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Puissant oratorio du compositeur estonien Peeter Vähi

À emporter, CD

Peeter Vähi (né en 1955) : Maria Magdalena, oratorio basé sur le codex copte, pour solistes, narrateur, chœur mixte, chœur de garçons et orchestre symphonique. Severa Nazarkhan, soprano ; Priit Vomer, basse ; Peeter Volonski narrateur, Juris Jékabsons, ténor ; Eduards Fiskovičs, baryton ; Uġis menġelis, basse ; Chœur mixte letton ; Chœur de garçons de la cathédrale de Riga ; Orchestre symphonique national de Lettonie, dir. Risto Joost. 1 CD Estonian Record Productions. Réf. : ERP 5412, code barre : 4 742229 003856. Enregistré Great Guild Hall, Riga, du 29 novembre au 1er décembre 2011. Notice quadrilingue : copte, estonien, anglais, allemand. Durée : 61’42

 

Il n’est pas donné à tout le monde de se lancer dans l’aventureuse entreprise de composer un oratorio pour solistes vocaux, narrateur, deux chœurs, sons de la nature, langue copte et orchestre symphonique. Un estonien contemporain l’a fait. Et a remarquablement réussi. Il se nomme (né en 1955). Sa démarche de composition s’approprie intelligemment mille sources distinctes retravaillées avec singularité et inspiration. On note des impacts personnalisés issus de l’héritage traditionnel occidental (baroque, classique, romantique), des potentialités infinies de la musique électronique, des enseignements philosophiques et religieux (méditation orientale, bouddhisme…), des possibilités des instruments exotiques…. Cette ouverture d’esprit et le sérieux qui l’escorte se retrouvent pleinement dans Maria Magdalena puissante partition d’une durée dépassant tout juste l’heure et composée de sept mouvements au cours des années 2010-2011. Cet authentique chef-d’œuvre riche d’une multitude de pages inventives, à la palette expressive diverse résulte d’une commande du Chœur d’Etat de Lettonie et du Festival international de musique sacrée de Riga. L’œuvre dédiée au professeur de Vähi, le renommé (1930-2010), exige un effectif orchestrale très fourni et quelques instruments ou enregistrements divers peu usités (hochets antiques, tambours égyptiens, vent, tonnerre, cloches, bruits hydriques, extraits de la liturgie copte). Maria Magdalena invite au voyage musical non stéréotypé, non balisé de poncifs, ponctué de touches grouillantes de trouvailles et d’idées toujours disciplinées et organisées au profit de l’ensemble inspiré et inspirant du discours musical. On attend d’autres œuvres de ce maître estonien qu’il ne faudrait pas tenir à l’écart, semble-t-il.

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