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Programme inhabituel pour le dernier concert du festival aux chandelles de Saint-Pierre-sur-l’Hâte, alliant clavecin et guitare. Une nouvelle fois, deux musiciens de grand talent se sont produits samedi soir dans la petite église des mineurs de Saint-Pierre-sur-l’Hâte, nichée sur les hauteurs de Sainte-Marie-aux-Mines, avec Konrad Ragossnig (guitare) et son fils Thomas (au clavecin)

Festival aux chandelles

Programme inhabituel pour le dernier concert du festival aux chandelles de Saint-Pierre-sur-l’Hâte, alliant clavecin et guitare.

Une nouvelle fois, deux musiciens de grand talent se sont produits samedi soir dans la petite église des mineurs de Saint-Pierre-sur-l’Hâte, nichée sur les hauteurs de Sainte-Marie-aux-Mines, avec Konrad Ragossnig (guitare) et son fils Thomas (au clavecin).

Konrad Ragossnig (guitare) et son fils Thomas (au clavecin)

Les deux artistes débutèrent leur concert par le concerto en sol majeur pour guitare et clavecin de Padre , élève de Scarlatti. Cette œuvre marquait ainsi le début d’un voyage musical pour le public emplissant entièrement l’édifice religieux, l’entraînant dans cet univers romantique à souhait, au temps malheureusement perdu, où les jeunes hommes faisaient donner la sérénade afin de conquérir le cœur de leur bien-aimée. Le cadre de la chapelle, en bois et pierre, éclairé par quelque 200 chandelles et quatre suspensions à pétrole, et ornée de fleurs des champs, contribuait également à créer cette ambiance.

Le voyage se poursuivit par quatre pièces pour clavecin solo de Claude Bénigne Balbastre. Ces pièces démontrèrent toute la richesse des sonorités du clavecin, instrument que l’on entend malheureusement pas assez souvent, ainsi que le talent de son interprète, qui démontra que le fils a rejoint le père sur le plan de la virtuosité.

Un bond dans le temps, ensuite, pour terminer la première partie du programme, puisque les deux musiciens, à nouveau réunis, présentèrent un classique du répertoire pour guitare et clavecin, la sonate de Manuel M. Ponce. Ils démontrèrent ainsi que ces deux instruments peuvent également s’accommoder à des sonorités plus modernes.

Après l’entracte, le programme redevint classique, puisque les deux virtuoses reprirent avec « l’andante con variazioni » en majeur WO44 pour guitare et clavecin de , pièce écrite initialement pour la mandoline et non répertoriée. Dans cette œuvre, les deux instruments prouvent leur complémentarité, présentant ou développant tour à tour les différents thèmes, tandis que l’autre sert d’accompagnement, se répondant ainsi en une mélodie entraînante et légère.

L’auditoire fut ensuite entraîné dans les favelas, avec deux œuvres extraites de la « Suite popular brasilieira » d’, présentées à la guitare seule. Après Beethoven, le dépaysement fut complet, rappelant les vacances qui ne sont pas encore si lointaines. Retour en Europe ensuite, mais toujours dans une destination de vacances, avec deux « Danza española » d’, pour l’interprétation desquelles père et fils furent à nouveau réunis, le clavecin apportant une couleur originale à ces œuvres.

Enfin, le programme se termina « Introduction et Fandango » en ré majeur pour guitare et clavecin de , terminant ce voyage musicale en Espagne, pays où il avait débuté, bouclant ainsi la boucle.

Une nouvelle fois, Renée Kuhn et son équipe d’Art et musique ont su apporter beaucoup de plaisir au public qui ne s’est pas trompé en se déplaçant massivement pour assister à ce concert de clôture du festival aux chandelles de Saint-Pierre-sur-l’Hâte. Tous les mélomanes, ravis de ce programme exceptionnel, attendent avec impatience le cru 2002 de ce festival, en se demandant toutefois quelles bonnes surprises il apportera, tout en se posant l’éternelle question de savoir comment l’équipe organisatrice arrive à améliorer chaque année les prestations proposées, tant il n’y a rien à redire.

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Programme inhabituel pour le dernier concert du festival aux chandelles de Saint-Pierre-sur-l’Hâte, alliant clavecin et guitare. Une nouvelle fois, deux musiciens de grand talent se sont produits samedi soir dans la petite église des mineurs de Saint-Pierre-sur-l’Hâte, nichée sur les hauteurs de Sainte-Marie-aux-Mines, avec Konrad Ragossnig (guitare) et son fils Thomas (au clavecin)

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