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L’engagement musical du violoniste Bilal Alnemr

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La Provence a été une terre d'adoption pour le violoniste franco-syrien , arrivé en France alors qu'il n'avait que 13 ans. A quelques jours d'un concert à Aix-en-Provence avec son association les Cordes de Shams, l'artiste revient pour nous sur son parcours hors du commun, ses années passées au sein de l'Académie Baremboïm et du Divan Orchestra avec lequel il partira en tournée dès février, sous la direction de .

ResMusica : Vous avez débuté le violon en Syrie avant de venir étudier en France. Comment s'est déroulé votre apprentissage de la musique ?

: La musique classique ne faisait pas du tout partie de notre vie. Nous vivions tous dans une seule pièce et nous avions à peine de quoi manger. Un jour, mon père a accompagné mon oncle, qui jouait du oud, chez le luthier pour réparer son instrument. Il a vu un violon accroché au mur et l'a acheté. En rentrant, il l'a donné à ma mère en disant : « ça c'est pour Bilal ». Enfant, il aurait voulu savoir en jouer. A l'époque où il était maître-nageur au Liban, il lisait avec la radio toujours allumée. Il a entendu jouer un violoniste de folk syrien et c'est à ce moment-là qu'il s'est dit que son propre fils ferait du violon.

Ma mère n'était pas très contente de cet achat car nous avions un manque de moyens financiers mais elle a fait le pari de dire que, s'ils avaient cet instrument-là, il faudrait que je l'apprenne. J'étais extrêmement réceptif à tout, comme une éponge, sans aucune rébellion. J'ai été inscrit dans une petite école de musique privée qui était en sous-sol, dans une cave. Je n'ai pas appris grand-chose mais il y avait mon professeur de 19 ans, Nadim Husni, qui a convaincu mes parents de m'inscrire au conservatoire régional public.

Je travaillais déjà beaucoup et j'enregistrais toutes les émissions qui passaient sur Mezzo. Mon père devait monter sur le toit, tourner l'antenne parabolique pour capter la chaîne avant de la remettre plus tard car c'était interdit. Je copiais les solistes. A force d'imiter ces musiciens, j'ai développé un sens critique. J'ai appris à me poser des questions pour savoir comment reproduire ce que je voyais. Par la suite, j'ai gagné le concours international Solhi Al-Wadi après un travail acharné pendant 10 jours.

RM : Votre parcours a pris une toute autre direction avec votre participation à des rencontres organisées à l'étranger par ECUME (Echanges Culturels Méditerranéen).

BA : Oui, grâce au concours gagné, j'ai pu intégrer le conservatoire national et j'ai eu le droit de participer à des master-classes. D'abord, je suis allé en Grèce à Thessalonique pour représenter le petit conservatoire. J'étais assoiffé d'apprendre et tous les matins, je travaillais avec un professeur albanais. L'année suivante, aux Rencontres de Damas, capitale de la culture en Syrie, où ECUME était présente, deux violonistes, Sophie Baduel et Michel Durand Mabire, ont trouvé que j'avais un grand potentiel. Ils m'ont proposé une place au Conservatoire d'Aix. Je n'avais plus rien à apprendre en restant en Syrie et j'ai convaincu ma mère de partir. Je suis arrivé à Aix en octobre 2009. Sophie Baduel m'a préparé au conservatoire régional pour intégrer la classe de perfectionnement de Suzanne Gessner. Et celle-ci m'a préparé pour entrer dans la classe de au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

RM : A quel moment avez-vous su que vous alliez devenir violoniste ?

BA : Cela a été progressif, pendant mon cheminement de recherche, comme quand j'étais âgé de sept ou huit ans et que je coupais le son du DVD pour copier le soliste. J'étais soliste international mais dans mes rêves, dans mon salon à Damas. J'ai toujours été porté par mon rêve, je n'ai jamais baissé les bras. J'ai la « niaque » dans la vie. On dit en arabe que le travail est « le sel de la vie », donc c'est pour moi capital. Grâce à lui, on se « sculpte soi-même ». En plus, si ce travail est canalisé dans une passion accompagné de volonté, les conditions sont réunies.

RM : Le public aixois vous a découvert lors du Festival de Pâques en 2013. Peut-on parler d'un avant et d'un après ?

BA : Oui, mais je ne m'en suis rendu compte que récemment. J'avais seize ans et j'étais en classe de Seconde au Lycée Vauvenargues. Le Conservatoire m'avait recommandé. On m'avait offert quelques heures avant le concert un violon blanc qui n'était pas vernis, la copie du violon de . J'ai joué lors du concert et, le lendemain, je suis retourné au lycée. Je ne savais pas qui étaient et Hélène Grimaud. J'étais dans une sorte d'émerveillement face à ce monde-là. Enfin, peut-être que j'avais déjà vu Renaud – c'était un des violonistes sur Mezzo que j'imitais – mais j'ai fait le lien bien plus tard, quand j'ai retrouvé mes vidéos.

RM : La première édition de ce festival était un vrai événement à Aix-en-Provence. Est-ce que vous vous êtes rendu compte de l'impact de votre participation?

BA : Pour moi c'était quelque chose d'incroyable, de presque irréel. Pour ce qui est de l'impact, je l'ai ressenti petit à petit, notamment, en entamant une « carrière » même si je n'aime pas ce terme. J'ai toujours été intègre par rapport à ce que je fais, à ma musique. On en revient toujours au travail et à la qualité qu'on lui a portée. Donc, il n'y avait pas un avant et un après par rapport à moi, mais par rapport à l'impact que cela a eu pour la société et ma carrière. Quand je joue à Aix, c'est vraiment l'événement dont on me parle. Je rencontre toujours quelqu'un qui était dans la salle. Ils sont toujours très touchés de suivre ce que je fais.

RM : La même semaine, vous aviez aussi participé à une master-class de où vous aviez joué la sonate « Le Printemps » de Beethoven. Vous souvenez- vous de ce moment-là ?

BA : J'aime beaucoup Renaud, la personne qu'il est et j'apprécie énormément ses conseils. Lors de cette master-class, il avait été vraiment dans les détails et surtout dans le caractère de l'œuvre. Il avait déjà à cette époque-là un esprit de chef d'orchestre. J'ai d'ailleurs revu la vidéo récemment pour le documentaire d'Envoyé Spécial sur France 2. Il voyait Le Printemps comme une œuvre orchestrale. Je reviens toujours à ses conseils mais ils ont évolué avec le temps puisque nous avons rejoué ensemble de nombreuses fois par la suite. J'ai compris ce qu'il voulait me dire dans ma propre évolution. Quand j'étais au festival en 2013, j'avais trois ans d'éducation musicale à proprement parler. Il ne faut pas l'oublier ! Le reste, c'était de l'intuition, de l'imitation et de la passion. On ne peut pas l'imaginer !

RM : Quelle place occupe-t-il aujourd'hui dans votre vie ?

BA : Renaud a toujours été là pour moi. J'ai toujours été en admiration pour le musicien qu'il est. Il a un son magnifique et il est très généreux. D'ailleurs, selon ses propres mots, il n'est pas une star, « c'est un phare pour les jeunes générations ». Il nous montre le chemin, non pas du doigt mais avec tous les projets qu'il développe. Et la leçon que je retiens de sa part, c'est qu'il faut toujours être en modernité avec le temps qui nous entoure. Il est extrêmement intelligent parce qu'il sait parfaitement s'adapter à notre époque. C'est une qualité parce qu'aujourd'hui, il ne suffit pas d'être un bon musicien. Rien qu'en Chine, il y a 14 millions de violonistes qui jouent très bien. Comment peut-on se démarquer ou apporter quelque chose de nouveau ? J'ai revu Renaud quand il a joué le concerto de Strauss au Grand Théâtre l'année dernière. La première question qu'il m'a posée était musicale. Il m'a demandé notamment si j'avais vu dans le final ce qui se passait et aussi le solo de cors qui était vraiment intéressant. Puis, si j'avais joué ce concerto ou si je l'avais déjà entendu. Et c'est quelque chose que j'apprends avec mes interlocuteurs. Forcément, je parle vraiment de l'instant présent et de ce qui vient de se passer. On est directement dans la musique. Si je vois un musicien, je lui demande ce qu'il joue en ce moment.

C'est grâce aux recommandations de Renaud et de Daniel Barenboïm que j'ai obtenu en 2021 la nationalité française. Le lien avec la France faisait déjà partie de mon histoire personnelle car dans cette recommandation étaient écrits à mon sujet les mêmes mots que ceux adressés à mon grand-père un siècle plus tôt quand il était enfant. La Syrie était alors sous domination française, juste après la Seconde Guerre mondiale et les accords Sykes-Picot. Le général de son village avait voulu l'emmener en France pour qu'il soit « le rayonnement français » mais sa mère s'y était opposée.

RM : est une autre figure très marquante dans votre parcours. Comment l'avez-vous rencontré ?

BA : C'était une rencontre très particulière. C'était le 18 juin 2018 pour mon audition à la Barenboïm-Saïd Académie. Il y avait deux personnes dans la salle dont son fils Michael. J'ai joué mon programme : un mouvement du Concerto n° 3 de Mozart, un Bach, un Caprice de Paganini et le 2e mouvement du Concerto n° 2 de Prokofiev.

Je venais de passer une sacrée journée car le matin, j'étais à Paris. J'avais essayé quatre Stradivarius salle Gaveau de 9h à midi. J'ai pris l'avion à 14h et je suis arrivé à Berlin dans l'après-midi. J'ai passé mon audition à 18h. J'étais épuisé. Je n'étais pas très content de ma prestation du Mozart qui était imposé. Après avoir joué, j'ai retrouvé des amis syriens de l'Académie à l'extérieur du bâtiment. Deux dames de l'Académie me cherchaient partout. Maestro Barenboïm voulait m'écouter à nouveau. Et là, ils étaient 15 dans la salle. Des assistants, une personne qui filmait, celle qui tournait les pages… toute « la cour » ! Il était là avec son cigare. Il s'est levé de sa chaise et m'a dit « Bonjour, je m'appelle Daniel Barenboïm ». J'étais tellement stressé que j'ai répondu : « Bonjour et moi je suis » Il m'a dit que tout le monde lui parlait de moi et il m'a demandé de lui jouer « quelque chose ». Il s'est assis avec un air presque méchant. Il a voulu entendre « juste Mozart ».

Lorsqu'il était à la tête de l'Orchestre de Paris, pour l'audition du soliste dans le Concerto n°5 de Mozart, il avait éliminé deux cent quinze violonistes avec une cloche… Celui qui a été retenu n'a joué que trois notes mais il a été viré dès la première répétition car il est arrivé deux minutes en retard. J'ai donc joué le 1er mouvement jusqu'à l'exposition et là, il m'a dit « très bien ! Joue-moi le deuxième mouvement ». Je me suis arrêté après l'avoir joué. Il m'a demandé de le refaire avec de plus longues phrases. Il m'a donné un cours pendant une demi-heure. Puis, il m'a serré la main et m'a dit en arabe « Félicitations ». Je savais que j'étais pris à l'Académie.

Le lendemain, j'ai reçu la proposition pour entrer dans le   et faire la tournée. J'y ai retrouvé le violoniste syrien, mon premier professeur de l'école du sous-sol à Damas.

RM : Quelle a été votre expérience de cette tournée avec cet orchestre ?

BA : C'était incroyable. Le premier concert était à Séville et j'ai été frappé par Barenboïm, par le chef d'orchestre. J'étais le seul nouveau. On jouait l'Ouverture de Prométhée de Beethoven. Il dirige à l'allemande. Bam ! Je ne comprenais pas. Il donnait le signe et moi, je jouais avant tout l'orchestre, puis il refaisait. A un moment, il m'a arrêté et m'a demandé si je savais pourquoi je jouais avant tout le monde. J'ai répondu que non, et que j'essayais d'être avec lui sans regarder la partition. Il m'a expliqué que quand on donnait le signe, le son était quelque chose de métaphysique : on ne pouvait pas le voir. Il le créait donc pour moi, pour que je puisse le prendre après. En fait, il fabrique un son pour toi, avec l'énergie qu'il te donne. Donc, quand il faisait ce signe, le son venait après. C'est là que j'ai compris ce qui se passait. Le son est né du silence et de son énergie qui était dans le silence. C'est quelque chose d'absolument incroyable.

Les pays de la tournée m'ont émerveillé avec des salles combles ! On a fait les Etats-Unis dont Carnegie Hall, puis l'Amérique latine. On a participé à son festival en Argentine. J'ai surtout appartenu à une communauté qui parle de musique mais a aussi un côté politique, oui car la culture l'est. Mais c'est une politique de paix qui entre en lien avec l'écoute de l'autre. C'est vraiment important. Quand un Israélien joue un solo, les premiers violons l'écoutent et vice versa. Tu n'es plus en train de crier ton propos mais à écouter d'une manière permanente l'autre pour que l'harmonie «colle».

RM : En ce qui concerne votre répertoire, vous programmez souvent la Chaconne de Bach. Pensez-vous avoir un lien particulier avec sa musique ?

BA : Elle est bouleversante et c'est une cure pour l'âme. Je peux la travailler pendant des heures et la notion de temps s'arrête. Un autre compositeur très proche de moi est Beethoven. A chaque fois que je joue son Concerto, je suis émerveillé par son humanité. Bach, c'est plus un traitement de l'âme. Je viens d'une culture basée sur l'émotion. En effet, en musique folk syrienne, tout est dans la lamentation et la plainte. C'est ce qui fait aussi la beauté de la musique arabe. Et donc l'émotion, on y a facilement accès. Je n'ai pas été élevé ou bercé par la musique de Bach pour pouvoir dire que j'ai un accès très particulier. En revanche, je n'ai jamais de préjugé pour une œuvre. Je la prends et je l'approfondis. J'apprends à l'aimer et elle me porte par la suite. C'est une chance inouïe parce que je n'ai pas de références. Enfin si, j'en ai, elles ne sont pas innées mais acquises. Elles se remettent toujours en question par rapport à mon évolution. Je vais toujours donner une chance à une œuvre même si je ne l'aime pas. Et si cela arrive, c'est parce que je n'arrive pas à la comprendre et non parce qu'elle est mal écrite.

RM : Avez-vous ce même état d'esprit en matière de répertoire quand il s'agit de créer une programmation pour votre Festival de Vauvenargues ?

BA : En étant extrêmement humble car je ne dirige pas un festival de vingt concerts comme programmateur, que ce soit pour un festival, et même quand on joue soi-même et qu'on propose son répertoire à un autre organisateur, c'est très intéressant parce qu'il faut prendre en compte plusieurs choses. Déjà, il faut remplir. Il faut que les compositeurs attirent le public de l'endroit où on joue. Je ne propose pas le même programme à Aix ou à Paris, ni à Londres ou en Hongrie. J'ai joué le Concerto de Brahms en Roumanie et tout ce qui est romantique plait beaucoup. J'ai proposé un programme pour un festival. Ils m'ont dit que ce serait très intéressant mais que l'affiche n'attirait pas. Dans mon festival, j'ose proposer et être inventif. Par exemple avec le Trio de Ligeti avec cordes et piano et violon. J'ose faire une création contemporaine, jouer cette sonate syrienne parce que je la défends moi-même. Après si c'est un artiste que j'admire beaucoup, j'ai besoin de voir si une partie de son programme est susceptible de remplir la salle parce qu'ainsi, ça va lui apporter du succès qui va lui-même en donner au festival. C'est l'effet dominos.

RM : Ainsi vous construisez une relation de confiance avec votre public…

BA : Exactement ! Mon amie photographe Caroline Doutre qui suit le festival depuis quatre ans m'a dit qu'on sentait que les gens ne venaient pas se montrer mais qu'ils venaient vraiment se retrouver pour écouter une musique. On l'a ressenti l'été passé car il y avait une qualité d'écoute ! Mon dieu, quelle qualité ! Le programme était vraiment exigeant et je voyais les gens assis au bord de leur chaise en train d'écouter et de comprendre ce qui se passait. Ils viennent les yeux fermés parce qu'on leur propose un programme qui pour eux est très intéressant à découvrir et en même temps, ils veulent apprendre quelque chose. On peut le faire avec un festival à taille humaine. On n'est pas dans une machinisation de festival ou du public. On ne peut pas proposer du Ligeti sans Brahms, Al-Wadi sans Schumann ou Beethoven. Il faut trouver une balance pour que le public apprenne quelque chose de nouveau qui ne provient pas de sa culture et, à la fois, dans lequel il puisse retrouver des repères.

RM : Quelle est la vocation de votre association récemment créée les Cordes de Shams ?

BA : Mon association n'est pas vouée à être un projet avec lequel je voudrais trouver ma place dans la société ou faire quelque chose d'intéressant. En étant disciple de Barenboïm, j'ai appris à écouter l'autre et à aller vers lui. Je suis parti de ma propre histoire et j'ai trouvé énormément de points communs avec son projet. La France m'a accueilli et m'a donné énormément de choses, notamment pour mon éducation musicale. Mes racines syriennes, qui sont très vieilles, sont une richesse à apporter à la France. Quelle est ma vision de la musique aujourd'hui en tant que musicien exilé ? Si je la vois comme une profession qu'il faut exercer pour faire carrière, avoir une belle image, gagner de l'argent et avoir une famille ? C'est beau et c'est classique. Mais je ne pense pas avoir traversé toute cette vie-là pour résumer les choses ainsi. Je l'ai appris de Barenboïm, la musique est un outil pour délivrer un message qui va au-delà d'un concert. C'est un outil de transmission. Un « artisanat » qui me permet d'apporter quelque chose de nouveau à la société, et de l'espoir à des jeunes qui n'ont pas forcément les moyens de pouvoir accéder à du haut niveau de musique.

Notre concert de lancement a eu lieu le 4 octobre dernier à Arles, au Méjan, en partenariat avec l'école du Domaine du possible. On a sous-titré l'association « la musique pour le dialogue interculturel ». On aide les musiciens qui ont une histoire similaire à la mienne. On ne part pas dans un projet politique. Le but est de créer une communauté qui se comprenne et se ressemble. De nombreux musiciens ne savent pas que je suis autodidacte ni comment j'ai grandi musicalement parlant. Pour eux, c'est quelque chose d'évident mais pour nous, c'est une galère sans fin pour exister, bien jouer et apprendre vite.

Crédits photographiques : photo 1 © Classeekmusic ; photo 2 © Caroline Doutre

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