tous les dossiers(1)

Schubertiade au Festival des Forêts

Festivals, La Scène, Musique de chambre et récital

Pierrefonds, château. Festival des Forêts. Œuvres de Franz Schubert (1797-1828). Françoise Kubler, soprano ; Alexandre Gasparov, Benoît Menut, Carine Zarifian, piano ; Armand Angster, clarinette ; Nathanaëlle Marie, violon ; Laurent Camatte, alto ; Christophe Beau, violoncelle ; Nicolas Crosse, contrebasse ; Pascal Contet, accordéon.

Le Festival des Forêts commence réellement le 22 juin, avec la journée Schubert, au château de Pierrefonds, au lendemain de la fête de la musique célébrée par des élèves de conservatoires à Compiègne. La découverte de la magnifique acoustique des différentes salles de ce château recréé au XIXe siècle par l’architecte Viollet-le-Duc, constitue l’atout primordial de cet après-midi, où sont donnés quatre concerts et des moments musicaux consacrés entièrement à Schubert.

Après un moment musical à la Heurige, ancienne cuisine du château transformée, pour cette journée, en café « viennois »». Le concert itinérant démarre à 16 h, dans différentes salles du site. Une partie du concert, prévue dans la cour, est déplacée à l’intérieur en raison d’une forte pluie sous un vent puissant et glacial, ce qui nous a privé d’une occasion de musique en plein air. La Sérénade transcrite pour accordéon et violoncelle surprend quelque peu, avec la sonorité assez étrange créée par l’association des deux instruments mais qui fonctionne bien. Le concert est ponctué par des explications de contexte et des lectures de lettres et du journal intime du compositeur, fort intéressantes mais parfois un peu longues. Le Trio à cordes et Totus in corde langueo (transcrit pour soprano, clarinette, violon, alto et violoncelle) joués dans la Salle des Preuses, permettent d’apprécier l’excellente acoustique de cette grande pièce rectangulaire, particulièrement propice à la musique de chambre, qui se prête peut-être aussi à la musique chorale. Dans la Salle des gardes, propose la Sonate Arpeggione joué sur l’alto, dans une sonorité plus claire que sur un violoncelle.

A 18h30, le concert intitulé « Trio de Barry Lyndon » : la pièce vedette est bien sûr le Deuxième Trio op. 100, joué avec une certaine nostalgie. L’auditeur a également pu découvrir un arrangement original de Lieder extraits du Voyage d’Hiver pour contrebasse et piano, d’autant plus pertinent que le contrebassiste exprime bien la détresse du voyageur.

Les deux derniers concerts, « La Truite » à 21h et « Schubertiade » à 22h30, clôturent joyeusement la journée. Quelques versions de « La Truite » – Lied, quintette avec piano, mais aussi la version Frères Jacques (dans laquelle , qui la chante en s’accompagnant au piano, semble être totalement dans son élément !), égaient l’esprit.

Photo : Concert dans la Salle des Gardes © Festival des Forêts / Ludovic Leleu

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.