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Crédit photographique : © Robert Deconchat

Innsbrucker Festwochen

Innsbruck. 14-VIII-2005. Salle des Géants de la Hofburg. (1681-1767) : Concerto pour flûte traversière, viole de gambe, basson et clavecin en do majeur (TWV 43 : C2) ; sonate pour basson et basse continue en fa mineur (TWV 41 : F1) ; Sonate pour violoncelle solo et basse continue en do majeur (TWV 41 : D6) ; Concerto pour flûte traversière, viole de gambe, basson et basse continue en si mineur (TWV 43 : H3) ; Sonate pour flûte traversière, viole de gambe et clavecin en si-mineur (TWV 42 : G7).

(1685-1750) Sonate en trio pour flûte traversière, viole de gambe et basse continue en sol majeur (BWV 1027/1039). Solistes de l’ Maria Tecla Andreotti (flûte traversière, (basson), (viole de gambe et violoncelle), Willem Jansen (clavecin).

Le festival de musique baroque d’Innsbruck aime investir les lieux historiquement prestigieux de la cité chère à l’empereur Maximilien. Le célèbre château Ambras accueille des concerts, autant dans la splendide Salle espagnole que dans ses dépendances où est organisée, chaque année, une «fête baroque» musicale et divertissante à l’attention d’un public non averti. Le concert de ce jour était quant à lui programmé dans la salle des Géants de l’imposante Hofburg. Ce château construit par l’Empereur Maximilien, le grand-père de Charles Quint, puis reconstruit par Marie-Thérèse entre 1766 et 1770 témoigne des derniers développements de l’architecture civile baroque à Innsbruck. Le chef d’œuvre de ce château réside dans cette vaste de salle de réception, dite des Géants aux dimensions majestueuses : 31. 5 mètres de long. Une fresque de plafond (1776) œuvre de Franz Anton Maulbertsch célèbre la gloire de la maison de Habsbourg-Lorraine. Sur les murs, on admire des portraits en pied des enfants de l’impératrice et même ceux de Louis XVI et de Marie-Antoinette.

Dans ce cadre, historique, le public retrouve l’ en formation réduite. Flattés par l’acoustique ronde et charnue de la salle, les musiciens trouvent d’emblée le ton juste pour rendre leurs saveurs à différentes pièces de Telemann. Cette musique, souvent injustement dénigrée, s’avère vive et truculente à souhait. Les musiciens s’acquittent avec bravoure de leurs parties solistes sous l’impulsion du maître de cérémonie : à la viole de gambe. Ajoutons une mention d’excellence pour le bassoniste , particulièrement engagé dans son exécution de la virtuose sonate pour basson et basse continue TWV 41f1. Le programme se clôt par la sonate pour flûte traversière, viole de gambe et clavecin BWV 1027/1039 de Jean-Sébastien Bach. Changement total de registre pour cette partition lumineuse du Cantor de Leipzig où l’interprétation des Limougeauds reste d’une justesse remarquable. Devant, l’enthousiasme du public, l’ensemble nous offre un détour par Dresde pour une courte pièce de Heinichen.

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