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Olivier Cavé et Rinaldo Alessandrini dans un Mozart joyeux et lumineux

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concertos pour piano n°13 en ut majeur K.415/387B, n°5 en ré majeur K. 175, n°25 en ut majeur K. 503. Olivier Cavé, piano. Ensemble Divertissement. Rinaldo Alessandrini, direction. 1 CD Alpha classics. Enregistré en septembre 2014 au studio Dinemec, Suisse. Livret trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 77’14.

 

caveLe pianiste s’associe au chef et l’ensemble Divertissement, créé pour l’occasion, dans une interprétation alerte et raffinée de trois concertos de Mozart.

Ce disque permet d’entendre trois œuvres enlevées et jouissives : le Concerto n° 13, composé à Vienne en 1783 (période de composition intense de concertos), joyeux et martial, d’où surgit pourtant un passage mineur étonnant au troisième mouvement ; le Concerto n° 5, œuvre de jeunesse (1773), brillant et presque galant ; le Concerto n° 25, composé en 1786, contemporain de la création des Noces de Figaro et de Don Giovanni, qui évoque parfois, justement, sa musique d’opéra.

Sous les doigts d’, la musique se déroule avec grâce et fluidité : le toucher précis, d’une légèreté parfois miraculeuse, qui réussissait si bien dans Clementi et Scarlatti fait également merveille ici. Certains pourront pourtant préférer un jeu plus contrasté, plus intense. Ainsi, les codas, certes virtuoses, pourraient-elles être plus fantaisistes ou plus dramatiques. Cette légèreté et cette simplicité pourraient lasser si l’orchestre, complémentaire du soliste, n’apportait pas sa belle énergie. Son jeu alerte, sans précipitation, contrasté sans lourdeur, et la clarté du propos sont peut-être le fruit de l’expérience du baroque italien de Rinaldo Alesandrini, à l’instar de ses confrères passés au répertoire classique, tels Nikolaus Harnoncourt ou René Jacobs. Les textures orchestrales sont également savoureuses, notamment dans ces entrées martiales, avec les timbales et trompettes présentes dans les concertos n° 13 et n° 25. Surtout son dialogue avec le soliste réserve de très beaux moments, en particulier dans le concerto n° 25 : piano et orchestre se répondent avec facétie sur ce thème évoquant La Marseillaise ; plus tard, la ligne du piano s’entremêle avec les bois, dans un rapport qui n’est pas sans rappeler de la musique de chambre.

Dans l’ensemble, voici une version lumineuse et plein de grâce de ces concertos.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concertos pour piano n°13 en ut majeur K.415/387B, n°5 en ré majeur K. 175, n°25 en ut majeur K. 503. Olivier Cavé, piano. Ensemble Divertissement. Rinaldo Alessandrini, direction. 1 CD Alpha classics. Enregistré en septembre 2014 au studio Dinemec, Suisse. Livret trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 77’14.

 
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