Concerts, La Scène, Musique symphonique

J.B. Pommier et le Vlaams Radio Orkest

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Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 19-V-2005. Maurice Ravel (1875-1937) : La Valse ; Concerto en sol pour piano et orchestre ; Richard Strauss (1864-1949) : Also sprach Zarathustra opus 30. Jean-Bernard Pommier, piano. Vlaams Radio Orkest, direction : Yœl Levi 

Une exécution peu sûre

Le est un des orchestres qui se produisent régulièrement au Bozar(surnom du Palais des Beaux-Arts, ndlr) ; il s’efforce de proposer un choix varié de toutes les époques et, ayant conscience de sa mission sociale, il prête attention aux jeunes dans des projets socioculturels.

Composée pour un orchestre largement rehaussé de plusieurs percussions, La Valse se présente comme un kaléidoscope de sept thèmes, tous dans une mesure à trois temps et s’enchaînant librement en deux sections, construites en crescendo. La première commence par une introduction sombre, suivie, dans la deuxième partie, d’un tourbillon musical fantastique et fatal, finalement interrompu par la dernière note. Pour poursuivre la soirée, nous entendons l’un des deux seuls véritables concertos de Ravel : le concerto en sol (l’autre étant le concerto pour la main gauche). Cette œuvre, commandée pour le 50ème anniversaire de l’orchestre de Boston et créée en 1931, est la dernière œuvre importante de , en effet, une maladie cérébrale emporta le compositeur en 1937.

Après le brouhaha des vents du début, le concerto évolue vers une ambiance « jazzy ». Les passages techniques du piano sont confus. Un peu avant de composer ce concerto, Ravel fit un voyage aux Etats-Unis, où il fut impressionné par la vie trépidante des grandes villes. Mais est-ce une raison suffisante au pianiste pour donner à ce premier mouvement une ambiance digne de Gershwin?  se rattrape par un très joli second mouvement, avec une cantilène sobre mais charmeuse. Les vents s’immiscent discrètement et le mouvement se termine par la reprise du premier thème par le cor anglais. Dans celui-ci, on ressent très clairement l’influence de Mozart et de son larghetto du quintette pour clarinette. Lorsqu’on présente une œuvre aussi connue que Also sprach Zarathustra, même si on dispose de peu de temps de répétition, il faut au moins s’assurer que le Einleitung de ce poème symphonique soit en place! En effet ; non seulement les trompettes ratent les interventions (n’étant pas ensemble et souffrant de problèmes de justesse) mais de surcroît l’orgue est interrompu trop rapidement, cassant ainsi l’effet du prodigieux crescendo amené par l’orchestre.

Le Nachtwandlerlied fait ressortir et confirme, sans la moindre équivoque, les gros problèmes de justesse rencontrés par l’orchestre. Un plus grand nombre de répétitions aurait sans doute pu éviter ce concert chaotique. Comme pour La Valse, les cordes forment une masse pâteuse, imprécise et terne. Les forte sont criards, mais sans pour autant obtenir la brillance espérée ; les pizzicati sont presque inaudibles. Face à cette œuvre requérant un orchestre imposant, le nous livre une exécution peu sûre : des violons s’agitent sur scène en restant presque muets, des cuivres, aux sonorités criardes, écrasent littéralement l’orchestre. Soulignons cependant la bonne prestation de la section des vents qui tire son épingle du jeu.

Crédit photographique : © Christian Steiner

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Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 19-V-2005. Maurice Ravel (1875-1937) : La Valse ; Concerto en sol pour piano et orchestre ; Richard Strauss (1864-1949) : Also sprach Zarathustra opus 30. Jean-Bernard Pommier, piano. Vlaams Radio Orkest, direction : Yœl Levi 

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