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La Tarantella. Antidotum Tarantulae. Lucilla Galeazzi, soprano. Marco Beasley, ténor. Alfio Antico, chant, tamburi a cornice. Ensemble : L’Arpeggiata, direction : Christina Pluhar. Durée totale : 51’22. Edition : Alpha. Réf : 503. Notice en français et en anglais.

 

Tarantella BellissimaLa sortie de ce troisième disque de est un événement qui a été très attendu l’année dernière. Que ce soit la presse officielle ou bien les aficionados, tous sont unanimes. Alpha productions aura une fois de plus misé sur des artistes qui s’investissent entièrement et ce qui nous est proposé nous montre que l’implication de l’éditeur dans la mise en valeur du travail des musiciens va dans le bon sens. Le résultat est vraiment gagnant. Ce n’est pas la première fois que nous sommes attentifs aux sorties discographiques de (lire la dernière chronique) et de , qui, tour à tour aux côtés des ensembles de ou de l’Accordone, nous proposent une redécouverte de la musique populaire de la Renaissance et du Baroque dans un registre extraordinairement riche. C’est un tour d’Italie mettant en avant toutes les particularités culturelles qui sont proposées autour du thème originel de la Tarantelle.

Tarentulae — à la fois animal, maladie et danse — nous transporte dans un monde de légende, de douleur et de joie qui perdure depuis des siècles. Les compositeurs, écrivains et scientifiques italiens ont utilisé ce thème comme un exercice de style. Ce disque nous fait voyager dans le temps et dans l’espace italien. La transe est la seule solution pour évacuer le venin mortel. Suivant la nature de l’insecte, ce sont soit les flûtes, soit les cordes qui arriveront à faire sortir le poison qui emprisonne l’individu. Les morceaux les plus marquants, alors que tout le disque est superbe, sont les chansons dignes d’un hit parade de la musique traditionnelle renaissance et baroque : « la Carpinese » mélancolique, la « Tarentella Napoletana » portant tous les rythmes hispaniques conservés dans le folklore sud-américain, « la tarentalla calabrese » avec des accents celtes, « Silenzo d’amuri » aux sonorités tziganes des chants russes, « Lu povero’Ntonuccio » du vécu comme si vous y étiez … extraordinaire ! La voix de — où les ornements ne sont jamais des artifices mais bien une argumentation musicale — nous enchante particulièrement.

Les présentations des disques Alpha sont très enrichissantes, ce n’est pas qu’un disque que vous vous procurerez mais aussi un dossier historique très complet sur le thème de la « Tarantella ». Nous attendons avec impatience la sortie au mois de juin 2004 de « All’Imrovviso » Ciaccone, Bergamasche, et un po’di follie … Présenté avec ce texte qui met l’eau à la bouche : « Le plaisir de la musique improvisée sur des thèmes baroques, ou la rencontre entre les instruments anciens de l’Arpeggiata et le plus raffiné des clarinettistes de jazz italiens, Gianluigi Trovesi. »

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La Tarantella. Antidotum Tarantulae. Lucilla Galeazzi, soprano. Marco Beasley, ténor. Alfio Antico, chant, tamburi a cornice. Ensemble : L’Arpeggiata, direction : Christina Pluhar. Durée totale : 51’22. Edition : Alpha. Réf : 503. Notice en français et en anglais.

 
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