Haendel : L’allegro, il penseroso ed il Moderato

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : L’allegro, il penseroso ed il moderato HWV 55. Linda Perillo, soprano ; Barbara Hannigan, soprano ; Knut Schoch, ténor ; Stephan Mac Leod, basse ; Junge Kantorei, Frankfurt Baroque Orchestra, direction : Joaquim Carlos Martini. 2 CD Naxos 8. 557057-58. Enregistré le 19 mai 2002 au Kloster Eberbach. DDD. Notice en anglais et en allemand ; pas de livret. Durée : 2h10’43’’

 

Cet oratorio de Haendel, en 3 parties, a été composé le 27 février 1740. Précédé de Israel in Egypt, et suivi par le Messiah, il a été composé en 17 jours. Le livret de et , composé de 225 vers, ne déploie pas d’action dramatique, ne dépeint pas des personnages caractérisés, et ne comporte aucune intrigue. Les deux premières parties sont une sorte de dialogue entrel’homme « joyeux » (allegro) et l’homme « songeur » (penseroso), à laquelle l’homme « pondéré » (moderato) vient apporter la morale finale. Le texte est quelque peu répétitif, mais il faut bien admettre la suprême beauté des vers, ainsi que la richesse des rimes.

La partition utilise principalement trois voix : deux sopranos et un ténor (la basse fait son apparition dans la dernière partie, mais son importance est relative). Les chanteurs réunis pour cet enregistrement sont de fins diseurs, et malgré le titre italien de l’œuvre, le texte est en anglais, admirablement rendu compréhensible par les chanteurs. Le ténor Knut Schoch, avec une voix haut perchée, possède une déclamation claire, vitale à ce genre de répertoire. L’agilité de l’instrument est appréciable, de même que chez sa consœur , qui est bien plus intéressante vocalement que . Le chœur, présent, mais épisodique, ajoute à la solennité de l’œuvre, dirigée avec assurance par .

Parmi les airs les plus attirants, on peut citer « Sweet bird », qui évoque superbement la vélocité et la légèreté d’un oiseau. « Or let the merry bells ring round » est d’un entrain que l’on peut retrouver dans « These delights if thou canst give ». Enfin, la quiétude apportée par la troisième partie est très appréciable et l’on admire l’équilibre formé par les différentes parties.

Ce n’est donc que justice que la parution de ce double CD, qui dévoile une interprétation correcte et autorise la comparaison avec les nombreux autres oratorios de Haendel.

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.