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Décès du chef d’orchestre Carlos Païta

Le chef d’orchestre d’origine argentine est mort le 19 décembre 2015 à Genève.
Né à Buenos-Aires en 1932, Il suit les cours privés du compositeur Jacob Fischer avec lequel il étudie l’harmonie, le contrepoint, la fugue, l’orchestration et la composition. C’est avec Jan Nuechoff qu’il complète ses études pianistiques. Mais il se signale dès cette époque par son caractère indépendant et ne suivra donc pas un cursus classique. En revanche sa rencontre avec le marquera profondément. En 1963, il dirige le Requiem de Verdi en commémoration de la mort de J.F. Kennedy et obtient un formidable succès. Il quitte ensuite l’Argentine pour les États-Unis où il continue l’étude de la direction d’orchestre. En 1966 il dirige l’Orchestre Symphonique de la Radio de Stuttgart et en 1968, il s’installe en Europe. Il demeurera toute sa vie en marge du circuit et du système de la musique, enregistrant des disques souvent spectaculaires et controversés notamment sous son propre label Lodia.

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  • Christian Courdy

    Un extraordinaire chef qui est resté à peu près totalement méconnu en raison de son caractère trempé qui lui a amené bien des mises à l’écart. C’est un énorme dommage que sa carrière ait été ainsi abimée, le cantonnant à des apparitions confidentielles. Il vivait depuis longtemps à Genève. Ses disques sous label Lodia sont encore en partie trouvables sur internet, je les possède tous car je le suivais depuis 40 ans, il y en a très peu. C’est en effet souvent inattendu, spectaculaire, mais pas de grand guignol, c’est simplement génial. Il existe un site internet qui lui est consacré mais il est indigent.
    Condoléances sincères à son fils Alexandre, et sa famille.

    • Martin Antoine

      Oui pour le caractère atypique de Carlos Paita et ses enregistrements souvent somptueux , pour ma part une éroica de Beethoven en vinyl qui reste une « référence » ; idem pour un disque Wagner ave le New Philharmoni et la 1ère de Mahler avec le RPO …..
      Tout n’était pas au top et j’ai le souvenir d’un requiem de Verdi massacré entre autres avec un ténor catastrophique !
      La critique française était assez tendre avec lui et m’avait permis à l’époque d’acheter ses disques qui étaient édités sous le label Decca ce qui n’était pas rien .

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