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Douai. Auditorium du Conservatoire. 27-II-2005. Félix Mendelssohn (1809-1847) : Le Songe d’une nuit d’été (Intermezzo, Nocturne et Scherzo) opus 61, Concerto pour violon n°2 en mi mineur opus 64, Symphonie n°3 « Ecossaise, en la mineur opus 56. Akiko Yamada, violon, Orchestre de Douai Région Nord Pas de Calais, direction : Stéphane Cardon.

Cent pour cent Mendelssohn

Ce dimanche à l’auditorium du conservatoire de Douai, l’orchestre de la ville se produisait sous la direction de son chef titulaire dans un programme entièrement consacré à Mendelssohn. Le concert commençait par des extraits de la musique de scène sur le Songe d’une Nuit d’été de Shakespeare que composa Mendelssohn en 1842 à la demande du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV. Le caractère d’intermède de ces pièces est peu adapté à mettre en place l’atmosphère de conte de fées que cette musique devrait faire ressentir, tout du moins au début d’un concert. Il aurait probablement été préférable de les faire précéder par l’Ouverture de ce même Songe, composée par un Mendelssohn de dix-sept ans, dont le caractère solennel est plus propice à la concentration de l’auditeur.

On est néanmoins séduit par un orchestre d’un très bon niveau, dont les cordes, un peu raides cependant, ont une belle sonoritéet manifestent une belle cohésion. Les vents sont très corrects (belle tenue des clarinettes dans l’intermezzo), mais les cornistes sont parfois à la peine (le cor solo achève le difficile nocturne au forceps). La direction de , très précise, est d’un romantisme assez sage, avec des tempi mesurés, sans prétention, mais trop réservée pour emporter totalement l’adhésion.

L’archi-célèbre concerto pour violon permet d’entendre une soliste à la renommée grandissante, , dix-huit ans, élève de Gérard Poulet, premier prix du concours International Georges Prêtre 2001 de Douai, et premier prix du concours Long-Thibaud l’année suivante. Instrumentiste brillante, à la sonorité très ronde et chaleureuse, elle possède une excellente technique et vient à bout sans problème des difficultés de la partition, tout en laissant entendre une personnalité attachante, tendre et fougueuse en même temps. Elle se taille un franc succès avec cette œuvre, et c’est avec une humilité touchante qu’elle vient recevoir les bravos d’un public aux anges avant d’accorder en bisun prélude de Paganini.

Après la pause, orchestre et chef, déjà très bons dans le concerto, proposent une symphonie écossaise chantante, vibrante et passionnée, dont les meilleurs moments seront un vivace radieux dans lequel le clarinettiste solo se surpasse, et un adagio à l’atmosphère recueillie. L’orchestre montre quand même ses limites dans le finale, un peu brouillon, dans lequel la transition entre l’allegro vivacissimo et le maestoso hymnique conclusif est assez pataude. Malgré ces petites restrictions, cette symphonie fut d’une belle tenue générale, et après avoir entendu en bis l’aria de la deuxième suite de Bach, on se dit que la ville de Douai a bien de la chance d’avoir un ambassadeur musical d’une telle qualité.

Crédit photographique :©Yuji Ono

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Douai. Auditorium du Conservatoire. 27-II-2005. Félix Mendelssohn (1809-1847) : Le Songe d’une nuit d’été (Intermezzo, Nocturne et Scherzo) opus 61, Concerto pour violon n°2 en mi mineur opus 64, Symphonie n°3 « Ecossaise, en la mineur opus 56. Akiko Yamada, violon, Orchestre de Douai Région Nord Pas de Calais, direction : Stéphane Cardon.

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