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Christian Lindberg engagé et en confiance pour la 7e de Pettersson

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Uppsala. Uppsala Concert and Congress. 10-XI-2016. Allan Pettersson (1911-1980) : Symphony No. 17 (fragment, création mondiale) ; Symphony n° 7 ; Astor Piazzolla (1921-1992) : Quatro Estaciones Porteñas. Jens Lundberg : bandoneon ; Orchestre symphonique de Norrköping, direction : Christian Lindberg.

Sous la direction de , la massive Symphonie n°7 d’ semblait former une arche ininterrompue. Le concert voyait également la création mondiale de la Symphonie n°17, 36 ans après sa composition.

Au cours de ces dernières années, et l’ (SON) ont enregistré, interprété et promu sans relâche la musique d’, sans doute le plus grand symphoniste suédois. Dans le programme de ce soir, Lindberg et le SON ont présenté l’une des œuvres les plus familières de Pettersson, la Symphonie n°7, et donné la création de la Symphonie n°17, restée inachevée à la mort du compositeur.

Avec la Symphonie n°1, la Symphonie n°17 est restée l’un des grands mystères musicaux de ce compositeur. Le fragment de 7 minutes de la Symphonie n°17, entièrement composé par Pettersson, présentait peu de surprises pour ceux qui étaient familiers avec le style tardif du musicien – une écriture contrapuntique dense et souvent implacable, des lueurs de lyrisme fragiles et des formules rythmiques répétées. Bien que cette interprétation ait certainement donné un aperçu des pensées musicales finales de Pettersson, il est bien sûr impossible de faire des conclusions définitives sur ce que le compositeur aurait finalement prévu pour cette oeuvre.

Bien qu’a priori il n’y ait aucune ressemblance stylistique évidente entre Pettersson et Piazzolla, l’ouverture des Quatro Estaciones Porteñas possédait une vitalité rythmique similaire à celle de Pettersson. Peut-être cette musique n’est-elle pas une des créations les plus inspirées de Piazzolla, mais la virtuosité du soliste Jens Lundberg et le jeu joyeux du SON (avec d’excellents solos de violon et d’alto) en a fait néanmoins une interprétation stimulante.

Après Piazzolla venait l’événement principal de la soirée, la Symphonie n°7 de Pettersson. L’introduction large et sombre a été jouée avec assurance et un beau rendu, et a brillé d’une sombre intensité. Les sections suivantes étaient d’une tension presque insupportable; particulièrement mémorable était la manière dont Lindberg a donné forme aux crescendos des percussions, par leur intensité, mais aussi par leur couleur. Les cordes du Norrköping ont joué les nombreux chorales de cordes avec chaleur et expressivité, sans excès sentimental.

Alors que la Symphonie n°7 semble avoir une construction en épisodes ou en sections, sous la direction de Lindberg, cette oeuvre massive a semblé être construite comme une arche ininterrompue. Lindberg a dirigé de mémoire, démontrant son engagement total et sa familiarité avec cette oeuvre, bien soutenu par l’exécution assurée du SON. La musique de Pettersson est devenue une seconde nature pour cet orchestre.

Crédit photo: Christian Lindberg (c) Mats Bäcker

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