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Arthur De Greef (1862-1940) : Humoresque pour orchestre (seconde version de 1928) ; Cinq chants d’amour pour soprano et orchestre ; Concerto pour piano et orchestre Nr. 2. Charlotte Riedijk, soprano ; Artur Pizarro, piano ; Vlaams Radio Orkest, direction : Yannick Nézet-Séguin. 1 CD Etcetera KTC 4013. Enregistré en juin 2004. Livret de présentation en français, anglais, néerlandais et allemand. Durée : 47’01.

 

Grâce à l’effort de labels et d’institutions belges, la discographie du patrimoine musical du pays commence à s’étoffer. Outre la fameuse collection « Musique en Wallonie », l’Orchestre de la Radio Flamande poursuit une série d’enregistrements placés sous le titre très cinématographique de « Flemish connection ». Le cinquième volume de cette collection est intégralement dédié au grand .

Après de brillantes études musicales au conservatoire de Bruxelles avec l’élite de la musique belge d’alors (Hubert-Fernand Kufferath, un élève de Mendelssohn et un intime de Schumann et Joseph Dupont, l’un des meilleurs de chef de l’époque), De Greef devient un élève assidu de Liszt. En tant que pianiste, il se taille une solide réputation de virtuose en interprétant les concertos l’Empereur de Beethoven et de Grieg.

Son second concerto pour piano date de 1928 et ne connut pas le succès escompté par son auteur. Pourtant cette musique au romantisme tardif séduit par ses mélodies et son absence de concession à toute facilité. D’une structure classique en trois parties, la pièce tire vers le poème symphonique avec ses mouvements intitulés : Angoisse, Séparation et Sursum Coda! Le pianiste Artur Pizarro et le sous la direction du jeune Yannick Nézet-Seguin s’imposent sans peine face à l’unique version disponible enregistrée plus que moyennement par André de Groote et Frederic Devreese (Naxos). Dans des tempi assez rapides, les musiciens évitent tout sentimentalisme et font ressortir la solidité de la construction.

est également l’auteur de différentes partitions non-concertantes comme cette Humoresque pour petit orchestre. Composée en 1891 mais jouée dans la révision de 1928, cette courte pièce aux rythmes marqués et au motif bondissant est une grande réussite. Auteur d’une vingtaine de mélodies dont il n’a orchestré que la moitié, De Greef a toujours été fidèle aux poètes français. Les Cinq chants d’amours (1903) sont basés sur des poèmes de Charles Fuster. Avec ses tons colorés et la profondeur de l’orchestration, cet ensemble apparaît comme le sommet de ce disque. Magnifiquement dirigé par le chef québécois, ce cycle souffre du timbre assez terne de la soprano néerlandaise Charlotte Riedijk. Enregistré dans le célèbre Studio 4 de la maison de la radio Flagey de Bruxelles, ce disque bénéficie d’une excellente prise de son qui rend grâce aux qualités de l’Orchestre de la radio flamande : Homogénéité, puissance de l’ensemble et précision et délicatesse des solistes. On peut tout de même regretter un minutage un peu chiche pour cet album qui enrichit notre connaissance de la musique belge en cette année de 175e anniversaire du pays.

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Arthur De Greef (1862-1940) : Humoresque pour orchestre (seconde version de 1928) ; Cinq chants d’amour pour soprano et orchestre ; Concerto pour piano et orchestre Nr. 2. Charlotte Riedijk, soprano ; Artur Pizarro, piano ; Vlaams Radio Orkest, direction : Yannick Nézet-Séguin. 1 CD Etcetera KTC 4013. Enregistré en juin 2004. Livret de présentation en français, anglais, néerlandais et allemand. Durée : 47’01.

 
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