Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Qualité Nash : Trente cinq bougies

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Bruxelles. Conservatoire royal de Musique. 21-II-2005. Franz Schubert (1797-1828) : trio à cordes n°2 en si bémol majeur D581 ; Frank Bridge (1879-1941) : Phantasy Piano Quartet en fa dièse mineur ; Johannes Brahms (1833-1897) : quatuor avec piano en ut mineur. Nash ensemble (Marianne Thorsen : violon ; Lawrence Power : alto ; Paul Watkins : violoncelle ; Ian Brown : piano).

250 premières mondiales et une importante discographie qui couvre autant le contemporain que les classiques. Tel est l’imposant bilan de l’ensemble britannique Nash qui célèbre cette saison ses 35 ans. Fondé en 1964 par Amelia Freedman, l’ensemble est devenu une institution en Grande Bretagne tout en collectionnant les distinctions prestigieuses à l’instar d’un titre de docteur « honoris causa » de l’université de Bath et des « Gramophone award ». Ensemble à géométrie variable, le Nash peut tout autant aborder des duos que des pièces pour grand ensemble de chambre. Le concert bruxellois, produit dans le cadre de la saison Euroradio nous propose l’effectif réduit : un piano et trois cordes.

Le second trio à cordes de Schubert ouvre ce concert. Œuvre transition entre l’élégance classique et les élans romantiques, le trio surprend par l’intimiste de certaines tournures comme les brefs silences qui interfèrent avec la clarté des lignes mélodiques. Le place d’emblée la barre très hauten alliant musicalité et élégance. Le son du Nash, d’une grande limpidité, s’adapte parfaitement à cette partition. L’anglais est rarement programmé en dehors du monde anglo-saxon. C’est particulièrement dommageable car sa production, d’un très haut niveau, s’impose au sommet de la musique britannique. Le Phantasy Piano Quartet H. 94 est une commande du mécène William Cobbet. Cette pièce d’aspect compact est une grande découverte. La subtilité du langage alliée à l’originalité de la construction en font une merveille. Dans leur arbre généalogique, les cordes du Nash, rejointes par le pianiste Ian Brown, se surpassent. Le troisième quatuor avec piano de Brahms termine ce concert. Cette œuvre, dont la gestation fut lente et chargée d’émotion, impressionne par ses teintes sombres et son ton pessimiste. La composition s’étala sur de nombreuses années (1854-1875), l’artiste bouleversé par la mort de Schumann, s’identifie alors au jeune Werther. Là encore, les artistes se hissent au plus haut niveau.

Un grand concert de musique de chambre pour un bel anniversaire.

Credit photographique : © Keith Saunders

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Bruxelles. Conservatoire royal de Musique. 21-II-2005. Franz Schubert (1797-1828) : trio à cordes n°2 en si bémol majeur D581 ; Frank Bridge (1879-1941) : Phantasy Piano Quartet en fa dièse mineur ; Johannes Brahms (1833-1897) : quatuor avec piano en ut mineur. Nash ensemble (Marianne Thorsen : violon ; Lawrence Power : alto ; Paul Watkins : violoncelle ; Ian Brown : piano).

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