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Le temps des « Vocalise ».

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Vocalise. Vadim Tchijik, violon. Sayaka Funakoshi, piano. Oeuvres pour violon et piano des XIXe et XXe siècles. Enregistré à Prague en 2003, Exton DSD, rèf : OVCL600140. 71’50. Octavia Records Inc.

 

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fait partie de ces musiciens prodiges qui ont su garder la tête froide et continuer à se perfectionner sans se reposer comme souvent sur un don. Dès huit ans, il est l’élève d’Irina Botchkova au Conservatoire de Moscou et en sortira avec une mention d’Excellence. Déjà, à l’âge de 17 ans, Prix Spécial au premier Concours International Tchaïkovski des Jeunes pour ses interprétations d’œuvres du compositeur éponyme, il obtient aussi le Premier Prix à l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe de Peter Csaba. Ses nombreux prix dans les concours internationaux les plus prestigieux lui ont permis d’avoir – à sa disposition – un violon de Stradivarius de 1691. Ses complices ont des parcours aussi élogieux, on citera : Pieter Wispelwey, Alexandre Tharaud, Marc Coppey, Emmanuel Pahud, François Leleux …et Cedric Tiberghien avec qui il enregistre un disque Ravel/Fauré salué par la critique.

Nous avons évidemment tous en tête les interprétations des plus grands violonistes. ose nous proposer que ce monde de la sensibilité et de l’émotion est encore dévolu aux plus mélomanes d’entre nous. « Vocalise » est en effet un disque qui reprend les œuvres d’un répertoire que la plupart des amateurs aiment chantonner à la seule évocation du violon. Les Kreisler, Ravel, Wieniawski et Bloch sont souvent donnés en bis de concert. Mais ces petites pièces si jolies et si faciles à entendre le sont toujours grâce à la dextérité et à la sensibilité des artistes. Ici ce n’est pas la même implication pour le musicien. Il n’est pas question de développer un exercice technique comme pour un concerto. Car les écritures « gymnastiques » nous détournent quelques fois de l’intention et ne sont pas toujours les plus représentatives des émotions de l’interprète. Accompagné par Sayaka Funakoshi – jeune et talentueuse pianiste – le duo dégage une complicité parfaite et fait un véritable bijou de cet enregistrement.

Si les « baroques » modernistes se battent pour avoir une place dans l’hémicycle de l’Euterpe contemporaine, l’Âme « romantique » reste encore très présente et ces divines pièces pour violon, de Paganini à Kreisler, nous plongent dans un monde délicieusement savoureux.

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