Premières d’un inconnu : Louis Thirion

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Louis Thirion (1879-1966) : trio pour piano, violon, violoncelle op. 11 ; quatuor à cordes op. 10. Laurent Wagschal, piano ; Solenne Païdassi, violon ; Sébastien van Kuijk, violoncelle ; Quatuor Stanislas : Laurent Causse, Bertrand Menut, violons ; Marie Triplet, alto ; Jean de Spengler, violoncelle. 1 CD Timpani. Enregistré Salle Poirel à Nancy en octobre 2015. Notice bilingue : français, anglais. Durée : 51’55.

 

71JOE6bQsYL__SL1000_Il semble qu’il s’agisse ici d’une double première : premier enregistrement en cd consacré à et évidemment premières versions du Trio et du Quatuor. La renommée justifiée et bien établie de ses interprètes ne permet pas de douter un instant du bien-fondé d’une telle entreprise et de sa qualité interprétative.

Le s’est d’ailleurs déjà distingué par son excellence dans la musique de chambre de Ropartz qui fut, entre autre, le maître de composition de Thirion. Quant au pianiste , son intérêt pour la musique française du début du vingtième siècle est là aussi un gage de qualité. Ces artistes ne pouvaient certes pas se fourvoyer dans des œuvres anecdotiques. Celle de mérite quelques précisions que nous apprenons grâce à l’excellente présentation pédagogique du livret de Jacques Tchamkerten : vie hors de Paris à Nancy, donc isolement artistique, vie artistique sabrée par la Première Guerre Mondiale, destruction complète de sa maison et de tous les manuscrits qu’elle contenait (comme pour Magnard), participation militaire active pendant toute la guerre, perte de son épouse peu après qui lui laisse deux enfants à charge. Le musicien, découragé, ne reprendra jamais la composition dont la dernière œuvre est sa symphonie n°2 de 1913. Il meurt en 1966 à 87 ans après une activité pédagogique au conservatoire de Nancy. Très ouvert sur la modernité, on ne peut que regretter de ne pas connaître davantage sa production, notamment ses symphonies. Sans doute le label Timpani sortira-t-il un jour un complément à ce premier jet. L’inventivité, les surprises et la qualité des mélodies de ses Trio et Quatuor, dont les mouvements lents et les scherzos sont tout à fait remarquables, ne peuvent que nous inciter à rester éveillés sur l’avenir.

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