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Quand j’étais petit, j’étais une limace

La Scène, ResBambini, Spectacles Jeune public

Tarbes. Le Parvis. 16-V-2018. Quand j’étais petit, j’étais une limace, spectacle de Sylvain Duthu et Fanny Violeau. Julien Grassen-Barbe, piano. Fabien Duscombs, batterie. Adrien Bellebouche, régie son. Hugo Ruiz, scénographie, création et régie lumière

tarbes parvisLe Théâtre des Nouveautés a accueilli pour une représentation inédite, la nouvelle création de , membre fondateur du groupe Boulevard des Airs, et de la comédienne Fanny Violeau, artiste de théâtre contemporain. Grâce à ces artistes issus d’univers complémentaires, Quand j’étais petit, j’étais une limace jongle entre surprises, rires, émotions diverses, et a su enchanter le jeune public en mêlant spectacle conté et chanté.

Le grand tulle blanc laisse entrevoir les deux instruments de la soirée : le piano et la batterie jazz. La lumière se tamise et le décor prend vie. Une pluie d’étoiles projetées nous transporte dans ce temps si précieux, ce temps qui nous parait si loin, si anodin, mais qui pourtant fait de nous les adultes que nous sommes, cette part de nous-même à la fois si intimement cachée, mais que finalement on aimerait quand même bien partager… L’enfance.

L’entrée en scène des deux comédiens captive. Elle, loufoque, et quelque peu déjantée, incarne l’insouciance et l’espièglerie de l’enfance. Lui, semble davantage opter pour la raison de l’âge adulte. Durant une heure, les personnages se baladent à travers les émotions, les questionnements, les joies, les peurs, les incohérences et incompréhensions que tout un chacun a éprouvé au cours de son enfance. Tous deux nous embarquent dans ces souvenirs qui nous sont chers, avec beaucoup de justesse et d’humour. Ils évoquent plusieurs thématiques au cœur des préoccupations enfantines comme les interdits fixés par les adultes, et des sujets plus légers comme la drôlerie honteuse de certains gros mots.

Les dialogues sont ponctués de courtes chansons aux textes soignés, jouant avec la richesse phonologique de notre langue. Toutes les facettes de l’enfance décrites dans le conte sont très clairement soutenues au niveau des compositions : les mélodies sont douces et agréables, et l’accompagnement musical de grande qualité. Au piano, on retrouve , jazzman aux multiples casquettes, et aux percussions , figure emblématique de la scène des musiques improvisées toulousaines. Très intense et rythmée, la soirée oscille entre balades nostalgiques, chansons aux rythmes plus légers, délires pianistiques, improvisations et jouxtes rythmiques.

L’équilibre entre le texte et la musique est tout à fait adapté au jeune public dont les capacités d’attention sont limitées. L’ensemble est dynamique, efficace, plein de rebondissements. Les rires et les interactions avec les spectateurs parlent d’eux-mêmes. Le tout est porté par une esthétique scénique très fine.

Si l’on pouvait résumer le ton donné par ce spectacle, on retiendrait inéluctablement les termes de « naïveté » et « imagination ». Comme le dit  : « assister à ce spectacle, c’était avoir de nouveau entre 4 et 8 ans ». Pari gagné ! Les acteurs et musiciens nous ont offert ce soir une superbe poésie qu’on aura grand plaisir à se remémorer.

Crédits photographiques : © Parvis scène nationale Tarbes Pyrénées

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