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Paris et ses musiciens, balade d’Auber à Wagner

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Paris et ses musiciens. Francis Lecompte, Alexandre Grenier. Collection Les essentiels du patrimoine. Éditions Massin. 192 pages. 25,90€. Décembre 2017.

 

paris-et-ses-musiciensParis et ses musiciens propose une plaisante balade à travers les arrondissements de Paris, à la recherche des lieux où les grands musiciens ont séjourné et ont vécu leur art. 

Paris et ses musiciens fait partie d’une série d’ouvrages écrits par Francis Lecompte et le photographe Alexandre Grenier, et consacrés aux artistes, écrivains et peintres, qui ont contribué au rayonnement de la capitale. S’il ne s’agit pas d’un livre de musicologue, les amateurs de musique classique y trouveront leur compte grâce à un texte qui sait multiplier les anecdotes (pas toujours liées à Paris, d’ailleurs) depuis le baptême de à l’église Saint-Médard dans le quartier Mouffetard en 1656 jusqu’à un autre baptême, celui de la grande salle de la Philharmonie de Paris, qui reçut le nom de le 26 octobre 2016.

La visite s’organise par arrondissement et par lieu, et pour chacun se trouve une notice de musicien. Par exemple, est associé au IIe arrondissement, car c’est là que se trouve le Théâtre des Bouffes-Parisiens qui fut construit en 1855 et qui était dirigé par le compositeur. D’autres choix ne sont pas motivés par ce qu’ont connu les musiciens, mais par ce qu’a fait d’eux la postérité. Ainsi, hérite du XIIe arrondissement, non pas pour la Colonne de Juillet de la place de la Bastille – pour l’inauguration de laquelle il avait mené une fanfare jouant sa Symphonie funèbre et triomphale –, mais parce que l’Opéra Bastille a été inauguré en 1989 par la représentation de ses Troyens.

Au fil des pages s’égrène une certaine nostalgie des lieux disparus et peut-être surtout de ceux où la musique classique n’a plus sa place, telle la salle du Conservatoire, dans le Ier arrondissement, qui a vu rien moins que la création de la Symphonie Fantastique ; ou encore, les Bouffes-Parisiens, le Théâtre de la Renaissance (où l’on jouait les opéras bouffes d’Offenbach, les opérettes de , et où triompha la création de la comédie lyrique d’, Madame Chrysanthème), ou plus récemment la Salle Pleyel.

L’iconographie, abondante et variée, déborde du cadre architectural et est aérée de documents anciens et d’illustrations de mises en scène et de danse sur les scènes parisiennes. Les deux auteurs ont bien rôdé leur formule, et donnent un rythme plaisant à leur ouvrage, accessible et bien documenté.

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