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Sceaux. Orangerie. 25-VII-2004, Frédéric Chopin (1810-1849) : Préludes op.28 ; Barcarolle en fa dièse majeur op.60 ; Berceuse en ré bémol majeur op.57 ; Sonate n°3 en si mineur op.58. Abdel Rahman El Bacha (piano).

el_bacha-300x32835ème Festival de l’Orangerie de Sceaux

Tous les ans, de juillet à septembre, l’équipe de la dynamique et généreuse Jacqueline Lœwenguth, directrice du Festival et de Pierre Benoit son président passionné et dévoué à la cause musicale, organise ce qui est devenu l’un des plus beaux et des plus raffinés festival de musique de chambre de la région parisienne. Le Festival de l’Orangerie de Sceaux reste fidèle aux objectifs de son fondateur Alfred Lœwenguth en 1969, à savoir : présenter de jeunes interprètes au côté d’artistes prestigieux et mondialement reconnus et populariser le répertoire de musique de chambre trop souvent taxé d’élitisme. Une programmation d’une qualité exceptionnelle, le meilleur de la musique de chambre présenté par les meilleurs interprètes d’aujourd’hui dans un lieu qui émerveilla en 1686 les ambassadeurs du Siam font de ce festival un rendez-vous estival incontournable ou se presse un public passionné et enthousiaste pour ces moments de bonheur et de grâce musicale.

Le grand pianiste franco-libanais , lauréat du concours Reine Elizabeth de 1978, était au rendez-vous de ce 1.303ème concert pour un rendez-vous avec Chopin qui a enchanté le public. Ce grand serviteur de la musique, respectueux de la partition, a offert un florilège Chopin de toute beauté avec notamment les 24 Préludes nés lors du sombre séjour du compositeur et de George Sand à la Chartreuse de Valldemossa. Un jeu d’une grande pureté, à la fois intime et pudique, à la virtuosité discrète, sans chichis ni excès d’aucune sorte a illuminé ces pièces magiques qui révèlent toute l’âme de Chopin. Que ce soit pour les Préludes et ensuite la Barcarolle en fa dièse majeur, la Berceuse en ré bémol majeur ou la Sonate n°3 en si mineur, a fait chanter son piano avec intelligence et émotion. On devine dans son jeu clair et limpide, à la fois doux ou exalté, fiévreux ou profond, mais toujours en nuances subtiles, sa passion pour Chopin et pour ces sonorités miraculeuses qui coulent dans toute l’œuvre du compositeur.

Chefs d’œuvres de la période classique avec Haydn ou Mozart, du romantisme avec Schubert, Beethoven, Mendelssohn, Brahms ou Schumann mais aussi Rameau, Couperin, Poulenc, Bartok, Janacek, Hindemith ou Messiaen avec le lauréat 2003 du Concours Messiaen de la Ville de Paris alimenteront ces excellents week-end scéens où l’on ne peut que conseiller aux mélomanes passionnés de se rendre. Et pour les passionnés de Chopin, les éditions Actes Sud ont édité un excellent opus d’Alain Duault qui se lit comme on écoute la musique de Chopin : avec bonheur.

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Sceaux. Orangerie. 25-VII-2004, Frédéric Chopin (1810-1849) : Préludes op.28 ; Barcarolle en fa dièse majeur op.60 ; Berceuse en ré bémol majeur op.57 ; Sonate n°3 en si mineur op.58. Abdel Rahman El Bacha (piano).

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