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Paris. Le Vaisseau Fantôme. 09-IX-2005. Johannes Brahms (1833-1897) : Trio N° 3 en ut mineur, op. 101. Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Trio N°1 en ut mineur, op. 8. Camille Saint-Saens (1835-1921) : Trio N°2 en mi mineur, op. 92. Trio Wanderer : Vincent Coq, piano ; Jean-Marc Phillips-Varjabedian, violon ; Raphaël Pidoux, violoncelle.

IIe Journées Romantiques du Vaisseau Fantôme

Si les grandes salles parisiennes attendent la mi-septembre pour reprendre leurs activités musicales, certaines plus petites, comme « Le Vaisseau Fantôme », nous proposent déjà leurs Journées Romantiques. En cette année 2005 parrainée par José Van Dam, le festival dirigé par Maciej Pikulski et David Selig nous fait de nouveau entrevoir son originalité par l’intermédiaire d’une programmation faite de concerts et de projections filmées. En matinée, la salle du MK2 – un peu plus en avant sur « le quai de Seine » du canal de l’Ourcq – nous permet de revisionner Shine, Amadeus, Le Pianiste … Quand arrive le soir, nous sommes conviés à investir le lieu, une péniche restaurée en un décor très sobre et sombre se définissant comme « une enclave artistique indépendante » où pièces de théâtre, expositions, concerts et spectacles vivants peuvent vous surprendre tout au long de l’année…

Quoi de plus étonnant que d’entendre le à Paris? C’est devenu tellement rare! Si le Vaisseau Fantôme peut nous l’offrir, alors rendez-vous est pris et savourons! Les Wanderer nous ont donné l’habitude de pizzicati, piqués et trilles de grande envergure. Le Trio n°3 de Brahms, chef-d’œuvre de la musique de chambre, est donné en ouverture. Nous sommes charmés par l’équilibre des sonorités mises en valeur par une acoustique qui se révèle à la hauteur. Le jeu percussif du piano, les graves profonds du violoncelle accompagnés de ses aiguës mœlleux, la stabilité apportée par le violon aux aigus experts, nous sont parfaitement restitués. Pour les grands connaisseurs de l’œuvre, nous sommes de nouveau émus par la pâte sonore des Wanderer.

La chaleur accablante pèse encore en ce début septembre, nous entendons le Trio N°1 de Chostakovitch, œuvre de jeunesse déjà pleine de maturité et qui révolutionne la forme par son écriture en un seul mouvement. Nous y retrouvons l’influence de Brahms mais le leitmotiv repris par le violoncelle donne un climat très expressif à cette partition qui s’avère bien plus aérienne qu’un trio allemand. (Lire notre chronique du disque). Puisque leur dernier enregistrement est consacré aux deux trios de , il était logique d’entendre les Wanderer nous interpréter ce soir là son Trio n°2 op. 92. Plus léger que les deux premiers interprétés, celui-ci nous invite à un voyage entre valses viennoises et prémices d’une Blues Rhapsody (lire notre chronique du disque). Le public conquis a pu prolonger son bonheur avec un bis où les artistes interprétaient le Scherzo du Trio N°1 op. 8 de Brahms enlevé et brillant.

Après les bravos et quelques mots échangés avec le public, le repartait rapidement car le lendemain, ils entraient dans la salle mythique de la Chaux de Fond pour enregistrer l’intégrale des Trios de Brahms que nous aurons le plaisir d’entendre lors de sa sortie au printemps 2006. (Lire notre entretien)

Crédit photographique : François Marquet

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Paris. Le Vaisseau Fantôme. 09-IX-2005. Johannes Brahms (1833-1897) : Trio N° 3 en ut mineur, op. 101. Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Trio N°1 en ut mineur, op. 8. Camille Saint-Saens (1835-1921) : Trio N°2 en mi mineur, op. 92. Trio Wanderer : Vincent Coq, piano ; Jean-Marc Phillips-Varjabedian, violon ; Raphaël Pidoux, violoncelle.

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