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Pierre Cochereau en concert à Notre-Dame de Paris

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Prélude et fugue en si mineur BWV 544 ; Choral « O Mensch, bewein deine Sünde gross » BWV 622. Felix Mendelssohn (1809-1847) : Prélude et fugue en ut mineur op. 37/1. César Franck (1822-1890) : Choral n°2 en si mineur. Eugène Gigout (1844-1925) : Toccata en si mineur. Louis Vierne (1870-1937) : Clair de lune op.53/5. Maurice Duruflé (1902-1986) : Prélude et fugue sur le nom d’ALAIN op.7. Olivier Messiaen (1908-1992) : Le banquet céleste. 1 CD FY & Solstice SOCD 310. Code barre 3279793102032. Enregistrements Live à Notre-Dame de Paris de 1969 à 1975. Livret bilingue français anglais. Durée totale : 69’37.

 

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Ce disque regroupe quelques enregistrements inédits de grandes pièces du répertoire captées en direct à l’orgue de Notre-Dame de Paris et interprétées par son titulaire au début des années 70.

De cette mine inépuisable que constitue tout ce qui fut enregistré à l’orgue de Notre-Dame de 1968 à 1984 et grâce à une idée originale d’Yvette Carbou, directrice de production du Label FY & Solstice, ainsi que de quelques supporters inconditionnels, nous sont ici offerts quelques fragments du précieux minerai. Pour ceux nombreux qui approchèrent le maitre à ses claviers ou plus anonymement dans la foule qui se pressait dans la nef, les souvenirs ne manquent pas et en particulier l’interprétation de quelques grandes fresques jusqu’ici absentes du catalogue en tout cas dans leurs versions de concert. En son temps Philips proposa Bach, Franck ou Messiaen, mais l’inédit du direct apporte un plus indéniable, en particulier dans l’émotion de l’instant.

aimait être « en situation », dans l’ambiance de cet nef unique qu’il savait mettre en mouvement et imprégné de cette adrénaline qui, on l’entend dans le choral n° 2 de Franck (son préféré), exacerbe une agogique qu’il est bien rare de retrouver par ailleurs. Mêmes effets dans une Toccata de Gigout endiablée au possible et le fameux hommage à Jehan Alain de Duruflé, où Cochereau se plait à souligner les rythmes dans la deuxième fugue jusqu’à proposer un « swing » des plus populaires, et tellement opportun.

Pour autant, Pierre Cochereau sait se montrer plus sage et intérieur dans les pièces de Bach, judicieusement choisies ici pour exprimer le temps de la Passion et dont il donne un climat dramatique dès les premières mesures du Prélude en si mineur.

On n’en terminera pas de s’étonner et de s’émerveiller par l’art de Pierre Cochereau, complet dans tous ses aspects, au service du grand répertoire, porteur au plus haut point du flambeau de l’école d’orgue française que lui transmis son maitre Marcel Dupré. Aux côtés de nombreux disques d’improvisations parus sous le label FY & Solstice, cet album constitue le maillon indispensable qui nous manquait encore.

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