notices trilingues (anglais, allemand, français) bonnes. Durée : 57’37, 64’31, 60’19, 64’50, 67’17, 75’45, 74’39, 75’24.

 
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