Carmen-banniere-728x90

Noces fougueuses entre l’Atom String Quartet et le NFM Leopoldinum Orchestra

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Krzysztof Lenczowski (né en 1986) : Supernova ; Waves. Dawid Lubowicz (né en 1981) : Toccata ; Too Early. Hanna Kulenty-Majoor (née en 1961) : Concerto Rosso for string quartet and string orchestra. Michał Zaborski (né en 1978): Melody of the Prairie. Mateusz Smoczyński (né en 1984) : Cosmos ; Happy. Atom String Quartet. NFM Leopoldinum Orchestra, direction : Christian Danowicz. 1 CD CD ACCORD. Enregistré en concert les 1er et 3 décembre 2017 dans la grande salle du Forum national de musique Witold Lutosławski (Wroclaw, Pologne). Notice bilingue (polonais-anglais). Durée : 69:47

 

SupernovaAbreuvé aux sources de l’improvisation jazz, de la musique répétitive et des répertoires traditionnels, cet album réjouissant d’ avec le emporte l’auditeur dans un tourbillon mélodique.

Un climat hypnotique s’instaure dès le début pour ne jamais cesser pendant plus d’une heure, adoptant au fil des ostinatos qui se succèdent dans chaque œuvre des atours joyeux, dansants, nostalgiques ou oniriques. Le programme du disque, bien construit, entièrement voué aux cordes, suit probablement celui des deux concerts dont il est issu, bis énergique et jazzy compris. Il fait entendre sept pièces écrites par les membres de l’ encadrant le Concerto Rosso pour quatuor et orchestre de la compositrice . Cette pièce, dans l’esprit d’un concerto grosso, est la plus développée et la plus variée du CD. Elle est dédiée aux deux ensembles qui l’ont créée.

Sous la direction du violoniste , les nombreuses phrases répétitives, syncopes et accents qui s’égrainent au cours du programme évoquent tour à tour l’engrenage des musiques répétitives américaines de Reich ou Glass, le tournoiement des gigues irlandaises, le martèlement saccadé et les lignes sensuelles des danses slaves ou même les climats introspectifs des minimalistes mystiques Tavener ou Pärt. On peut parfois percevoir un déploiement mélodique à la manière de Bach ou quelques bribes de phrases proches de Bartók. Tout au long de l’album, les membres d’Atom String Quartet improvisent régulièrement sur ces atmosphères variées.

Ce disque représente une tendance importante des musiques d’aujourd’hui, brassages de multiples influences aux accents populaires, la plupart du temps consonantes, légères, faciles à appréhender, mais qui ne manquent pas de panache. Il ne faudra certes pas y rechercher les audaces harmoniques, la complexité des structures ou un certain esprit d’expérimentation, mais qui se laisse prendre au raffinement de ces belles textures servies par une prise de son très claire partira pour un beau voyage, porté par la grande fraîcheur d’interprétation et un sincère plaisir à jouer ensemble, immédiatement palpable.

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.