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Concerti pour violon de Haydn par Isabelle Faust

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Franz Joseph Haydn (1732-1809) : Concerto pour violon en Do majeur Hob. VIIa : 1. Concerto pour violon en La majeur Hob. VIIa : 3. Concerto pour violon en Sol majeur Hob. VIIa : 4. Isabelle Faust, violon : Münchener Kammerorchester placé sous la direction de Christoph Poppen. 1 CD Pan Classics, pc 10 102. Durée 61’40. ©2004, enregistré en 1997. Notice en anglais, allemand et français.

 

Dans l’abondante production du génial , la part consacrée aux concertos est relativement peu importante, le haut du pavé étant occupé par le concerto pour trompette et par les deux concertos pour violoncelle, pages très importantes et à la discographie pléthorique. La situation des concertos pour violon est moins flatteuse, ce qui fait de cette réédition d’un programme sorti en 1998 un ajout majeur au sein de cette discographie.

Les trois œuvres figurant sur ce cd ont été composées dans les années 1760, au début du long contrat qui a uni Haydn à la famille princière Esterhazy. Elles sont destinées au grand virtuose Luigi Tomasini, qui fut le Konzertmeister de l’orchestre du prince Esterhazy pendant presque un demi-siècle.

Cet enregistrement est tout à la gloire d’une violoniste, , dont la carrière discographique a pris un bel envol, en sortant des sentiers battus (Hartmann, Szymanowski, Lutoslawski, .. ) et en ne cédant pas à l’atmosphère de « glamourisation » générale dont le violon féminin au disque est victime depuis quelques années.

Le jeu d’ est séduisant, énergique et enjoué dans les mouvements rapides, poétique et tendre dans les adagios (celui du n°1, qu’on croirait inspiré de Vivaldi étant le plus réussi), bien aidée en cela par un Orchestre de Chambre de Munich remplissant son rôle d’accompagnateur avec style et efficacité sous la baguette attentive de Christoph Poppen, ancien professeur de violon d’.

Voici donc un disque qui trouvera sa place dans la discothèque de tout passionné de Haydn, car même si ces concertos n’ont pas tout à fait le niveau des innombrables chef d’œuvres du compositeur (Création, symphonies Londoniennes et Parisiennes, Paukenmesse, …) leur écoute est extrêmement agréable, et permet de mieux connaître le Haydn des débuts, qui tâtonnait encore entre le style baroque finissant et le langage galant qui était en train de prendre son essor.

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