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Matsuev et Gergiev : piano russe

À emporter, CD, Musique symphonique

Sergueï Rachmaninov (1873-1943) : Concerto pour piano n°1, Op.1 ; Igor Stravinsky (1882-1971) : Capriccio pour piano et orchestre ; Rodion Chtchedrine (né en 1932) : Concerto pour piano n°2. Denis Matsuev, piano ; Orchestre du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, direction : Valery Gergiev. Notice de présentation en : russe, anglais, allemand et français. Enregistré en 2014 et 2015. Durée : 66’25’

 

Les Clefs Resmusica

mariinsky gergiev matsuev et poursuivent leurs explorations du piano concertant russe avec une excellence qui est devient presque stakhanoviste ! 

Ce nouvel album du label Mariinsky est déjà le cinquième avec le tandem et .  Venant après un album Chostakovitch-Shchedrin excellent (salué par une Clef de Resmusica), cette nouvelle galette explore  Rachmaninov  et  en passant par Stravinsky. La multiplicité des styles trouve en Denis Matsuev un avocat de premier choix tant la puissance digitale et l’assurance technique sont toujours d’un niveau stratosphérique.

Le Concerto pour piano n°1 de est ainsi dépoussiéré d’un néo-romantisme vaporeux pour faire place à une interprétation dynamique et puissante centrée sur la logique compositionnelle et l’expérimentation pianistique. Avec le Capriccio de Stravinsky, le pianiste et le chef donnent dans le feu d’artifice technicolor qui colle parfaitement à cette œuvre hybride d’un compositeur alors entre-deux-styles. Il va sans dire que l’assurance technique de Denis Matsuev laisse ici la plupart de ses concurrents discographiques très loin derrière.

Changement de ton avec le Concerto pour piano n°2 de , ami personnel des deux artistes. Chtchedrine aime particulièrement le piano au point de lui consacrer six concertos dans lesquels il peut faire virevolter la liberté de son inspiration. Composé en 1966, le concerto n°2 caractérise la veine polystylistique du compositeur oscillant entre une gravité sombre et un humour décapant mêlant un jazz inattendu. Dédié à la ballerine (épouse du compositeur), ce concerto est également l’occasion, pour Gergiev et Matsuev, de rendre hommage à cette immense artiste.

La qualité technique de cet album, est comme toujours avec Denis Matsuev, exemplaire (merveilleux travail du producteur Philipp Nedel).

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