Carmen-banniere-728x90

Un Américain à Paris : Julius Katchen

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Julius Katchen, piano. Concerto n°4 en sol majeur opus 58 et la Fantaisie Chorale pour piano, chœur et orchestre opus 80 de Ludwig van Beethoven (1770-1827) (a). Concertos pour piano n° 13 en do majeur K415 (b), n°20 en ré mineur K226, n°25 en do majeur K503, Sonate en la majeur K331 de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) (c). London Symphony Chorus, London Symphony Orchestra, Dir. Piero Gamba (a). New Symphony Orchestra of London, Dir. Peter Maag (b). Stuttgarter Kammerorchester, Dir. Karl Münchinger (c). 2 CD DECCA. Réf. 460 825-2. Durées 74’10’’ et 77’32’’. Notice en anglais, allemand et français.

 

Un Américain à Paris : Julius KatchenDécédé prématurément à l’âge de quarante-deux ans, est un pianiste assez méconnu des « jeunes » générations de musiciens et de mélomanes. Artiste boulimique de travail, il nous a légué de nombreux enregistrements, notamment une intégrale des œuvres pour piano de Brahms qui fait toujours référence aujourd’hui. On ne peut, dès lors, que se féliciter de l’initiative de DECCA de rééditer les enregistrements du pianiste américain.

Ce disque, second d’une série qui comportera huit volumes propose un programme original. Alors que nous sommes habitués à voir évoluer dans un répertoire plus « romantique », il nous est donné de l’entendre dans quatre œuvres de Mozart. La vision qui nous est donné de l’univers mozartien est celle d’un monde emprunt de délicatesse où le rythme est continuellement présent. La fougue du pianiste se traduit par une grande vigueur dans les mouvements les plus vifs des sonates.

La Fantaisie-Chorale pour piano, chœur et orchestre de Beethoven est une œuvre trop rarement jouée en public. Nombreux sont ceux qui la jugent comme étant une esquisse du final de la Neuvième Symphonie, pourtant cette œuvre gagnerait à être « réévaluée ». Julius Katchen fait preuve d’une grande maîtrise technique dans son interprétation et réédite l’exploit dans le Quatrième Concerto. Certes on pourra reprocher au pianiste quelques « excès » dans certains passages du premier mouvement de ce Concerto n°4 de Beethoven ou de celui du Concerto en Ut Majeur de Mozart. Mais son énergie ainsi que sa joie de vivre très communicatives nous font vite oublier ces légers débordements pour laisser la place à un grand enthousiasme.

Seul petit regret, un livret un peu décevant : le même texte est repris dans les quatre disques avec très peu de commentaires sur les œuvres exécutées.

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.