Banniere-clefsResMu728-90

Thierry de Choudens, biographe de Christian Ferras

Thierry de Choudens (DR)

Il faut attendre plus de vingt ans après la mort d’un des plus grands violonistes du Xxe siècle pour voir apparaître enfin la première biographie sur . Après avoir chroniqué le livre, ResMusica a voulu rencontrer son auteur afin d’en savoir plus sur ses motivations et sa passion pour l’artiste disparu tragiquement le 14 septembre 1982. répond à nos questions et nous informe aussi de l’existence d’une toute nouvelle association.

« Ha bon on ne peut pas parler de  ? »

ResMusica : Comment vous êtes vous décidé à écrire cette biographie ?

 : C’est en fait une vieille histoire très courte (sourire). Notre père était musicien, à l’orchestre de la Suisse Romande (OSR). Je me rappelle qu’il accrochait le programme de l’OSR sur la porte d’entrée de notre appartement. Et moi, petit garçon qui faisait du violon, je me souviens de lui me parlant des concerts de l’OSR. Quand je lui ai montré la photo de Christian Ferras, je me rappelle sa réponse : « c’est un violoniste français très brillant etc ». Voilà mon premier souvenir … Après j’ai eu dans mes disques d’adolescent Le Double de Bach où il joue en compagnie de Menuhin et puis c’est tout ! Plus tard et même bien plus tard, j’aimais faire des écoutes anonymes en compagnie d’un ami. Nous nous servions de toutes les versions dont nous disposions, c’était un loisir de jeune homme. Une fois nous avons programmé le concerto de Beethoven et venait de sortir, pour situer l’époque (ndlr les années 80), le « Ferras joue Beethoven aux TCE ». Je venais de l’acheter pour découvrir l’artiste dont je ne connaissais pas encore le jeu. Et là, ça a été un coup de cœur fantastique. Ce coffret est maintenant introuvable ! Le livret très riche comportait des témoignages, dont celui de Barbizet.

Cela m’a donné envie d’en savoir plus sur la vie du violoniste… en m’intéressant tout d’abord à d’autres disques de Christian Ferras. J’en ai acheté le plus possible. Plus tard, il est paru dans l’ex revue Répertoire un entretien avec Philippe Aïche, ancien élève de Christian Ferras. Je me suis décidé, un peu au culot, à rencontrer cet artiste. C’était en juillet 1995. C’est le premier témoignage que j’ai sollicité. Nous avons ensuite sympathisé. Il m’a donné d’autres contacts et de fil en aiguille, avec toute la connaissance que j’avais acquise, j’ai pu faire quelques émissions sur France Musiques et à la radio et télévision Suisse Romande. Après deux ou trois ans et une somme de documentation conséquente je me suis dit qu’il fallait que j’aille plus loin et finisse par réaliser une biographie.

RM : Cela a du être très éprouvant …

TdC : J’ai en effet passé des heures aux Archives Nationales de Paris. J’ai sollicité toutes les Mairies de France et quantité d’institutions où j’étais susceptible de pouvoir trouver des données généalogiques ou des renseignements. La Bibliothèque Nationale a été passée au peigne fin par un ami. J’ai rencontré une cinquantaine de témoins dont sa sœur, son neveux, la femme de son premier professeur qui lui enseignait le solfège, en passant par Serge Nigg ou encore Gérard Poulet… Je travaille à plein temps par ailleurs, c’est sans doute aussi pour cela que ça m’a pris neuf ans. Sept à huit ans d’investigation, conjointement à la rédaction, pour reprendre les informations dans un ordre chronologique et autant que possible raconter une histoire qui ne soit pas qu’une simple chronologie biographique.

RM : Quel est votre parcours ?

TdC : Après avoir fait des études de violon, je suis entré à l’Institut d’Etudes Sociales de Genève, HES dont je suis diplômé. Selon le terme utilisé en France, j’exerce en qualité de conseiller pédagogique. J’ai aussi fait une carrière de footballeur en parallèle ! (sourire).

RM : A qui vont les droits de reproductions des enregistrements de Christian Ferras ?

TdC : Depuis peu à sa sœur et son neveu, mais nous aimerions que la famille nous cède les droits pour refaire la promotion et la publication d’enregistrements publics inédits. Même le dernier agent artistique de Ferras ne savait quoi faire des ultimes revenus de l’artiste. C’est moi qui leur ai donné les adresses de ses descendants pour la SACEM. Ils m’ont contacté grâce à l’existence de mon livre.

RM : C’est incroyable cette histoire !

TdC : En effet et cela montre bien le malaise ! C’est démonstratif de cette mise en abandon. La femme de Ferras, Béatrice, m’a fait passer le message très clair qu’elle ne voulait pas me rencontrer, car il ne fallait plus parler de « ça » ! Ha bon on ne peut pas parler de Christian Ferras ? Il était alcoolique et s’est suicidé, c’est un terrible drame, bien sûr, mais c’est sa vie et on ne peut plus revenir en arrière. Je suis parti de l’idée que l’on peut en parler avec affection et respect ! C’est curieux, j’ai l’impression que la vie de Christian Ferras, et surtout sa fin, est entourée d’une chape de non-dits qui contribue au fait qu’on n’en parle pas comme on devrait en parler. Je me suis rendu compte que les proches étaient très moyennement contents que je fasse une biographie et que je m’intéresse un peu de près à la vie du violoniste. On se demandait pourquoi je m’intéressais à lui et ce que je voulais en faire.

RM : Pour quelle raison sa femme ne voulait pas vous recevoir ?

TdC : Elle n’a pas été très bien acceptée par la famille. Elle était plus âgée que lui, et c’était aussi une femme assez mondaine qui avait déjà des petites habitudes, comme de se faire des cocktails … Ferras était très jeune quand il l’a rencontrée (19 ans). Il vivait à l’hôtel avec elle. Certes à son insu, elle a probablement contribué à l’installer dans un fonctionnement qui a favorisé l’émergence de son alcoolisme. Quand Ferras voulait sublimer son jeu ou exorciser son trac, cet alcoolisme est devenu protocolaire. Je pense qu’il y a un grand sentiment de culpabilité derrière tout cela, et une énorme tristesse. C’est vraiment un drame.

RM : Mais sa mort remonte à plus de 20 ans ?

TdC : Justement, je n’ai pas voulu laisser passer « ça », l’idée qu’il ne faudrait plus en parler à cause de la douleur, car je pense exactement le contraire. Il faut en parler. Je comprends la souffrance des proches… mais si, par exemple, on avait laissé la famille Rimbaud s’occuper du patrimoine poétique d’Arthur, je pense qu’on n’aurait quasiment plus rien du poète aujourd’hui. Tout aurait été lissé, policé, et heureusement que d’autres gens s’en sont occupés. Pour moi qui n’ai pas été un proche de Ferras, c’est certainement plus facile à dire. Mais c’est aussi plus facile à faire, affectivement s’entend. Ma passion pour Ferras n’est pas éprouvée au même titre qu’un proche par cette tragédie. C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de me mettre à l’ouvrage.

RM : Tous les gens proches ont-ils été aussi hostiles ?

TdC : Non, Serge Nigg par exemple a été extrêmement accueillant, comme les deux femmes de Barbizet que j’ai aussi pu rencontrer. Suzanne Bistesi, la femme de son premier Professeur de violon, qui lui a donné des leçons de solfège, m’a reçu chez elle deux ou trois fois à Nice. Elle m’a donné une foule de documents, tout ce qui concerne son enfance, sa prime jeunesse. C’est surtout elle qui m’a offert d’innombrables documents… Ainsi, toute l’iconographie du livre est pour la plupart inédite, car elle est issue d’un patrimoine privé, qu’on m’a donné ou que j’ai pu copier. La sœur de Ferras est une femme avenante, mais, par rapport à ce que j’espérais, elle s’est montrée réservée et s’est peu investie dans ce projet de biographie sur son frère.

RM : Au travers des témoignages que vous avez eu de ses élèves, quelle était la personnalité de Christian Ferras ?

TdC : Il était assez proche d’eux, en tous cas de certains. Ils sont restés près lui durant toute sa période de professeur. Ils ont probablement représenté les enfants qu’il n’a pas eu. Il avait beaucoup d’affection pour certains et donnait beaucoup de lui. Il avait une manière très empirique d’enseigner, et pas forcément beaucoup de méthode. Il n’était pas non plus très rationnel, mais s’engageait beaucoup en essayant de leur donner le maximum. A la mort de leur professeur les élèves se sont sentis abandonnés du jour au lendemain. Tous ceux que j’ai pu rencontrer étaient extrêmement émus, ils ont beaucoup aimé ce personnage, à la fois ce grand violoniste et cet homme généreux qui donnait tout et qui souffrait tellement. L’un d’eux a éclaté en sanglots en évoquant Ferras. Comme si le deuil n’était pas fait et que vingt ans après tout remontait à la surface.

RM : Heureusement que vous avez décidé d’écrire ce livre, qui sait ? il aurait peut-être fallu attendre encore dix ou vingt ans de plus et nous aurions pas eu la chance de lire tous les témoignages que vous évoquez ?

TdC : Madame Suzanne Charles Bistesi est décédée dans l’intervalle et c’est un des témoins les plus précieux que j’ai pu rencontrer. Sans elle je n’aurais jamais pu raconter ce moment magique dans l’enfance de Christian Ferras, sur le quai de la gare, qui aurait disparu sans ses révélations. Elle m’a confié la plupart des photos de Christian enfant.

RM : Nous nous trouvons à « La Closerie des Lilas », pensez-vous que c’est un lieu que Christian Ferras ait pu fréquenter ?

TdC : Non je ne le pense pas, ce n’était pas un mondain. Il a en effet bu énormément à la fin de sa vie, mais c’était surtout une espèce d’alcoolisme triste, de retranchement, à la maison, ou à l’hôtel …

RM : Vous venez aussi de créer une association Christian Ferras, comment est-elle née ?

TdC : C’est une idée qui était latente entre les très proches qui m’ont aidé dans mes recherches, comme Christophe Imperiali. Avec Julien Szulman, violoniste à Tours, élève d’un élève de Christian Ferras, qui m’a aussi beaucoup soutenu pour l’élaboration de cette biographie, et mon frère nous nous sommes dits qu’une association serait une prolongation intéressante à ce livre. Nous voulions organiser des événements « hommage », comme des concerts ou d’autres manifestations. C’est tellement étonnant le phénomène Ferras en France par rapport au milieu de la musique. Je ne m’explique pas qu’il ait autant disparu des mémoires musicales. On entend trop rarement ses enregistrements. Pourtant, lors des émissions comme « Le pavé dans la mare », chaque fois qu’il y a Ferras dans les interprètes il arrive régulièrement premier ! Avec les Sonates de Lekeu, de Franck, il est à chaque fois la version recommandée. On peut comprendre en partie cette désertification par la fin de sa vie qui a tellement marqué à la fois le monde musical, ses proches et la famille … Il y a même des gens connus qui m’ont recommandé de parler de l’artiste mais pas de l’homme ! Il y a vraiment quelque chose qui est resté et qui a traumatisé le monde musical français… Cette espèce d’immense espoir qui sombre dans l’alcoolisme puis se suicide.

RM : Pourtant dans d’autres disciplines comme chez les compositeurs, le cinéma, la littérature, c’est un destin tragique, mais qui n’a pas empêché de défendre leurs qualités et leur aura ?

TdC : Beaucoup de témoins très proches ne voulaient pas en parler, et au fil du temps cette situation s’est probablement généralisée : il ne fallait pas parler de Christian Ferras. Donc par voie de conséquence ne pas non plus parler de l’artiste. L’un des buts de l’association est bien de revitaliser le souvenir de l’artiste pour aller à l’encontre de ce vide et de cet oubli que l’on constate tous. Ferras figure au sommet des interprètes. On l’a vu, il est souvent en tête dans la plupart des comparatifs d’écoutes, et régulièrement vénéré dans tous les forums musicaux.

RM : C’est aussi le reflet d’une époque où au plus haut de sa gloire, il n’était pas tout seul sur « le marché » des violonistes. Il a fait « un faux pas » s’est-il retrouvé évincé ? Pensez-vous que cela puisse être une partie de la réponse ?

TdC : Il ne faut pas oublier son déclin des années 70 où il annulait beaucoup de concerts … Même ses derniers enregistrements, tout à fait audibles, mais pas au niveau de ceux des années 60 et même 50. Evidemment, le public l’a progressivement oublié et a aussi contribué à la disparition de sa mémoire. Cela dit, cette traversée du désert ne justifie rien.

RM : Si l’on n’est pas initié par quelqu’un qui connaît Ferras, il n’est pas si facile de trouver ses enregistrements à l’heure actuelle. L’association pourra-t-elle retrouver des enregistrements qui soit non pas été édité ou bien simplement oubliés dans les archives des radios du monde entier ?

TdC : Les enregistrements en studio on presque tous été réédités, à part quelques sonates de Mozart, Praeludium et Allegro de Kreisler/Pugnani. La plus que lente de Debussy, le Concerto de Nigg. L’un des espoirs de l’association est de pouvoir publier en disque « live » des Concertos de Berg et de Stravinsky avec Ernest Ansermet. Ce serait vraiment génial ! Stravinsky en studio n’existe pas, Berg oui avec George Prêtre, mais il n’y a aucun disque de Ferras avec Ansermet. Ce serait complètement inédit.

RM : Y’a–t-il d’après vous des enregistrements que CF aurait pu ne pas vouloir approuver ? alors qu’ils sont sur le marché … justement dans sa période de déclin ?

TdC : Franchement non, je ne pense pas ! Tout ce qui est ressorti en CD chez Decca, EMI et DG est vraiment remarquable… Certaines de ses interprétations sont encore trop méconnues, comme le Concertos de Bruch, c’est incroyable comme interprétation. Même le concerto de Berg, où l’orchestre voire le chef ne sont peut-être pas tout à fait satisfaisants, ce que Ferras joue est merveilleux ! C’est une discographie un peu disparate mais exceptionnelle. Dans les années 50/60 les violonistes enregistraient en une ou deux prises. Aujourd’hui même les enregistrements « live » peuvent être nettoyé. Quand on visionne le DVD Ferras, on voit des archives d’enregistrements directs de la télévision ou de concerts. C’est extraordinaire d’entendre et de voir la complicité de Barbizet et de Ferras dans la sonate de Franck. Ils se trouvent les yeux fermés. Et le concerto de Sibelius est renversant, il vous arrache les larmes, notamment le mouvement lent. L’entendre c’est unique, mais le voir jouer, la sueur et les larmes se mélangent, c’est bouleversant. Il y a ensuite un concerto de Stravinsky deux ans plus tard, pas très bien enregistré, avec un orchestre assez médiocre, mais lui est phénoménal ! (DVD EMI, classic archive)

RM : Petite question piège, pensez vous qu’un violoniste actuel soit un représentant du jeu de Christian Ferras ? ou un des plus proches ?

TdC : Une vraie question piège … Honnêtement je ne pense pas … Quelqu’un qui s’investit autant … avec une technique et une musicalité aussi fortes… Les violonistes actuels sont irréprochables, mais le degré d’investissement qu’a Ferras dans une œuvre, franchement, je ne l’ai pas encore trouvé. Il a un son, une projection, une puissance, et il prend des risques… ce sont des qualités rares. Non, vraiment, je ne l’ai pas retrouvé, et cela me manque. On a des artistes excellents qui veulent trop assurer, faire attention, avoir un son au plus proche de leurs enregistrements discographiques, sans accrocs, mais derrière il manque quelque chose … Ferras c’est l’héritage d’Enesco. Enesco ne se préoccupait pas vraiment de savoir qu’il devait être parfait techniquement. Ce qui comptait c’était l’Art, ce qui est derrière la technique, ce que l’on comprend de la musique et surtout ce que l’on donne de soi.

RM : Comment pensez vous faire connaître l’existence de l’association « Les amis de Christian Ferras » ?

TdC : Nous avons créé un site où les personnes voulant nous aider dans la réhabilitation de la mémoire de ce grand violoniste peuvent nous soutenir en s’inscrivant en ligne : Les Amis de Christian Ferras. Nous voulons aussi par exemple poser des plaques en mémoire de Christian Ferras au Touquet, sur sa maison natale, et ériger un buste dans un square Du Touquet qui porte déjà son nom. Mais il nous faut trouver le sculpteur … le financement … Un des rêves serait de donner un concert hommage par des violonistes français à Paris, ce serait extraordinaire. Sinon l’association veut promouvoir les jeunes violonistes et créer un prix « Christian Ferras » qui primera surtout le sentiment, la musicalité et pas seulement la technique. Nous avançons bien dans ce projet. L’une des dotations du prix serait de pouvoir se produire au Septembre Musical de Montreux l’année suivante. Une autre dotation pourrait être fournie par l’intermédiaire du luthier Claude Lebet, qui a été le dépositaire du « Minanollo » (ndlr : un des Stradivarius de Ferras) de pouvoir mettre à disposition un violon prestigieux pour un certain temps.

RM : Avez-vous déjà des concerts en prévision ?

TdC : Pierre Amoyal a accepté de donner un concert en soliste au Victoria Hall de Genève avec le Nouvel Orchestre de Genève en faveur de l’association « Stop Suicide » pour le 19 janvier 2007 « sous le signe de » Christian Ferras. Récemment, Laurent Korcia a accepté d’être l’un de nos membres d’honneur, et nous a donné un accord de principe pour le concert. Nous sommes actuellement en train de multiplier les contacts pour l’organisation et le financement de cette manifestation. Une partie du concert permettra d’entendre un jeune violoniste qui jouera à la fois avec Pierre Amoyal et Laurent Korcia puis en soliste. Là nous atteindrons trois objectifs essentiels : faire revivre le souvenir de CF, soutenir les associations qui luttent contre le suicide et l’alcoolisme, et promouvoir des jeunes artistes. Un concert plus proche de nous : le 24 septembre prochain. Nous organisons un récital de Julien Szulman. Il termine ses études au CNSM de Paris dans la classe de Patrice Fontanarosa, et a été lauréat du prix Paul Streit attribué « au violoniste le plus méritant » lors du dernier concours de Genève.

RM : Est ce que votre livre s’est bien vendu ?

TdC : J’attends les chiffres de l’année, mais il semble qu’il se soit bien vendu… Il y a de plus une iconographie inédite de Christian Ferras au travers des pages, et les éditions Papillon ont fait un travail remarquable.

RM : Le prochain livre ?

TdC : Il faudra un coup de cœur, c’est un tel investissement, et je ne suis pas un professionnel. Passer des nuits, des vacances entières à travailler, ce n’est pas évident, donc seule la passion peut m’en donner le courage et l’énergie … J’ai pensé à Pierre Barbizet par exemple, pourquoi pas, car il n’existe rien sur lui et c’est un personnage passionnant, cultivé, truculent, grand musicien avec une vie incroyable, malheureusement aussi touché par l’alcool. Sinon, chez les violonistes, il y a un personnage qui me fascine aussi, c’est Michael Rabin. Il a donné l’une des meilleures interprétations des Caprices de Paganini, et dans le Concerto de Tchaïkovsky il est incroyable. C’est un violoniste américain et c’est mon problème, car il faudrait aller là bas, et je ne parle pas l’anglais. Ce serait un investissement personnel très important, mais… avec la passion on ne sait jamais. Je me lancerais bien dans un livre sur Enesco qui me fascine aussi, bien qu’il existe déjà des livres. C’est un personnage fabuleux pour qui je pourrais craquer !

Crédits photographiques : © D.R.

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.